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SÉCHAGE. 20I

chaleur cédée, ne peut pas être considérable. Examinons ce qui se passe pour une brique qui vient d'être façonnée. Une brique pèse dans ces conditions 4kg, elle peut contenir le quart de son poids d'eau; pendant la dessiccation toute l'eau ne disparaîtra pas, les dernières quantités ne s'évaporeront que dans le four. On peut évaluer ce résidu que contient la brique à 25 pour ioo. Le séchage enlèvera donc seulement 75o«. Si la vaporisation s'opère à la température ambiante, à i5°, il faudra empruntera l'air environnant 4oacal. Si la température de l'air s'abaisse de i°, pour fournir ces 4o2cal il faudra un volume d'air de i355m' correspondant à 1696*? d'air. £11 comptant i5 jours pour la dessiccation, on trouve qu'il faut fournir ical, 116, soit faire passer 3m3,755 par heure.

En résumé, l'évnporation variera proportionnellement à la différence (F — /), expression dans laquelle F représente la tension maxima de la vapeur d'eau et /la tension d<> la vapeur d'eau à la température de l'air ambiant; l'évaporation sera d'autant plus rapide que la surface sera plus grande et la température plus élevée.

§ 1. — Dessiccation a l'air libre.

La dessiccation des produits façonnés s'effectue parfois à l'air libre. C'est le moyen le plus fréquemment employé pour sécher les briques. Les briques restent exposées à l'air jusqu'à ce qu'elles aient pris assez de solidité pour être empilées, on les place ensuite en haies en les abritant avec des paillassons jusqu'à ce qu'elles soient en état de subir la cuisson.

Dans les porcelaineries on abandonne de même les pièces à la dessiccation dans les ateliers.

§ 2. — Dessiccation dans lbs séchoirs.

Au lieu de confier à l'air ambiant le soin d'entraîner l'eau, on peut faire effectuer le même travail par de l'air chaud. Dans ce cas la limite de saturation se trouve reculée puisque la tension de la vapeur d'eau augmente avec la température.

On a pensé à utiliser la chaleur perdue des fours. Aussi, dans certaines fabriques de terres cuites, trouve-t-on des séchoirs échafaudés au-dessus des fours. La figure que nous donnons du four Bock (*) montre un de ces séchoirs édifié au-dessus d'un four continu. Cette disposition oblige à une dépense de maind'œuvre assez importante pour la manutention des produits. On peut aussi aspirer les gaz chauds qui sortent des fours et les lancer sur les produits.

La nécessité d'aller vite et le désir de ne pas être entouré d'une quantité de produits en voie de sécher ont amené la création des séchoirs chauffés directement par des moyens indépendants. Nous en parlerons à propos des briques.

Les faïenceries qui doivent livrer beaucoup d'articles ont intérêt aussi à ne pas s'encombrer, aussi emploient-elles des séchoirs à air chaud pour la dessiccation de leurs produits. Le chauffage de l'air est généralement produit par de la vapeur circulant dans les tubes. Derrière les ouvriers sont disposées des étagères sur lesquelles commence la dessiccation, puis de là les pièces sont portées dans un séchoir où le séchage se termine.

Dans ces dernières années on a imaginé de donner aux séchoirs la forme d'un tunnel que les produits, chargés sur des wagonnets, traversent; les matières rencontrent dans leur parcours un courant d'air dirigé en sens inverse de leur marche. Ces appareils seront décrits dans le Chapitre consacré aux fabrications qui les utilisent.

n. — EIFOUBHEMEftT ET EHCASTAGE.

Les pièces suffisamment séchées subissent la cuisson dans les fours. Leur placement dans ce dernier appareil exige des précautions qui varient avec la nature de la poterie et la forme des objets.

Les terres cuites, les poteries ordinaires s'enfournent souvent en charge. On les dispose les unes au-dessus des autres, en

( ' ) Voir plus loin à la cuisson des briques.

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