‹ La chaleurChapitre 25 sur 63 · CHANGEMENT DE VOLUME DES COIU'S · texte numérisé non relu

CHANGEMENT DE VOLUME DES COIU'S

à une force de i kilogr. dirigée de dedans en deliors; cl par conséquent, s*il n'est pas trop fortement serré dans rorifice, il ieta Jancé. Alors aura lieu le recul du cliariot, que nous JTOns déjà expliqué. Si le bouchon est plus fortement serré, la température devra être élevée davantage ; la force élastique s'accroîtra, et pourra devenir assez grande pour faire sauter le bouchon. Nous aurons la preuve dacet accroissement dans hmacitédu recul, qui est d'autant plus grande que Texplosion a lieu à une température plus élevée.

Cette expérience nous explique les explosions qui se provient dans un grand nombre de circonstances. Le plus souvent ce sont des substances inflammables qui sont enfermées avec de l'air dans un espace clos. Quand on y met le feu, il y 1 combinaison chimique et dégagement de chaleur et de luiflifee, le mélange est fortement échaufi'é sans pouvoir se dilater; sa force élastique augmente rapidement et finit par surmonter la résistance des parois. Lorsque celles-ci cèdent, les gaz se précipitent au dehors avec violence ; et l'ébranleinent qu'ils occasionnent est la cause du bruit que nous entendons.

L'explosion peut d'ailleurs avoir lieu sans l'intervention ic l'air, par exemple avec la poudre, parce que les substances ^ la composent se transforment en gaz, comme il a été dit àm le chapitre P^

Tant que le gaz est échauffé, sans changer de volume, en restant confiné dans un espace clos, la chaleur est seulement employée à donner à ses molécules une activité particulière, qoi a pour manifestation un accroissement de force élastique etdeclialeur sensible; mais il ne faut pas croire que Taccroissement de la force élastique soit un travail mécanique qui consomme de h chaleur. La chaleur ne çyoàvyvV, v3^\w\^^>SS^ ^ei,qui est rélévation de la tempéralur»i, eV, W v\^ ^ Y^'^ ^^ ^Kw7, parce qu'il ny a, dans \a moà\f\c^V\ow q^\^ %\Jkv\.V

102 LA CIIALEUn.

gaz, aucune niasse déplacée par une force. Du*e que le gaz échauffé presse les parois du vase avec une plus grande énergie que le gaz froid, c'est dire que la chaleur qu'il acquiert augmente son expansibilité; il n'y pas ici, comme dans réchauffement d'un gaz sous une pression constante, une résistance vaincue. La chaleur sensible fournie à la masse gazeuse lui confère une propriété expansive, qui peut servir à mesurer cette chaleur aussi bien que son action sur le thermomètre. On peut dire que Texpansibilité et la température dans un gaz sont deux formes de la chaleur sensible qu'il possède.

Nous conclurons donc uneseiX)nde règle, relative à réchauffement du gaz :

Quand un gaz est échauffé sous un volume constant, touic la chaleur qu'il prend à la source est conservée dans le gaza l'état sensible, et sert à élever sa température : cette élévation de température est accompagnée d'un accroissement de pression sur les parois, laquelle est équilibrée par leur résistance.

Réciproquement quand un gaz est refroidi, en conservant le même volume, il perd une partie de sa chaleur sensible, et elle passe dans les corps extérieurs ; la température et la pression s'abaissent shnultanément.

De nos deux règles nous pouvons tirer la conséquence suivante :

Si l'on veut, par exemple, porter de zéro à 272 degrés la température d'un kilogramme d'air, on doit consommer une plus grande quantité de chaleur, si l'air se dilate en conservant la même pression, que s'il reste confiné dans un volume invariable ; car, dans le premier cas, il y a de la chaleur depensée pour produire un travail mécanique qui n'existe p"' dans le second.

En effet, les expériences d'un grand nombre de physicien^ confirnwAit cette consé(\neuco.

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