INDO-CHINE FRANÇAISE
Superficie (Enquête officielle de 1907-1908) :
Kilomètres carrés
Gochinchine . 56.965
Cambodge . 175.450 (1)
Annam . 159.890
Tonkin . 119.750
Laos . 290.000
Kouang-Tchéou-Wan . 1.000
Superficie totale de l’Indo-Chine française : 803.055
Population (Recensement de 1906) :
Population totale Population française civile
Cochinchine . 2.843.667 5.192
Cambodge . 1.237.864 928
Annam. . 5.565.597 1.806
Tonkin....... . 5.688.589 7.148
Laos . 346.487 227
Kouang-Tchéou-Wan. 176.310 171
Totaux . 15.858.514 (2) 15.472 (3)
(1) Ce chiffre comprend les provinces de Sisophon, d’Angkor et de Battambang, d’une superficie globale d’environ 30.000 kilomètres carrés, qui ont été rétrocédées au Cambodge par le Siam en vertu du traité franco-siamois du 23 mars 1907.
(2) Il faut ajouter à ce chiffre les 280.000 ou 300.000 habitants des territoires récemment réunis au Cambodge.
(3) Le recensement de 1906 ne donne qu’un total de 794 Européens d’origine étrangère.
Finances
Dette
La dette de l’Indo-Chine s’élève à 280 millions de francs (emprunt de 80 millions autorisé par la loi du 10 février 1896, emprunt de 200 millions autorisé parla loi du 25 décembre 1898). Le premier emprunt avait pour but de liquider la situation financière du protectorat de l’Annam et du Tonkin et d’exécuter divers travaux publics. Le second devait être exclusivement affecté à la construction d’un vaste réseau de voies ferrées dans toute l’Indo-Chine.
Nous rendrons compte au chapitre « Travaux Publics » de la manière dont ces crédits ont été utilisés.
Budget générât
Le budget général de l’Indo-Chine pour l’exercice 1908 se balance par 32.805.000 piastres (82.012.500 francs au taux budgétaire de 2 fr. 50 la piastre).
Ce budget est alimenté presque entièrement par les Douanes et Régies, dont la recette totale s’est élevée en 1907 à 27 9'>2. 000 piastres (1), en augmentation de 4.948.000 piastres sur l’année précédente. Viennent ensuite, par ordre décroissant d’importance, les produits de Y Enregistrement et du Timbre, de l’exploitation des Chemins de fer, les Intérêts des capitaux, les produits des Postes et Télégraphes, des Forêts, enfin un certain nombre de recettes diverses.
Les dépenses sont, également par ordre décroissant : les Douanes et Régies (environ 7 millions de piastres), les Services militaires (6 millions de piastres), les Dettes remboursables par annuités (près de 6 millions de piastres), les Travaux publics
(1) En décomposant ce chiffre et en convertissant les piastres en francs, on remarque que les droits de douane de toute nature (y compris la taxe sur les riz à destination des ports étrangers) ont rapporté l’an dernier 19.190.000 francs la régie de l'opium 17.587.000 francs, celle de l’alcool 14.032.000 francs, celle du sel 7.850.000 francs, la taxe sur les tabacs 3.250.000 francs, celle sur les huiles minérales 1 .625.000 francs et celle sur les allume! tes 862.000 francs.
(environ 5 millions et demi de piastres), les Postes et Télégraphes (près de 2 millions de piastres), les Chemins de fer (plus d’un million de piastres), etc...
Budgets locaux
Les budgets locaux ont été arrêtés en recettes et en dépenses pour l’exercice en cours, savoir :
Piastres
Budget de la Cochinchine (administration directe) 5.106.000
» du Tonkin (protectorat) . 5.893.000
» de l’Annam » 2.915.000
» du Cambodge » 2.582.000
» du Laos » 1.018.000
Total . 17.514.000
Rappel du budget général . 32 . 805 . 000
Total des budgets de l’Indo-Chine pour 1908 : 50.319.000
Les budgets locaux sont alimentés par les impôts fonciers, les taxes personnelles, la contribution des patentes, les droits d’immatriculation, la ferme des bacs, des pêcheries, des nids d’hirondelles, les produits du domaine, des forêts, du cadastre, etc... (1).
Au moyen de ces recettes, ils ont à faire face aux dépenses les plus diverses : administration locale, police, services pénitentiaires, médicaux, sanitaires, instruction publique, assistance publique, travaux publics secondaires, agriculture, transports, etc .
Travaux Publics.