KIOSQUE DE LA MUSIQUE MALGACHE
sentant divers sujets de la vie malgache. Une vérandah, faisant le tour de l’édifice, abritait les cartes à une très grande échelle des provinces de Madagascar et des modèles réduits de constructions indigènes.
Cette promenade sous le péristyle terminée, on pénétrait dans une grande rotonde surmontée d’une coupole, où s’élevait une étagère centrale de six mètres de hauteur, continuée et terminée par un rafia gigantesque dont les palmes, longues de huit mètres environ, rayonnaient jusqu’au dôme ; on sait que ce palmier constitue pour la population malgache une véritable source de richesses, car elle utilise ses fibres et ses tiges pour toutes sortes d’usages. Sous ses rameaux, des spécimens de la faune de Madagascar, ainsi que des échantillons
de fruits, de fleurs et d’essences forestières avaient été habilement groupés. Des collections d’étoffes anciennes et modernes, de coiffures féminines et de bijoux complétaient l’aménagement de cette vaste rotonde.
Revenant vers l’entrée principale pour taire le toui intérieur de l’édifice, on rencontrait successivement .
Dans la première partie du Palais : L Exposition de lanancirive et celle de TG.nia.ta.ve , les plans et photogiaphies des principales constructions élevées et entretenues parle Service des Bâtiments civils, le plan en relief de lu ligne en cours de construction de Brickaville à Tananarive, la carte de Y élevage et des marchés , l’exposition des fermes-écoles et des haras , l’exposition des Écoles officielles et privées, et celle de Y École professionnelle de Tananarive , comprenant des meubles, cuirs, étoffes, outils de forge et d’ajustage, bijoux d’or et d’argent, etc.
Dans la seconde partie : — L’exposition plutôt indiquée que développée de Djibouti et celle des Comores — l’exposition du Service des Mines et celle de Y Académie malgache , comprenant : la première, une série d’échantillons minéralogiques et aurifères ; la seconde, une intéressante collection d’ossements d’espèces disparues, grands lémuriens, Epiornys,
etc. — L’exposition des Services administratifs divers, Domaines , Topographie, Justice, etc. — L’exposition de Diégo-Suarez et de celle de Majunga. — Les expositions du Service de l’État-Major et du Service de Santé. — Enfin l’exposition du Service de F Agriculture, comprenant les produits des cultures tropicales pratiquées par les Européens, ceux des cultures indigènes, et les essais tentés dans les diverses stations agronomiques de l’île.
Dans l’axe de l’entrée principale, quatre vitrines couplées deux par deux et séparées par la rotonde centrale renfermaient encore les expositions générales des provinces de Madagascar et des plateaux del’Imérina, constituées par des documents de comparaison relatifs au sol, au climat, aux productions et aux habitants de chacune d’elles.
Toutes les expositions ci-dessus mentionnées étaient réparties dans des boxes élégants et complétées par un grand nombre de photographies, cartes et graphiques appendus aux murs.
Au dehors, sous les ombrages d’un jardin qui s’étendait le long de la façade nord-est du Palais, s’élevait un kiosque où chaque soir la musique du gouvernement général de Tananarive se faisait entendre. Alternant avec elle, des joueurs de « valiha », sorte d’instrument indigène formé de fibres de bambou finement découpées, charmaient à leur tour le public avec de vieux chants malgaches. Ces intéressantes auditions dédommagèrent nos concitoyens de l’absence de toute autre musique coloniale à l’Exposition.