V. o,2K»0(Na
o,8CaO U»SiO».o,5B'0«.
La glaçure 111 :
o,aNa*0 } 2,5SiO*, o,5B20»
0,6 CaO
a donné un verre transparent légèrement opalin sur les bords du creuset ayant servi à la fusion.
La glaçure IV :
°'3*'° ) 3,5 Si 0», o,5 B'O»
o,7CaO )
a donné une masse laiteuse, inemployable comme glaçure.
L'introduction de l'alumine dans ces glaçures a produit divers phénomènes.
Avec omo1, i de kaolin môle à imo1 de glaçure, on obtient
o,6K.O,N,.0, | o,4LaO )
cotte glaçure est plus dure que les précédentes. On peut apporter jusqu'à o,3 Al'O*. Au delà de cette limite la glaçure s'opacifie. Pour obtenir des glaçures alumineuses moins fusibles il faut augmenter l'acidité en môrne temps que l'on ajoute des quantités de plus en plus élevées d'alumine. Ainsi
0,4 La U )
donnera une glaçure à peu près transparente, si toutefois le refroidissement n'a pas lieu trop lentement. Une glaçure telle que
o93NasO o98AlsO't 5,4SiOl, IPO»
o,4CaO )
se comporte très bien.
Les glaçures du type II sont capables de fournir aussi des glaçures alumineuses par addition de omo1, i, omol,a, etc. de kaolin. Mais, à part la glaçure à o,iA1'03, l'addition de kaolin apporte partout des perturbations ; ainsi :
°'^n î <>,aÀl"0»f 2,9SiO*, o,5B»0S o,d La O )
quand elle est refroidie lentement, a une tendance à l'opalisation. Aveco,3Als03 Topacificalion est complète.
En changeant le type de la glaçure on obtient des couvertes
ÉTl'DE CHIMIQUE DBS GLAÇURES. 27 1
plus siliceuses cl plus boraciques, fondant entre les montres 8 et 10 de Seger, telles que
o,aNasO o,3AP03, 5SiOs, B*03,
o,5 CaO )
o,2Na*0 0,6 AI1 O3, 5,2 Si OS B*0\
o,5 CaO )
o,2Xa*() ' 0,7 A1*03, 5,4SiO!, B'O8.
o,5 CaO 1
Elles fournissent toutes trois des glaçures transparentes. L'addition d'alumine aux glaçures du type III, IV et V amène l'opacification. En élevant leur acidité comme précédemment on peut forcer la teneur en alumine et amener la glaçure à être transparente. Telles sont
of2K*0 \
o,2Na*0 0,6 APO1, 5,2Si04, Bs03,
0,6 CaO )
0,3 r^ iof5AI«0»,4SiO',B»0%
0,7 CaO )
°,3^î! i o,6AP03, 6SiO», B'O3.
0,7 CaO )
Pour se rendre compte de l'action de l'anhydride borique on a fait les trois glaçures
0,3 r^ ! o,5AP03,4SiO',o,5BH)3, 0,7 CaO )
0,S!^ ! o,5AP03, 4Si02, B«03, 0,7 CaO )
°,3,KÎ|! ! of5APOS 4SiO*, 2B*03.
0,7 CaO )
La première s'est conservée transparente, la seconde a été opalisée, quant à la troisième elle est devenue absolument laiteuse. Elles avaient élé chauffées à la montre 9.
Ces expériences amènent à conclure que l'emploi de ces glaçures alcalino-calcaires est compris entre d'étroites limites. Le rapport des alcalis à la chaux oscille entre o,6K*0 ou o,6Na*0 et o,4CaO et 0,2 K'O ou o,2Na*0 et o,8CaO. Les couvertes alcalines sont préférables aux glaçures calcaires pour les pâtes siliceuses, l'inverse a lieu quand il s'agit de pâtes alumineuses. Il esl plus avantageux d'appliquer sur ces dernières pâtes des glaçures pauvres eu alcalis.
Si l'on examine maintenant les glaçures alumino-calcaires, on peut conclure que l'acidité ne doit pas trop s'abaisser. On ne doit pas descendre au-dessous de 4mo1 de silice, tout en évitant de dépasser 5SiO* pour imo1 de base. La teneur en anhydride borique est peu sujette à variations; le minimum sera oao,,5 et le maximum, imo1. Un excès de ce dernier corps pourrait en effet amener de l'opacité.
Les limites de ces glaçures seront
mk'o(n..o) j 6 5 „,0,
o,8CaO )
Comme on le voit, l'emploi de ce genre de compositions est délicat, car il nécessite une suite d'essais peu en rapport avec les ressources et les habitudes des potiers. On tirerait pourtant de ces considérations des résultats pratiques si l'on se donnait la peine d'essayer méthodiquement les glaçures de ce type.
Seger ( * ) a étudié également des couvertes à la baryte fusibles facilement et moins difficiles à obtenir que les précédentes, en partant de la glaçure
BaO, Na*0, 5SiO", B*03 correspondant à
Sulfate de baryum 233 , 5
Carbonate de sodium anhydre 53
Borax cristallisé 191
Sable siliceux 3oo
Charbon de bois 25
(l) Seger, Tonindustrie Zeitung, 188^, p. i43 et suiv.
ÉTUDE CHIMIQUE DES GL4ÇURES. 2j3
Par l'addition de kaolin et de sable siliceux purs à cette masse fondue on fait une série de glaçures allant de
o,5BaO o,5Na«0
o,5Na*0 o,5 BaO
o,iAl*03, 3,25810*
o,3Al*03, 5,5SiO%
fondant depuis la fusion de l'argent jusqu'à celle d'un alliage d'or à i5 pour 100 de platine (i3oo°)? En étudiant des dérivés du borosilicale original :
BaO, Na'O, SSiOSB'O',
il a pu constater que, en augmentant la teneur en baryte aux dépens de la soude, la glaçure se comportait comme les glaçures fortement calcaires, qu'elle montrait une tendance à se troubler. En faisant varier le rapport de l'anhydride borique à la silice on voit qu'en diminuant la teneur en anhydride borique et en augmentant celle en silice, on s'expose à la dévilriQcalion.
En élevant l'acidité, en introduisant plus d'alumine et en supprimant les oxydes donnant les silicates les moins durs, comme l'oxyde de plomb, on élève le point de fusion. Telles sont les glaçures suivantes, qui sont notablement plus dures que les précédentes :
MO, o,4Al*03, 2,5SiO?, MO. Al'O3, ioSiO*.
De semblables glaçures sont peu fusibles. Elles ne fondent pas au-dessous de 1 ioo° environ.
Alors que les verres sont compris dans des limites relativement étroites, nous avons vu que l'acidité des glaçures variait entre d'assez larges limites. Ces écarts sont nécessités par les différentes fabrications, qui demandent à ces compositions de posséder des propriétés d'adaptation en rapport avec les produits.
Les faïences communes et fines françaises reçoivent des glaçures allant du type MO, i,5SiO* à MO, 3Si02; les mêmes poteries de provenance allemande ou anglaise ont des glaçures variant de MO, 0,1 A1203, 2,5SiO* à MO, o,4Al'0', 4,5SiO*.
Quant aux porcelaines, leurs couvertes sont comprises dans l'intervalle MO,o,5Al'0',5SiO' — MO, i,25Al*0», isSiO*. Les exigences de la couverte et de la pâle nous amènent à rencontrer dans la pratique toutes les compositions intermédiaires.
Nous venons seulement de considérer des glaçures transparentes incolores. Il peut y avoir intérêt à les rendre opaques, pour cacher, par exemple, la couleur de la pâte formant le produit. L'addition de corps tels que le bioxyde d'étain, l'anhydride arsénieux, l'oxyde d'antimoine, le phosphate de calcium, pour ne citer que ceux que l'on utilise dans l'industrie, trouble ces sortes de verres et les opacifie s'il y a une quantité suffisante de ces agents. Le mécanisme de leur action est mal connu au point de vue chimique; ces opacités se produisent dans des verres, qu'ils soient plombeux ou non plombeux. On peut supposer, jusqu'à plus ample confirmation, qu'il se produit des précipitations de silice ou de sels insolubles dans le flux, pour une certaine acidité. L'opacification a lieu encore quand on force la teneur en alumine. Il est intéressant aussi de citer ce qui a lieu quand on introduit dans les couvertes des corps fluorés (spath-fluor, cryolite). Dans certaines conditions, on obtient des couvertes blanches, non transparentes.
L'introduction de certains oxydes solubles dans les silicates et borosilicates amène une coloration. On colore ainsi les couvertes différemment suivant la nature de l'oxyde ajouté.
Il est nécessaire, pour conserver le type de la couverte employée, de ne pas faire les additions d'une manière quelconque et de procéder par substitution d'un oxyde à un autre, en tenant compte des poids moléculaires autant que possible. II est difficile d'opérer ainsi avec les opacifiants puisque l'on ignore leur rôle chimique; ainsi Ton sait que les couvertes fusibles que nous avons indiquées peuvent supporter de 10 à 10 pour 100 de l'oxyde d'étain SnO* et donner une glaçure opaque satisfaisante. Lorsqu'il s'agit de compositions colorées, on peut raisonner le travail plus facilement et procéder ainsi. Soit une glaçure
MO^^APOSSSiO1.
Nous voulons introduire une certaine quantité d'un colo-