CORNUES A GAZ
du façonnage on n'emploie pas une pâte aussi plastique; par dessiccation on l'amène à perdre de l'eau et, par suite, à prendre de la dureté. On place alors la pâle sortant du malaxeur sur une surface carrelée, sous laquelle passe un courant de vapeur; l'évaporation se produit alors et on la laisse se prolonger jusqu'au moment où la masse se laisse encore presser. Cette pâte, qui n'a plus qu'une faible plasticité, est alors mise en ballons. On arrive à lui donner cette forme en la pressant fortement et en la battant. Une fois ceci terminé, on assemble les ballons les uns à côté des autres, on en fait un tas en posant des rangs les uns sur les autres; ce tas occupe une surface d'environ im> et a une hauteur de im. Si certaines parties semblent un peu sèches, on les arrose avec un peu d'eau. On fait ensuite de cette pile de ballons de terre une masse homogène en la frappant avec de lourds battoirs de bois. Avec des linges mouillés on recouvre le bloc de terre; on maintient ainsi une humidité régulière suffisante dans toute la masse. La terre ainsi préparée est abandonnée au repos pendant 1 ou 2 jours.
La pâle n'a qu'une faible plasticité. On la découpe en tranches de icm à 2cm d'épaisseur que l'on écrase à la main pour les introduire dans le moule. Ce dernier se compose d'un noyau de bois, formé de plusieurs morceaux d assemblés autour d'une âme centrale a et d'une enveloppe formée de deux parties que l'on peut maintenir solidement à l'aide d'armatures de fer que l'on réunit au moyen de boulons en /. Le noyau et l'enveloppe ont une forme déterminée par celle de la cornue. L'espace qui reste vide entre le noyau et son enveloppe (6cm à 7e01) correspond à l'épaisseur de la cornue. Comme l'enveloppe aurait un poids considérable, si on la formait seulement de deux morceaux, on la compose d'une série de fragments échafaudés les uns sur les autres. L'enveloppe est alors constituée par une série de pièces identiques à celles que représente la figure. Leur mode de construction permet facilement de les superposer.
Pour faire une cornue on commence par placer une enveloppe sur une surface unie. On dépose alors une couche de pâte et 011 la lasse au moyen d'une masse de fonle pesant 25ks. Celte masse n'a pas une surface unie, la partie qui repose sur la pâte
est striée de manière à présenter une série de petites pyramides. Après ce premier travail on unit le fond en frappant avec une masse à tête unie. On donne à ce fond 7"" u 8™ d'épaisseur. On descend alors le noyau dans l'enveloppe, puis une fois qu'il est centré on lasse la terre tout autour avec une masse, plus petite que la première, mais ayant une face garnie de dents. Une fois que la paroi est arrivée à la hauteur de la première enveloppe, on en dispose une deuxième au-dessus de la première et l'on continue le même travail jusqu'à ce que l'on soit arrivé en haut
de la cornue. A ce moment on place un moule spécial pour faire les rebords de la cornue, bords qui reçoivent les trous qui servent à fixer la garniture de métal.
Grâce à la construction du noyau le démoulage peut s'opérer facilement. On enlève d'abord l'âme au moyen d'une poulie, puis successivement les diverses pièces formant le noyau. Ou place alors horizontalement le système du moule et de la cornue et au moyen d'une voilure spéciale on le porte dans un local où il commence à se dessécher. Avant la dessiccation il faut pro-
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céder au réparage. L'intérieur de la cornue, tout soigné qu'ail été le façonnage, peut présenter des irrégularités; un ouvrier, couché sur une planche, entre alors dans l'intérieur et, allant du fond à la sortie, bouche tous les manques avec un mortier fait avec 4 parties de ciment fin et ■ partie d'argile; il unit ensuite la surrace avec une plaque de fer poli.
Ce dernier travail fini on laisse reposer la cornue pendant 8 heures; le moule peut alors être enlevé sans inconvénient.
Ce procédé de fabrication, qui demande des ouvriers exercés el du soin, a été l'objet de recherches pour en obtenir la simplification. Une solution du problème, dans ce cas particulier, a élé donnée, il y a près de ao aus, par la Société française anonyme pour la fabrication mécanique des cornues à gaz, à lvry- Fort (Seine); la machine employée par celte Société repose sur le principe de l'étirage de la pâte à la filière avec soudure d'un fond rapporté. A Andennes (Belgique) on se sert actionné par une presse hydraulique. Le fond es pression à tao01™, puis on élève les parois et on le
Une masse aussi importante qu'une cornue à g être séchée avec le plus grand soin. On a essayé div pour obtenir une dessiccation sure et plus rapide q à l'air ou dans des séchoirs faiblement chauffés. Vv les cornues sont portées au four. Pour leur donnt méabililé aux gaz, on peut leur appliquer une cou lange de feldspath et de gypse finement pulvérisé, ainsi une glaçure qui bouche les pores. Le fou Scger pour la cuisson des cornues est un four cylii vertical à deux étages dont le laboratoire seul se cornues. Un four de 4™ de diamètre peut cont a5 cornues. On pose les cornues verticalement, une couche épaisse de ciment.
Dans te four que nous citons, on utilise les e vides pour placer des objets de moindres dimensior se conduit lentement; elle dure de 70 à 80 heures
Cornues à zinc. — Dans le procédé belge, on se en terre réfraclaire ayant parfois im, 10 de longueu
diamètre. Ces cylindres se font à la main ou à la machine. A la main on emploie un mode de façonnage analogue au précédent en se servant d'un moule formé d'un noyau et de son manteau ou bien on moule un bloc de pâte dans une enveloppe cylindrique et Ton creuse l'intérieur du tube en foulant la terre et la pressant sur les parois. Le travail à la main peut être remplacé par le travail mécanique. La machine presse un cylindre creux de terre avec un fond ou bien fournit des tubes auxquels on ajoute un fond.
Voici une manière de procéder mécaniquement (,).
Le mélange d'argile et de ciment, convenablement malaxé, est d'abord pilonné de manière à former un boudin cylindrique d'un volume convenable. L'appareil employé consiste en un tube vertical de fonte à parois épaisses, dans l'intérienr duquel peut se mouvoir un piston hydraulique maintenu par une pression d'eau. Directement au-dessus de ce tube se trouve placé un lourd bocard mécanique dont la course est limitée à l'orifice du tube. La caisse où entre le pistou hydraulique est munie d'une soupape qui permet l'échappement de l'eau lorsque la pression dépasse une certaine limite. Le piston étant amené jusqu'à l'orifice supérieur du tube, on recouvre le piston de morceaux de terre préparée et Ton fait battre le piston en rajoutant de la terre à mesure que celle-ci s'enfonce dans l'intérieur du tube en refoulant sous chaque coup le piston hydraulique. Lorsque la quantité de terre ainsi battue est suffisante, on arrête la marche du pilon et Ton refoule le boudin ainsi formé dans le tube en donnant une pression d'eau suffisante sous le piston.
L'appareil de moulage proprement dit se compose d'un tube vertical très résistant en fonte, dont la section intérieure est la même que celle du vase, tube ou moulle que l'on doit fabriquer. La partie supérieure de ce tube en fonte peut être fermée par un obturateur formé d'une plaque en fonte, qu'on peut y fixer solidement par deux clavettes. A l'intérieur de ce tube peuvent se mouvoir deux pistons hydrauliques. La tête de l'un d'eux est formée par un tube qui s'emboîte exactement dans le tube exté-
(') Dictionnaire c!t Wûrtz, t. III, p. 77^.