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dans tous ces cas, la production de chaleur sera à peu près la même. Une contraction musculaire produit toujours la même somme de calorique, et c'est l'intensité de l'excitadon nerrenae qui seule règle la quantité de calorique produit.
Fig. îS. — Télanoa électrique. — Suite de Is tgara
Quant à déterminer arec plus de précision quelle est la substance chimique ou quelles sont les substances qui, pendant la contraction, dégagent de- la chaleur, voilà ce qui n'a pu être encore établi (1). Quelles que soient les substances qu'on injecte dans le sang, on ne peut, en ajoutant leur combustion propre à la combustion des tissus, augmenter la chaleur générale ; il est vraisemblable qu'il s'agit de composés chimiques qui ne sont oxydables et combustibles que lorsque la fibre musculaire les a assimilés, et qu'ils sont devenus parties intégrantes de l'orgaDÎsation cellulaire même. Certes il y a des substances qui augmentent la calorification, mais, si elles ont cet effet, ce D'est pas par le fait de leur combustion chimique propre ; c'est par leur action sur le système nerveux qu'elles excitent.
Autant l'influence du sang et des aliments est peu efficace sur les combustions musculaires interstitielles, autant est grande l'influence de l'état du système nerveux, toutes conditions égales, d'ailleurs, surThyperthermie queprovoque l'excitation électrique.
Cette influence du système nerveux peut s'apprécier, soit par
(1) H. Chauveau, doua de récentes eipériencea, a apporté quelquei ftlts (mpoT' taotB qui prourent que c'est sans doute la glycoae ou le gljcog-èQe des masclet qui brûle dans la contracliou. Ou le supposait sans pouiolr apporter de fail ï l'appui.
166 LA CHALEUR AMMALK
la chloralîsation, soit par la section de la moelle ou du bulbe.
Si Ton excite par l'électricité un chien profondément chloralisé, on aura une peine extrême à obtenir autre chose que des secousses musculaires presque isolées, limitées aux points o£l sont appliqués les électrodes. En tout cas, il nV aura pas cette harmonie générale, ce consensus convulsif qui s'observe chez le chien dont le bulbe n'est pas empoisonné. La courbe ci-jointe (page 165) indique bien la différence de l'ascension thermique dans Tun et l'autre cas, puisqu'il s'agissait du même coui^nt électrique et du même chien, à cela près qu'il était intact dans un cas, chloralisé dans Tautre.
De même, quand la moelle est coupée, les contractions conTulsives sont beaucoup plus faibles, car le bulbe ne peut plus coordonner les convulsions et contractions musculaires.
En un mot, dans le tétanos électrique, c'est le système nerfeux qui, étant excité, commande les contractions; c'est le musdetqui produit de la chaleur en se contractant. Nous le répétons, idians cette contraction musculaire, c'est le muscle qui brûle luimême la substance qui le constitue. Ce qui brûle, ce qui. produit de la chaleur, ce ne sont ni le sang, ni les matériaux du s«ng, ni les aliments introduits dans le sang; mais bien les matériaux du muscle, et très probablement les matières hydrocarbouéesjqni font partie de sa substance.
Afin de rendre sensible, d'une manière tout à fait éclatante, cette influence des muscles sur la chaleur dégagée, et la relation qui existe entre la chaleur, la combustion chimique et la contraction musculaire, je rapporterai les deux expériences suivantes faites avec mon ami et collègue Hanriot, sur des chiens trachéetomisés.
Ces expériences seront rendues plus claires par le graphique ci-joint. (Voyez aussi flg. 35, p. 245.) i
Dans une première expérience, la température d'un chien attaché a été en diminuant lentement de 39**,5 à 37^8, jusqu'au moment où on l'a électrisé. Alors aussitôt la température s'élève, la quantité d'acide carbonique augmente dans des proportions considérables, et monte de 2»',4 (par kilogr.) à 5»',2. En m^me temps la ventilation, déterminée par l'acide carbonique du sang qui excite le bulbe inspirateur, s'accroit en mêmes proportions, et, de 20 litres (par heure et par kilogr.), monte à 50 litres.
Ainsi simultanément on voit croître la combustion chimique et la température, quand on fait contracter les muscles.
Inversement, quand, par un procédé bien simple, c'est-à-dire
LES HfSCLES ET LA l'HODLCTlON DE LA CHALEUR 167
la section de la moelle, on diminue l'activité tonique des muscles,
on Foit simultanément tomber la quantité d'acide carbonique et
^ la température. A a b. on fait la section de la moelle, et la tem-
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