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CARREAUX

en tôle; un registre les relie à la conduite centrale. Avec ce dispositif on opère donc comme dans le four Hofmann; seulement, au lieu de jeter du charbon dans les puits, on introduit un brûleur à gaz qui supprime les inconvénients apportés par un combustible solide. Ce modèle de four a été employé tout d'abord par la Société de Schwandorf, d'où l'appellation fréquente four de Schwandorf .

Nous donnons ici une figure qui représente une briqueterie utilisant un four de Schwandorf. On ne voit figurer que deux chandelles dans le four; dans le cas d'un four plus large on utilise trois de ces brûleurs et ce mode opératoire est fréquent.

HI. — GARBBAUZ.

A. — Carreaux ordinaires.

Le carreau de terre cuite, soit carré, soit hexagonal est très employé pour le pavement. S'il est bien confectionné il constitue un pavage résistant que Ton ne trouve plus guère dans les appartements des grandes villes, mais qui est encore utilisé dans les cuisines, les ateliers et dans les habitations de province.

Le carreau, comme les autres terres cuites, peut se mouler à la machine; fait autrefois exclusivement à Ja main, il est produit maintenant, en grandes quantités, par façonnage mécanique.

La pâle à employer pour façonner les carreaux doit être capable de se resserrer à la cuisson. Un carreau susceptible de rester trop poreux ne peut que fournir un mauvais usage.

§ 1. — Moulage a la main.

Pour mouler à la main on pose un moule de bois, de dimensions convenables, sur une pierre plate reposant sur une table. On saupoudre de sable, puis on jette la terre dans le moule. On tasse la terre et, au moyen d'un outil tranchant, la plane, on enlève l'excédent de pâle et l'on polit la surface du carreau. Le G. a3

carreau est moulé en pâte assez dure pour ne pas se plier ; il est alors posé en pile en ayant soin de ne pas oublier de saupoudrer entre deux carreaux. L'oubli de cette précaution amènerait des adhérences dont la conséquence serait la rupture des carreaux.

Les carreaux empilés sont portés au séchoir puis, lorsqu'ils ont pris une certaine dureté, soumis à l'ébarbage. Au moyen d'une balle en bois les carreaux sont ensuite tapés sur une surface plane. Après ce premier battage on peut procéder au laillage; quelquefois la nature des terres exige une deuxième période de dessiccation suivie d'un nouveau hallage. Le taillage se fait au moyen d'un instrument tranchant. L'ouvrier suit les bords d'un calibre et lait tomber la terre en excès. Un bon tailleur coupe de haut en bas en léger biais, de sorle que la base du carreau se trouve un peu plus étroite que la surface supérieure. Celte forme facilite la pose et l'assemblage au mortier.

Les carreaux taillés sont remis en piles, puis séchés avec soin, sans excès de chaleur ni d'air.

Avec des terres cuisant d'une vilaine couleur on peut faire néanmoins du carreau bien rouge. Il suffit,' quand le carreau est déjà séché, de le tremper dans une bouillie épaisse, faite en délayant dans l'eau une bonne terre. Il reste à la surface une couche de lerre colorée. On appelle celte opération engobage par immersion; la couche déposée constitue l'engobe. En en gobant au pinceau on a fait autrefois des carreaux de deux couleurs.

On composera aussi, si les terres le permettent, le carreau en deux couches; l'une en terre grossière, l'autre en terre fine.

§ 2. — Moulage a la machine.

Avec une filière appropriée on débite une croûte de lerre qu'il suffit de découper à la taille convenable.

A l'exposition de 1900 M. Schlickecysen avait exposé une presse à filière donnant d'un seul coup des carreaux à surface imprimée. Au sortir de la filière la pâte rencontrait deux (ils parallèles verticaux qui lui donnaient la largeur voulue. La

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