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DE L'AVENIR DU GLOBE TERRESTRE

L'avenir du globe est une haute question de philosophie naturelle qu'il ne nous appartient pas de résoudre; Mais il nous est permis de jeter un coup d'oeil sur les choses possibles, en présence des résultats merveilleux que la science a produits. Il faut d'abord distinguer les simples conjectures des faits observés.

Nous avons d*^abord ceux que la géologie a fait découvrir. Le temps qui s'est écoulé depuis la création de l'homme est incomparablement moindre que l'intervalle de deux révolutions géologiques consécutives. En outre, les dernières révolutions géologiques ont amené moins de changements que les premières dans les conditions d'existence des êtres organisés. Voilà pour le passé. Voici maintenant pour le présent. Les mêmes phénomènes qui ont accompagné autrefois les révolutions du globe se passent aujourd'hui sous nos yeux.

Joignons à ces faits ceux qui sont du domaine de la physique. Le soleil et la terre sont à des températures supérieures à celles des espaces célestes, et ils suivent comme tous les corps matériels les lois de la chaleur ; ils doivent se refroidir tant qu'ils n'auront pas atteint la température des espaces célestes ; mais les instruments les plus délicats ne peuvent accuser ce refroidissement.

Ajoutons que l'astronomie confirme ces observations, et nous aurons rassemblé les principales données du problème. Elles sont tout à fait insuffisantes pour le résoudre, et à partir de là nous entrons dans l'hypothèse.

Si la terre est un globle liquide, recouvert d'une mince pellicule solide, ce qui explique assez VEvewV.^Tj^^^^'^'^'^'^

géologiques antérieurs, les mêmes phénomènes ilevrout se 1* reproduire dans la suite des siècles ; la vitesse de rotation " diurne devra aller en augmentant, pourvu que le soleil et les autres corps célestes continuent à agir de la mêi;ne manière sur notre globe. L'aplatissement aux pôles augmentera aussi, ce qui changera la distribution de la chaleur ; il a aura une plus grande différence entre la température moyenne des régions polaires et celles des régions équaloriales. Et encore l'orbite que la terre décrit autour du soleil s'allongera, de sorte que les hivers seront plus froids et les étés plus chauds. Engagé dans cette voie, Tcsprit ne s'arrête plus ; il semble que tous les obstacles disparaissent comme dans un rêve; les limites du possible sont indéfiniment reculées. Tout cela n'est qu'un mirage ou un jeu d'imagination. Un problème ne peut être résolu d'après des données incomplètes.

Mais si nous ne pouvons dire ce que deviendra le terre dans les âges futurs, nous avons quelques conséquences ^ tirer des faits réellement observés.

11 est probable qu'une révolution géologique ne surviendra pas avant une époque beaucoup plus éloignée de Jiousqu** celle de la création de l'homme, et que les changements st*ront moins considérables qu'autrefois, de sorte que l'existence des êtres actuels sera moins compromise.

Qu'il n'y ait pas de folles terreurs ! elles sont le produit d^* l'ignorance et de la superstition, et, grâce à Dieu, nous son^' mes dans un siècle oîi la science se répand partout en flots «i^' lumière. La foudre et les éclipses de soleil ne jettent pU*^ l'épouvante au milieu de nous : nous les contemplons avec »^ sérénité que donnent la connaissance de la vérité et l'admirî*' tion des œuvres de Dieu, et lorsque les grands {)hénomènes ^»^ la nature apparaissent, notre devoir est de chercher avec co^' fiance où est véritablement le péril, afin de disposer des r^' sources que nous offre \a VTO\\àewe,çi ^iiw'mvi. K\\\i\\\\\^^-s\\^^

on scientifique fortifie dans nos âmes le sentiment de la dvinité et nous élève comme par degrés du monde physique u monde moral ; c'est en ce sens qu'on peut dire que la cience et la religion sont sœurs.

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ERRATUM Page 179, au lieu de N. Pizeau, lizez ; K. Fizoati..

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