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CHALEUR DÉVELOPPÉE PAR LES ANIMAUX ET LES VÉOÉTAUX

Les phénomènes vitaux qui se passent dans les êtres orga-

«isés, soit les animaux, soit les végétaux, sont une dernière

source de chaleur. Nous avons dvl àa\\s\e <i\\^^vVt^V *5jie

bOUnCES DE CHALEUR. «3

les animaux consommaient une partie de leur chaleur propre, quand ils surmontaient des résistances, quand leurs muscles produisaient des travaux mécaniques. Nous avons aussi vu comment cette dépense de chaleur était réparée par Falimentation et par la respiration. Les transformations que subissent les matières introduites dans le corps sont 'étudiées en histoire naturelle sous le nom de phénomènes de nutrition. La digestion porte dans le sang des aliments qui sont essentiellement composés de carbone, d'hydrogène et d'azote faiblement unis entre eux; la respiration introduit dans ce môme sang de l'oxygène, et alors une sorte de combustion lente s'opère, avec création de chaleur, tandis que le carbone et Vhydrogène se combinent avec l'oxygène pour former le premier de Facide carbonique, le second de l'eau. Quant à Tazote, il reste fixé dans les tissus pour les accroître ou les consener. Ainsi la chaleur animale dérive d'une action chimique.

Le végétal vit d'une tout autre manière. Sous l'influence des rayons du soleil, ses organes décomposent l'eau et Tacide carbonique; le carbone et l'hydrogène forment dans les tissus de la plante- ces substances que les animaux recherchent pour leur nourriture. Nous devons penser que cette décomposition dépense de la chaleur, et que cette chaleur vient justement du soleil.

Ainsi la chaleur solaire prépare nos aliments dans la plante : « Nous sommes, dit M. Tyndall, non plus dans un K sens poétique, mais dans un sens mécanique, des enfants « du soleil. )> La chaleur animale dérive en définitive de la chaleur solaire.

Devons-nous conclure de là que les animaux seuls, parmi les êtres vivants, peuvent produire de la chaleur, et que les végétaux en consomment toujours? Non. La décomposition de l'acide carbonique et deTeau n'est çvxç» k «&e,\A^\\vt^Q.\fik\\viN^^^

(jui se passe dans une |)lante. Ûaiis une jeune lige, dans les racines, les bourgeons, les fleurs, les fruits, des combinaisons

chimiques ont lieu, qui ont pour elfet le développement des

organes ; ces combinaisons ne sont pas très-énergiques ; mais

ies sont néanmoins accompagnées d'mi faible dégagement & cbaleur. La spathe de Tarum vulgaire (fig. 22), à Tépoquc e sa floraison, atteint une température supérieure de 7*^ à »Ue de l'air ; à Tile de France, larum cordifolium présente ttti exc-es de 50** ; le thermomètre ordinaire placé au mi- Keu de la fleur sufflit pour constater ces clfcts, qui sont trèssensibles. Mais, dans la plupart des cas, on est obligé d'employer des instruments plus délicats, analogues h la pile tliorroo-électrique.

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