WILLIAM EDWARDS
William-Frédéric Edwards naquit à la Jamaïque en 1776, et, peu de temps après, sa famille étant venue se fixer à Bruges, il y passa la plus grande partie de sa jeunesse; il y débuta dans la carrière scientifique comme professeur d’histoire naturelle à l’école centrale de cette ville, et il y publia vers 1807 une Flore clu département de la Lys. En 1808, il vint à Paris pour achever ses études médicales; en 1814, il présenta à l’Académie des sciences un travail Sur la structure de l'œil, et il soutint à la Faculté de médecine une thèse estimée Sur l'inflammation de l'iris. En 1815 et 1810, il lit, en commun avec Chevillot, une série de recherches chimiques très intéressantes? sur les Combinaisons du manganèse avec les alcalis , et vers la même époque il commença ses expériences sur V asphyxie . Un premier Mémoire sur ce sujet, lu à l’Académie en 1817, fut bientôt suivi d’un travail sur l 'influence que la température exerce sur l'économie, sur l’influence vioifiante de l’air et sur la transpiration. En 1820, l’Académie lui décerna le prix de physiologie récemment fondé par M. de Montyon, et, en 1821, ses Recher ches sur la respiration et sur l’ influence des saisons sur l’économie animale lui valurent pour la seconde fois cette récompense honorifique. En 1824, il publia l’ensemble de ses recherches physiologiques dans un ouvrage qui est intitulé De
(1) La biographie que nous donnons ici est extraite de la notice que son frère William a consacrée à M. H. Milne Edwards, l’auteur d’un livre admirable : Leçons sur la physiologie et l’anatomie comparée de l’homme et des animaux.
l’ influence des agents physiques sur la vie, et qui est remarquable par la lucidité de l’exposition et la logique des argumentations aussi bien que par l’importance et la nouveauté des faits (1). Une traduction anglaise de ce livre a été publiée par MM. Hodgkin et Fischer. On doit aussi a W. Edwards un Mémoire sur la contraction musculaire; des recherches sur l’alimentation; des expériences sur la germination, ainsi que divers travaux sur les Caractères physiologiques des races humaines et sur quelques questions de linguistique. Il entra à l’Institut comme membre de l’Académie des sciences morales et politiques en 1832, et il mourut à Versailles en 1842.
(1) C’est un fragment de ce livre que nous reproduisons ici.
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