INTOXICATIONS
TEMPÉRATURE
OBSERVATIONS
AUTEURS
TERMINAISON
Urémie
Bourneville.
Id.
Id.
Netter.
Ch. Richet.
Marcau.
Mort.
Id.
Id.
Id
Id
Id. (cancer utérin) . . .
Empoisonnement par le
phosphore
§ X. — Affections cutanées
A ces quatre variétés de causes, il faut en ajouter une autre : c'est l'insuffisance du tégument extérieur, par suite d'une condition physiologique quelconque, à protéger l'organisme contre le froid.
Le sclérème des enfants nouveau-nés est une affection du tégument — et aussi du système nerveux — dans laquelle la peau indurée n'estplusenétatde conformer, par des réactions variées, sa circulation au milieu extérieur ; alors il y a refroidissement, qui est souvent extrême, et qui peut aller, avant la mort toujours fatale, jusqu'à 19". Nous ne rapporterons pas ici ces cas d'hypothermie, car ils ne font jamais défaut dans le sclérème, et c'est un des caractères distinctifs de cette affection. Tous les petits malades atteints de sclérème meurent avec une énorme hypothermie.
De môme, dans les brûlures étendues, alors que le tégument est profondément troublé dans sa nutrition et sa circulation, on observe parfois un refroidissement intense des parties centrales de l'organisme.
Mais, dans les vastes brûlures, comme dans le sclérème, le système nerveux joue aussi évidemment son rôle, et l'épuisement, par voie réflexe, des centres qui président à la formation de la chaleur est, plus encore peut-être que la maladie du tégument, la cause de l'hypothermie.
Si maintenant nous résumons les diverses causes, qui, en clinique médicale ou chirurgicale, abaissent ou élèvent la température, nous pouvons élablir la classification des hyperthermies indiquées dans le tableau ci-dessous.
HYPERTHERMIES
HYPOTHERMIES
Excès de la chaleur extérioure.
Excès du froid extérieur.
Excitation du système nerveux par traumatisme.
Dépression du système nerveux par traumatisme ou par maladie organique.
Excitation du système nerveux par des agents toxiques (fièvres infectieuses)
Dépression du système nerveux par des agents toxiques.
Inanition et asphyxie lente.
Excès de déperdition par des maladies du tégument.
Et, sil fallait encore résumer ces faits d'une manière plus synthétique, nous dirions : V hyper thermie est due à Vexcitation du Jii/stème jierveux, et r hypothermie est due à la dépression du système nerveux.
C'est à cette formule simple que se peuvent ramener les innombrables variétés de toutes les températures pathologiques.
Les hémorragies font aussi baisser la température ; mais rarement l'abaissement est aussi considérable que dans les intoxications graves, ou à la période finale de l'inanition. Ici encore, c'est vraisemblablement l'épuisement du système nerveux; qui domine la scène ; de sorte que, dans l'asphyxie lento, dans l'inanilioii, dans l'hémorragie, rhypolhennie est régie par létat du système nerveux.
D'après BiMroth, la perte de sang fait tomber la température de (r,l à 1",3 ; Marshall-Hall a vu la température d'un chien descendre, après une forte hémorragie, de 37»5, à 29',45. Chez un autre chien, après une hémorragie, la température est tombée
à 31°,65. M. Kirmisson rapporte que, sur deux chiens ayant été amputés de la cuisse, l'un avec hémorragie, l'autre sans hémorragie, la température chez ce dernier monta de SS^O à 39°, 3, tandis que, chez le premier, qui avait perdu SoO grammes de sang, il y eut un abaissement de 2° de 38°, 4 à 36°, 4.
Ainsi une hémorragie considérable peut être considérée comme une cause d'hypothermie.
Je me contenterai de citer quelques exemples expérimentaux d'hypothermie dus à l'action des poisons. On pourrait assurément les multiplier. Mais ceci suffira. Ghossat a vu chez un chien l'opium abaisser la température de 40°, 3 à 10°. M. Dumouly a vu l'alcool à forte dose abaisser la température d'un chien de 39° à 18° en 16 heures. M. Rumpf a vu chez des lapins , après l'injection d'eau-de-vie, de chloral, d'éther, la température s'abaisser de près de 10° en une heure et demie. En injectant du perchlorure de fer dans l'abdomen des lapins, j'ai vu la température s'abaisser avec une rapidité extrême et tomber à 28° en quelques heures. M. P. Bert a vu, sur des chiens empoisonnés par de faibles doses de chloroforme, la température baisser lentement et constamment. J'ai vu le chlorure de lithium, donné à la dose de O^"", 16 environ de métal pour un lapin de 2 kilogrammes, abaisser en vingt-quatre hevu'es la température à 24°.