‹ La Chambre de commerce de Marseille et l'Exposition coloniale de 1906Chapitre 21 sur 89 · VIII. — Palais du Congo français · texte numérisé non relu

VIII. — Palais du Congo français

Le pavillon du Congo français, aménagé par les soins de MM. Beurdeley et Superville, commissaires, et de M. Rouget, commissaire-adjoint, était situé à droite de l’avenue centrale, entre le Palais de Madagascar et celui de l’Afrique

occidentale française. Il représentait le type de maison, en bois démontable, approprié aux besoins des Européens dans les pays tropicaux, et se composait d’un corps de bâtiment principal entouré de spacieuses vérandahs et surélevé de trois mètres au-dessus du sol. Construit en bois de pitchpin, ce bâtiment était couvert, partie en tuiles vernissées, partie en tuiles de fibro-ciment. A l’issue de l’Exposition, on le transporta à Brazzaville pour l’affecter à des bureaux.

En pénétrant dans le pavillon du Congo par l’escalier qui faisait face au Palais de l’Afrique occidentale, le visiteur apercevait une grande vitrine centrale contenant une partie de l’exposition officielle de la colonie, ainsi que les produits d’une Société de mines de sels et salines. Contre les murs de droite et de gauche se trouvaient le complément de l’exposition officielle et les produits de plusieurs autres Sociétés privées, consistant en échantillons de défenses d’ivoire, caoutchouc, gomme, minerai de cuivre, bois, tabac, café, cacao, vanille, riz, peaux d’iguanes, d’éléphants et d’hippopotames, et en spécimens de toutes les manifestations du travail indigène, tels que : armes, tissus, objets de bois, d’ivoire, de cuivre, de cuir, etc. De grandes cartes murales, des graphiques, des plans et des photographies complétaient la décoration intérieure de ce pavillon, qui formait en quelque sorte la préface de l’Afrique occidentale française.

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