LES TROIS ÉTATS DE U HATIËRE
1 une autre méthode pour liquéGer les gaz : c'est h «ion. Nous avons vu dans le chapitre précédent force élastique d'une vapeur ne peut dépsser une
valeur pour une tem- ! donnée. Ainsi la va-
100 degrés ne peut e force élastique supé-
celle de l'atmosphèi-e; ^rês, la limite est deux lères, el elle croît avec lérature. Nous avons in tableau pour ces astiques maiima. Les as ont des tahleaux Mpour un grand noniquides. Par exemple, dde sulfureux, à 10 u-dessous de zéro, la istique maxima de sa tsl d'une atmosphère; pérature ordinaire, elle rois atmosphères. Si lis avons du guz acide X à la température orrenfermédunsla petite
d'un tube de verre 5, comme le montre la ~ ' i, nous pouvons verser t^K-Si- ■nne de mercure par la su u ^ par a prces branche pour comprimer le gaz, et dès que cette
aura atteint une hauteur de 15'i cewV\Tt&\ift% fttsle ezercera sur le gaz la plus grauie 'çieî.àaw o^i^ pporter. En ajoutant encore du mettxHfe, <»■««»«■
pour augmenter la pression, on voit la différence des niveaux dans les deux branches du tube rester invariablement de 152 centimètres ; ce qui indique bien que la force élastique maxima est atteinte. Mais à mesure que le volume du gaz diminue, une petite couche de liquide apparaît à la surface du mercure, et on peut faire disparaître complètement le gaz en continuant toujours à verser du mercure par la grande branche. Alors au sommet de la petite branche se trouve un liquide résultant de la condensation du gaz. Si cette branche contenait au commencement de rexpérience un demi-litre de gaz environ, le liquide occuperait environ i centimètre cube après la condensation complète.
Quand on veut condenser une grande quantité de gaz par cette méthode, il faut employer une pompe à gaz, qui aspire le gaz contenu dans un réservoir où il a été introduit par les procédés usités en chimie, et le refoule dans le récipient où on doit le conserver.
MM. Davy et Faraday, en Angleterre, ont liquéfié un grand nombre de gaz par le procédé suivant. Dans un tube de verre à parois épaisses fermé par un bout et courbé en forme de Y (fig. 82) , on place des substances qui puissent dégager par la chaleur le gaz que Ton veut condenser. Après les avoir rassemblées au fond du tube, on effile avec le chalumeau l'extrémité ouverte, et on la ferme hermétiquement en fondant le verre. On plonge ensuite cette extrémité dans un mélange de sel et de glace, et on chauffe l'autre branche. La chaleur fait dégager le gaz, et comme il reste emprisonné dans le tube, sa force élastique s accroît gradiicîiement, et finit par atteindre sa valeur maxima. A partir de ce moment, le liquide apparaît dans la branche refroidie, et son volume , augmente tant que \e gai se ^^^^^'^. j
Ce procédé a été aç\A\^v\éeTv^\vy\v^^^«x\\v^w^^ à la Jiquéfactiou du gaz aLC\àec.^T\iQ\\\a^^.^'^vVsy5î^^^^
LES TROIS ÉTATS DE U linËRE. S»
Puis nn appareQ (fig. 85) fonné essentiellement de deni Hservoirs en métal trêf-résistant , et munis de rofaÏDetB d'une fornie particulière. Dans l'un des réservoirs, appelé ^'nfrateur, on met du lùcarbonale de soude, puis un tube de cinvre rempli d'iode sulfurique et ourert parle haut; on ferme le réservmr et on le fait basculer autour d'un axe bo-
ni, n. — UfséEKtiH d»E>i forlf pfHëdé dcFjindnalhiT.
iSDnlal. L'aôle se mêle aT«c le Ucarbouate et déga^ du gai Mide carbonique qui atteint bientôt a force éb^lique maiima. SH) atmos^bèns nniroD à la température ordinaire. On <l>lilit ahm nn tnnn de comnranïcatîon entre le sén^ntenr *t le second râerroir appelé récîptml, e\. on mivtcNeâ vdÀ~ *t i^gatatâde cartuniqDe se rend ÔMeV wâ^p»**-^'* P^ceqagh lempératm da çîm&raleoï «A %»
jours un peu plus élevée que celle du récipient, à cause de l'aclion chimique qui s'y passe. Une véritable distitUtioD s'opère du réservoir chaud dans le réservoir froid, de sorte que le liquide condensé est très-pur. On ferme à la fia le récipient ; on diîtaclie le tujau de communication, et la pr^
Fig, 83. — Appai'iiil do Th
paration est atlievée. Nous verrons bientôt quel usage onfei' ] de l'acide carbonique liquide. j
Cette manipulation présente de grands dangers, â laus' I de l'énorme pression qui a lieu dans les réservoirs ; elle peut I devenir 15 lois plus grande que celle de la vapeur de noi 1 locomotives, et si les parois ne sont pas assez résistantes, ■' r peut y avoir une explosion lertMft. \\n wi.vÂfiat de ce genre fc