‹ La chaleur animale (volume 2)Chapitre 17 sur 33 · FROID EXTÉRIEUR · texte numérisé non relu

FROID EXTÉRIEUR

TEMPÉRATURE

OBSERVATIONS

Bain froid Id.

AUTEURS

TERMINAISON

Weiland.

Guérison.

Id.

Id.

Id.

Boumeville.

Mort.

Glaser.

Guérison.

Currie.

Id.

Id.

Id.

Peter.

Id.

Reinke.

Id.

Diday.

(1) La température pendant le réchauffement a monté de 1* par demi-heure.

 cet égard les faits sont positifs et tout à fait remarquables. Un individu en bonne santé, suffisamment couvert, bien nourri et faisant de Texercice, peut supporter des températures extérieures très basses. Avec des fourrures épaisses, Thomme peut vivre par un froid extrême. — On a constaté en Sibérie des froids de — 63\

On peut donc dire que le froid à lui seul ne suffit pas pour abaisser notre température au-dessous de la normale ; il faut des conditions adjuvantes, et, de fait, la condition à peu près constante de presque tous les cas de mort par le froid, c'est Fimmobilité, le sommeil, et, avant tout, le sommeil de llvresse.

Les observations à cet égard sont tout à fait probantes, et la plupart des cas de grande hypothermie par le froid constatés dans la science se rapportent à des ivrognes qui se sont endormis dans la rue et qui ont été surpris ainsi par le froid.

Il y a alors coïncidence de trois causes qui se réunissent pour contribuer à rabaissement thermique : Tintoxication alcoolique, rimmobilité du sommeil et le froid extérieur.

La température organique la plus basse après laquelle Thomme ait pu survivre est une température de 24°, d'après Reinke.

On peut supposer que, chez Thomme, comme chez les animaux, la vie peut être rappelée, même quand la température est descendue au-dessous de 24°. Dans des expériences faites avec M. Rondeau, sur des lapins refroidis, j'ai pu, ainsi que l'avaient d'ailleurs antérieurement établi M. Horvath et d'autres savants, montrer que les lapins survivent parfois à un abaissement allant à 18°. Nous avons même pu faire, par la respiration artificielle, survivre un lapin dont la température rectale s'était abaissée à 15°.

Il m'a paru que, chez les chiens, par suite d'une résistance moindre du muscle cardiaque à l'action délétère du froid , le minimum de la température était de 20" à 21°, soit de 3° de plus que chez les lapins.

En somme, au point de vue des applications médicales, un fait très évident ressort de ces expériences, c'est qu'il ne faut pas désespérer de la vie d'un individu très refroidi ; et, si le cœur bat encore, quel que soit l'abaissement thermique, il faut essayer de ramener la chaleur et pratiquer la respiration artificielle.

§ VII. — Maladies du système nerveux

La seconde cause des hypothermies, ce sont les traumatismes, maladies, épuisements du système nerveux central. Si l'excitation du bulbe produit de la chaleur, en revanche la paralysie des centres nerveux entraine une diminution des échanges et un abaissement thermique relativement considérable.

D'abord, pour les traumatismes, les expériences classiques de Claude Bernard ont montré que la section de la moelle épinière abaisse énormément la température centrale, ce qui tient peutêtre à une déperdition plus grande coïncidant avec une production moindre ; mais peut-être seulement à une moindre production de calorique.

Quoi qu'il en soit — et nous n'entrons pas ici dans la recherche de la cause même — la température baisse quand la moelle a été coupée au-dessous de la région cervicale. Et, chez l'honime,. on a constaté quelques cas analogues, quoiqu'en petit nombre*

Les maladies du système nerveux cérébral abaijssent qussi la

LA TEMPÉRATURE DU CORPS DANS LES MALADIES

température; mais ces cas sont assez rares, comme Tindique le tableau suivant où nous rapportons toutes les températures constatées, de nous connues, inférieures à 32**.

On comparera avec profit ce tableau à celui des hyperthermîes consécutives aux affections nerveuses ; et il se dégagera en toute évidence cette loi que le système nerveux, excité, produit de la chaleur et, déprimé, entraîne de Thypothennie.

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