‹ La chaleur animale (volume 2)Chapitre 26 sur 33 · OSE · texte numérisé non relu

OSE

FIg. 2i. — Section de la mofUe sur un clilen. I« trafl plein indinuc eu ijrammes la qnantilé de CO' eihaJé par Wl. et par heure, le, trait pointilié indique la ycntilatinn, en lllrea d'air, par Heure. La ligne formée de Iralls iBlerrompus indique la proportion (en ïolumes) de €0' dans l'air expiré. Les traita

tnnps. de dnq minutes en cinq minutes. Les trois ordonnées laléralfls Indiquent les degrés, an 5> en 5'. les poids de CO' ea grammes, les Tolumes d'air de la venlilallon en 100 litres ; el lu proporlion ecntéalmale de CO" dans l'oir eiplré.

péralure (qui avait déjà baissé notablement depuis que le cbicn était attaché) baisse encore davantage. La production de CO'' qui malt de 'S?',A (par iiil. et par heure), tombe à 0«\lô en une demi heure, pour airiver à Ob',4, c'est-à-dire au sixième de ia quantité normale.

Si la température ne descend pas plus vite, c'est que, même sur un chien mort, l'abaissement thermique est loin d'être immédiat. Il se fait une chute de plus en plus lente, à mesure que la

différence est moindre entre le corps de ranimai et la température ambiante.

L'influence prépondérante de la contraction des muscles sur la température générale va nous fournir pour ainsi dire la clef de la cause qui détermine, ayec telle ou telle substance, une ascen* sion ou un abaissement de température.

Nous pouvons, a priori, admettre que certaines substances relâchent les muscles, que d'autres substances les font se contracter fortement. Il s'ensuit que, dans les empoisonnements^ quand les muscles sont relâchés, il y a abaissement de température ; élévation thermique, quand ils sont contractures.

C'est là une loi très simple et qu'il est facile de retenir.

Toutefois, il faut qu'on ait bien présent à l'esprit ce fait que les poisons musculaires, proprement dits, sont extrêmement rares, si tant est qu'il en existe. En outre, un poison musculaire n'agit pas pour provoquer la contraction d'un muscle, mais bien son relâchement.

Donc les poisons qui seuls sont aptes à faire contracter l'ensemble des muscles, ce sont les poisons du système nerveux, dits tétanisants ou convulsivants ; et alors nous avons cette double loi, qui est presque sans exception. Les poisons du système nerveux, quand ils sont convulsivants, élèvent la température ; quand ils sont paralysants, abaissent la température.

Mais, avant de développer les conséquences de cette loi et d'en établir les conditions diverses, il me parait nécessaire de donner quelques notions élémentaires de toxicologie, ou plutôt'de physiolo^e générale.

Page 1