USES
TEMPéRATURE
OBSERVATIONS
AUTEURS
TERMINAISON
Fièvre (?)
Wunderlich.
Id.
Niderkorn.
Alvarenga.
Niderkorn.
Thoma.
Thierfelder.
Id.
Id.
Wunderlich.
Morl.
Id.
Id.
Guérison.
Mort.
Guérison.
Mort.
Id.
Id.
Id.
Id. (?)
Fièvre typhoïde (et 42S8
après la mort)
Fièvre typhoïde
Id
id
Id
Id
Id
(i) Je me permets d'appeler rattention sur ce tableau qui résulte de longues rechercheg bibliographiques et qui est notablement plus complet que tous ceux qui ont été publiés jusqu'à ce jour.
LA CHALEUR AMIMALE
MALADIES mFECTIEUSES
TEMPÉRATURE
OBSERVATIONS
Fièvre typhoïde
Id
Id. et 420,8 au moment de la mort. . . .
Entérite toxique, une heure et demie après la mort. .
Fièvre typhoïde, deux heures après la mort
Fièvre typhoïde
Méningite puerpérale, une heure avant la mort . . .
Arthrite purulente puerpérale, dix minutes après la mort; avant la mort la température était de 41®, 9.
Péritonite puerpérale, dix minutes avant la mort, et 42^,9 au moment de la mort
Arthrite purulente puerpérale, une heure avant la mort.
Phlegmatia alha dolens (une heure après la mort). . .
Fièvre puerpérale
AUTEURS
Peter.
Wunderlich.
Wipham.
Niderkom.
Id.
Id.
Lorain.
Id.
Scarlatine
Id. deux heures et demie après la
mort Id.
au moment de la
mort I Guillemot.
Vicente et
Bloch.
Liebermeister
Scarlatine chez un enfant.
Id.
Id.
Niderkom.
Wunderlich.
Niderkom.
TERMINAISO]
Mort.
Id,
Id.
Id.
Id.
Id.
Mort.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id,
Id.
avec rhumatisme articulaire . . ,
Méningite cérébro-spinale.
Hémorragie cérébrale. . . .
Alvarenga (1)
Niderkom.
Currie. '
Wunderlich.
Niderkom.
Mort.
Id.
Id.
Guérison
Mort.
Guérison.
Mort.
Id.
Mort.
Id.
(1) Ce cas est tout à fait extraordinaire, et nous n'en avons pas trouvé de rdati détaillée.
LA TEMPÉRATURE DU CORPS DANS LES MALADIES
MALADIES INFECTIEUSES
TE
ÉRATCRE
OBSERVATIONS
Méningite
id. tuberculeuse (adulte)
Hémorragie cérébrale. . . .
Périostite infectieuse purulente et myélite
Encéphalite traumatique. .
tumeur du cerveau
Hémorragie cérébrale. . .'.
RamoUissement cérébral. .
Méningite cérébro-spinale, au moment de la mort, et 44®, 16 après la mort. .
AUTEURS
Variole
Id
Variole avant la mort, et
44®,5 après la mort. . .
Varioloïde
Variole
Pyémie , . . .
Id
Traumatisme (?), deux heures après la mort
Septicémie; traumatisme du poumon et du rein. . . .
Pyémie et delirium tre-
mens.
Érysipèle chez un enfant.
Id. de la face. . . .
Id. Id. . . .
Id. Id. . . .
Choléra, au moment de la
mort
Id
Id
Ictère grave .
Fièvre jaune.
Id.
Rage
Id. et vingt minutes après
la mort 43»,2. . . .
Id
Niderkorn.
Id.
Id.
LiouviUe.
Ladame.
Id.
Niderkorn.
Wunderlich.
Simon.
Léo.
Wunderlich.
Simon.
Niderkorn.
Id.
Wunderlich.
Weber.
Niderkorn.
Maunoury.
Niderkorn.
Trousseau.
Hirtz.
Id.
Niderkorn.
Doyère.
Guterbock.
Strauss.
Mossé.
Naegeli.
Berguen.
Landouzy.
Id.
Joflfroy.
TERMINAISON
Mort.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Mort.
Id.
Id.
Id.
Id.
Mort. Guérison.
Mort.
Id.
Id.
Mort. :
Guérison j Mort. ' Id.
Mort.
Id.
Id.
Mort.
Id.
Id.
Mort.
Id.
Id.
MALADIES INFECTIEUSES
TEMPl^ATURE
OBSERVATIONS
Fièvre intermittente (1). . .
Id. . . . .
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
(2 cas).
Rhumatisme traité par les affusions d'eau froide après cette hyperthermie.
7 cas de rhumatisme arti-) culaire aigu
8 cas de rhumatisme articulaire aigu
1 cas de rhumatisme articulaire aigu
3 cas de rhumatisme articulaire aigu
Rhumatisme. . . ,
Rhumatisme articul. aigu, au moment de la mort. .
Rhumatisme articul. aigu.
Id. Id.
Id. Id.
Rhumatisme cérébral. . . .
Pneumonie (2)
Id
Pleurésie
Tuberculose
Id
Phlegmon gangreneux diabétique
AUTEURS
Gavarret.
Basset.
Mader.
Hirtz.
Griesinger.
Basset.
Mader.
Hirtz.
Alvarenga.
CoUin.
Wood.
Committee
of the clinic
Society,
Id.
Id.
Id.
Wilson Fox.
Id.
Macnab.
Id.
Sinclair.
Liouville.
Wunderlich.
Niderkorn.
Id.
A. Richet.
TERMINAISON
Guérison.
Id.
Id.
Id.
Mort.
Guérison.
Id.
Id.
Id.
Mort.
Guérison.
1 guérison.
6 morts.
Guérison.
Mort.
Guérison.
Mort.
Mort.
Id.
Id.
Id,
Mort.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
(1) Cette température a un intérêt de premier ordre au point de vue historique, puisqu'elle a été prise par M. Gavarret en 1838, à une époque où la thermométrie médicale n'existait pas encore. On sait que c'est à M. Gavarret et à M. Roger qu'on doit, après de Haen, les premières observations bien prises sur lès températures pathologiques.
{%) Ce cas a été observé par une température extérieure très élevée.
LA TEMPÉRATURE DU CORPS DANS LES MALADIES
MALADIES INFECTIEUSES
TEMPERATURE
OBSERVATIONS
ACTEURS
TERMINAISON
Cancer de la poitrine (?) avant la mort, et après la mort 42<>,65
Busch.
Niderkorn.
Id.
Mort.
Id.
Pneumonie
Affection cardiaque
Néanmoins, les cas de fièvre intermittente ont cet intérêt que des élévations de 44** n'ont pas été toujours suivies de mort. m. Alvarenga et M. Hirtz en ont cité l'un et l'autre un cas (i).
Quant aux cas de rhumatisme, de scarlatine, où la température ^ dépassé 42® et où il n'y a pas eu mort, il faut les considérer <x>iiime des exceptions tout à fait extraordinaires.
L'élévation de température est par elle-même un danger. C'est "un grand progrès de la médecine contemporaine que de combattre la fièvre en s'attaquant au symptôme principal de la fièvre, c'est-à-dire à la chaleur. On observerait assurément une bien plus notable fréquence d'hyperthermies fébriles au-dessus de 42°, si les médecins ne faisaient intervenir d'énergiques médications, les affusions d'eau froide, le sulfate de quinine, les salicylates, la digitale, l'antipyrine, etc. ; toutes substances qui sont antithermiques et qui empêchent que, dans le cours d'une maladie, le symptôme cAa/ewr devienne, par lui-même et par lui seul, un danger de plus.
La fièvre est un véritable cercle vicieux dans toute la force du terme, eace sens que la seule élévation de température produit une aptitude plus grande des tissus à faire de la chaleur. Voici un organisme à 40® ; cet organisme, par le seul fait qu'il est à 40®, a des combustions plus actives qu'un organisme à 37®, et, par con« séquent, il tendra à son tour à porter la température à plus de 40*. n faut donc arrêter ce cercle vicieux redoutable, qui fait que la fièvre tend à augmenter la fièvre; et c'est là le rôle de la thérapeutique réfrigérante.
(1) M. Jaceoud( Traité de pathologie interne, 7« édit., 883, t. !•', p. 103) dit que le chiffre le plus élevé compatible avec la conservatioa de la vie est un cas de M. Michael, ttvec 41*,75 ; mais on voit dans le tableau ci-joint qu'en réalité on peut citer nombre de cas aathentiqiies où des températures au-dessus de 42* ont été observées san& entraîner la m<Nrt.
A cet égard, la médecine contemporaine arrive à des résultats vraiment merveilleux, et dans tous les livres de pathologie vous trouverez de magnifiques exemples de défervescences thérapeutiques.
Gomment expliquer cette action ? s'agit-il d'antiseptiques qui empêchent le développement des microbes infectieux? s'agit-il d'une action directe sur le bulbe, action antagoniste de celles que peuvent exercer les ptomaïnes microbiques? Il est difficile de le dire, et les hypothèses à cet égard sont loin d'avoir autant d'intérêt que les expériences auxquelles il faudrait avoir recours et qu'il faudrait multiplier. Les découvertes de la microbiologie ont bouleversé la pathogénie des fièvres, une voie féconde a été ouverte, et d'ici à peu d'années, on pourra se dispenser des hypothèses et ne considérer que les faits.
Mon but ici étant seulement de vous donner la classification des hyperthermies ou des hypothermies, je passe sous silence tout ce que l'on pourrait dire sur les périodes de début, d'état, de terminaison des fièvres ; sur les formes de la défervescence et sur tous les détails, d'intérêt clinique, aussi bien que d'intérêt scientifique, qui sont, dans les livres de pathologie , représentés sous la forme de graphiques essentiellement instructifs (1).
L'infection microbique produit chez les animaux les mêmes effets que chez l'homme, et il y a des fièvres infectieuses chez eux comme chez nous. Les moutons, les chevaux, les lapins sont capables d'avoir la fièvre, et leur température fébrile est plus élevée que leur température normale.
Toutefois, chez eux, l'ascension est relativement moindre. En effet, la température du mouton étant à l'état normal de 40*, c'està-dire de 3* au-dessus de celle de Thomme, jamais dans la fièvre sa température ne peut monter de 4**, comme elle monte communément chez l'homme. Les températures de 41% dans nos affections fébriles, sont relativement communes; tandis que presque
(1) Quelquefois Tascension de la température fébrile est d'une rapidité extrême ; de telle sorte qu'il est difficile de supposer qu'il s'agit seulement d'une hyçerproduction, et qu'il n'y a pas simultanément diminution dans le rayonnement périphérique. Ainsi, d'après M. Ducastel {Thèse d'agrégation, 1878, p. 103), M. Liebermeister a tu la température monter de 2o,97 en 52 minutes, et, dans un autre cas, de 2o,6 en 56 minutes. M. Barensprung aurait vu la température monter en une heure de 3o,.9, et M. Michael en une heure de S», 5.
Notez aussi la puissance des agents infectieux, même minimes, à faire de la chaleur ; une petite écorchure enflammée suffit à faire monter la température de 2* et plus ; tandis qu'un IndiTidu bien portant, exposé aux chaleurs excessives d'un climat tropical, n'aura qu*une éléTation de quelques dixièmes de degré tout au plus.
LA TEKPÉRATURE DU CORPS DANS LES MALADIES 125
yamais le charbon, la rage et les autres affections infectieuses ne peuvent élever à 44^ la température des lapins et des moutons (1).-
Chez le chien on observe aussi Thyperthermie fébrile infectieuse ; mais elle est, en général, peu marquée, par suite de la grande résistance des chiens aux affections microbiques.
le donnerai quelques exemples de Finfluence des agents infec- 'tieax sur la température des animaux. En voici un qui est emprunté à Yulpian et qui se rapporte à un chien :
A 2 heures. . . . T==39o,2; on fait une injection de liquide putride.
il3 heures. . . . T = 40o,4 ^4heure8. . . . T = 4lo,4 Le lendemain. . . T = 39o,4 lesuiiendemain. T = 39o,2
Voici une autre observation prise sur un chien, où nous avons obsenré une défervescence analogue à celle qu'on voit chez l'homme :
^4 février T = 39o,4. Injection de sang de cheval putréfié r
ranimai vomit et paraît assez malade.
^S — .... T = 400,7. Animal encore assez malade.
*C — .... T = 380,6. Guérison complète.
Voici un troisième cas, qui montre que chez le chien des supputations énormes s'accompagnent souvent de peu de fièvre ; mais ^ne, malgré le peu d'intensité des phénomènes, on retrouve les ^^émes symptômes d'hyperthermie et de défervescence que chez l*liomme.
avril T = 380,85
— T = 380,40. Injection sous la peau du dos de 5 centimètres cubes de sang putréfié.
^7 — T = 390,25. n y a sous la peau un énorme abcès
avec vaste décollement et production»
de gaz.
(1) Dans un iiitérctSQnt iqémoire M. Hogyes, mesurant la température de lapins ^^oeolés de la rag€. {Am(f(^^ ^^ Vinstitut Pasteur, tome II, 1888, p. 133 a observé ^ maximum therM^itte diÇ 41^4. Après avoir injecté à un lapin certains microbes* I^^tliogèiies, J*ai observé 4lo,9. Rarement chez le lapin la fièvre dépasse 42o.
28 avril T = 38o,2o. L'abcès est énorme; les phénomènes
généraux sont nuls. Incision qui donne issue à une grande quantité de pus fétide mêlé à des gaz.
30 — .... T = 380,45. La guérison est presque complète.
Donnons encore un autre cas analogue sur un chien :
29 février .... T = 38o,8. Injection de quelques gouttes de per-
chlorure de fer dans Tabdomen.
!•' mars T = 39o,6. Ulcération qui probablement va de la
surface cutanée au péritoine.
3 — .... T = 40o,4. Large plaie ulcéreuse.
il — .... T = 390,9. Amélioration manifeste.
43 — .... T = 390,0 15 — .... T = 390,5. Guérison.
M. Pisenti, dans un travail récent, a donné de la fièvre chez lesanimaux des exemples très remarquables.
Il a vu la température monter en une heure, par le fait de Tin — jection putride, de 38%5 à 40%2, pour atteindre, une heure après^
Quelquefois aussi l'injection des liquides putrides amène nrm abaissement de température, ainsi que Tavait déjà noté Berg — mann, et comme Fa aussi constaté M. Wood dans son excellent travail sur la fièvre.
Nous avons constaté aussi de rabaissement dans Texpérienc suivante, faite sur un chien.
A 2** 30°» T = 380,5. Injection dans la veine saphène
sang de cheval putréfié.
A 2>» 25°» T = 360,6. L'animal meurt dans la nuit.
A un autre chien, dont la température est de 39<>,4, une injection de sang putréfié, pratiquée à une heure, fait baisser la température à 38**, en deux heures et demie ; il meurt le lendemain.
Les agents infectieux peuvent donc, dans certains cas, au moins chez les chiens, produire de l'hypothermie au lieu de l'hyperthermie.
Quant à la fièvre chez les oiseaux et chez les animaux à sang froid, on ne possède que peu de données à cet égard. D'après M. Lassar, il semble qu'il n'y ait chez eux aucun phénomène d'hyperthermie.
LA TEMPÉRATURE DU CORPS DANS LES MALADIES
§ VL — Froid extérieur.
Etablissons maintenant ponr les abaissements anormaux de température une classification en quelque sorte parallèle à celle ^ae nous venons de donner pour les élévations.
Nous avons relevé, autant que cela nous a été possible, tous les cas où la température observée a été inférieure à 32^.
La première cause qui fait baisser la température, c'est l'influence du froid extérieur.