‹ La chaleurChapitre 17 sur 63 · B» INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE SUR L'EMISSION · texte numérisé non relu

B» INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE SUR L'EMISSION

n y a à distinguer la quantité des rayons émis par une Source de chaleur et leur qualité. Occupons-nous d'abord de U quantité. Plus la température de la source est élevée, plus fe quantité de chaleur émise est grande, pourvu qu'on suppose lecorps vers lequel le rayonnement a lieu maintenu a une température constante inférieure à celle de la source. Si au contraire la température de ce corps s'élève en restant toujours inférieure à celle de la source qui ne varie pas, la quantité de chaleur émise par la source vers le corps diminue ; elle cesse d*eiister lorsque l'un et l'autre sont à la même température. ïîlle change de sens enfin lorsque le corps est plus cliaud ^e la source ; c'est-à-dire le corps émet à son tour la ^lialeur; il devient lui-même une véritable source. Ainsi actuellement le soleil nous envoie de la chaleur, parce que sîi ^«mpératurc est beaucoup pins élevée q^ue ecW àe, u^Vv^

globe ; mais si la terre pouvait acquérir une tempéra tuie plu élevée que celle du soleil, ce serait elle à son tour quiéchaii ferait cet astre. Ce qui détermine l'émission de la chalei par un corps est donc la présence d'un corps à une tempér ture inférieure à la sienne. Par exemple, on a reconnu qi les espaces célestes sont à une température de 200 degr environ au-dessous de zéro ; la terre est donc une source ( chaleur relativement à ces espaces ; elle rayonne vers ei incessamment de la chaleur. Vienne un nuage dans une dire tion donnée, la température du nuage est loin d'être au< basse ; conséquemment la terre enverra dans cette dirccti( moins de rayons que si le nuage n'existait pas.

Ces principes expliquent certains phénomènes dans If s(ju< le froid semble se réfléchir comme la chaleur. Ils condi raient, si l'on n'y prenait garde, à admettre l'existence rayons de froid, distincts des rayons de chaleur; il faut re ter cette distinction.

Prenons nos deux miroirs métalliques, disposés comme montre la figure 24, et, au heu de charbons, mettons < morceaux de glace dans la grille à l'un des foyers. A Tau foyer disposons le réservoir d'un thermomètre très-sensil Nous verrons ce dernier se refroidir, tandis qu'en supprim les miroirs, il n'y a pas d'effet appréciable. Voici l'explical de cette expérience.

C'est le thermomètre qui Joue le rôle de source de chai par rapport à la glace. Les rayons qu'il peut envoyer vers sont, outre ceux qui arrivent directement, et qui sont in: sibles à cause de la distance, ceux qui tombent sur le mi voisin du thermomètre, puis sont réfléchis vers l'autre niii d'où enfin ils sont renvoyés par réflexion sur la glace. .\ comme il n'y a pas dans le thermomètre de cause qui ré la perte de chaleur, sa température s'abaisse. 11 est vrai les corps placés dans la cbambie îiwVqwc dfi l'aç^aieil, d

RAYOKNEMEIST DE LA ai\LËUR. 1 1 1

liant alors plus chauds que le tlicrmoniètre, rayonnent vers lui et tendent à réparer cette porte ; mais c'est seulement quand sa température e^it assez basse que la compensation peut s'établir entre la chaleur perdue et la chaleur gagnée parle thermomètre ; alors il reste stationnaire, et sa température est un peu plus élevée que celle de la f^lace, parce qu'une portion de sa surface est soumise au rayonnement de b chambre qui est par hypothèse à une température supérieure à zéro.

Page 1