‹ La chambre de commerce de Marseille: son origine-sa missionChapitre 14 sur 24 · III. — Jérusalem (i · texte numérisé non relu

III. — Jérusalem (i

de commerce de Marseille ne parait pas avoir eu des s avec Jérusalem ; ses archives ne contiennent qu'un ire de lettres écrites par deux consuls : M. Brémond :, et M. de Blacas, de 17 1 3 a 1715.

reçut d'abord un très bon accueil, mais dés qu'il eut

cessé de faire des présents, les pachas songèrent à s'en débarrasser et, à la première difficulté qu'ils firent naître eux-mêmes, ils le chassèrent honteusement. La correspondance de ce consul est très intéressante. Nous transcrivons ci-après la lettre qu'il écrivit, le 12 juillet 1700, aux députés du commerce, pour leur faire connaître la fin malheureuse de sa mission à Jérusalem :

« Messieurs,

« Voicy un grand changement de scène ; et il vous surprendra sans doute, que j'aye l'honneur de vous écrire de Seyde, après les belles choses que je vous ay mandées de Jérusalem. Ainsi vont les affaires de ce monde. On moralise dans les travers : cela est permis : les malheureux n'ont guère de meilleure ressource ; ce n'est l'être encore qu'à demy, que de savoir tirer cet avantage de sa mauvaise fortune.

« Vous avez vu, Messieurs, avec quel triomphe je suis entré dans Jérusalem, un roi s'en serait contenté, mais à l'égard de cette ville, cela pourroit passer pour être de mauvaise augure. Je viens du moins vous apprendre que, le 28 de may, j'ay été obligé de sortir à pié, ayant la fièvre, suivi d'environ 13 à 14 personnes, tant religieux que domestiques et paysans, pour mon escorte, pour me rendre par monts et par vaux à Bethléem, retraitte de tout temps des persécutez, et où je suis tout heureux d'arriver, sans aucune mauvaise rencontre.

« Mais ce ne fût pas encore là tout : A peine j'eus été 15 jours à Bethléem, qu'il m'en fallut aussi sortir sous peine d'être égorgé par le peuple de Jérusalem, qui, par grande grâce, m'accorda trois jours pour ma retraite.

« Il faut, s'il vous plaît, Messieurs, que j'aye l'honneur de vous dire d'abord, qu'il n'y a peut-être pas au monde un plus grand aventurier que moy ; il est vray que bonnes ou mauvaises qu'ayent été mes aventures, j'ay eu toujours le bonheur de m'en tirer avec assez d'honneur, et je crois qu'on ne pouvoit guère en acquérir davantage que j'ay fait dans celles-cy. Il faudrait le laisser dire à quelque autre, mais s'il y a de la vanité à le dire moi-même, elle est bien pardonnable, quand on ne veut qu'avoir fait son devoir.

Voicy, Messieurs, le dénouement de toute cette pièce. Le Bâcha de Jérusalem, à qui je devais une si belle et si magnifique entrée, m'avoit déjà fait connoître plus d'une fois, qu'il n'en avait usé si obligemment avec moy dans ce voyage, que par un esprit d'avarice. Il n'est aussi pas naturel à un Turc d'être si généreux. Celui-cy ne vit pas plutôt que je me lassais de luy donner qu'il se lassa d'être de mes amis. Tout se vend parmy eux, et leur amitié, comme vous savez, Messieurs, est toujours au plus offrant. Le Bâcha crut que je méprisois la sienne, parce que je ne semois plus. Cela lui dépleut, il s'en voulut venger. Il étoit en peine d'en trouver le moyen. Çeluy du deffaut de mon barat lui avoit déjà réussi ; il n'en voyait pas de plus sérieux ; il résolut de le mestre une seconde fois en œuvre. Je ne vous diray pas, Messieurs, les choses par le détail, ce seroit un livre, que je n'aurois pas le temps de finir, ni vous, peut-être, la patience de le lire. Vous aurez, s'il vous plaît, la bonté de vous contenter, que ce soit en gros, il vous ennuyera moins.

« Ce Bâcha savoit que mon Barat étoit en chemin et que je ne devois pas tarder de le recevoir; ce fut ce qui le fit presser de me faire faire un compliment sur ce qu'il me manquoit. Le Cady, guère moins affamé que luy de présents, entra dans cette ligue, et, les bons pères de Terre-Sainte, qui n'attendaient que le moment heureux de se pouvoir défaire d'un inspecteur comme moy, poussèrent à la roue, et n'oublièrent rien de tout ce qui pouvoit servir à mestre afin une si belle entreprise. Terribles gens, Messieurs, que les moines. Cecy n'est point un jugement téméraire ; il est plus vrai que je ne dis.

« Frères et chrétiens ainsi liguez et déchainez contre moy, on me vint annoncer le 22 de mars, à 8 heures du matin, de la part du Bâcha et du Çady, que veu le retardement de mon Barat, j'eusse dans trois jours, s'il n 'étoit pas arrivé, à sortir de Jérusalem. J'entendis d'abord ce que cela voulait dire ; mais, en cas que je ne l'eusse compris, on ne m'aurait pas donné la peine de le deviner. On s'expliqua et il y avait des gens exprès pour me dire que ces puissances avaient envie de quelques bourses, et qu'il n'y avoit que ce seul moyen pour lesappaiser et les engager à avoir la patience d'attendre, que mon barat fût arrivé. Parler de bourses au pluriel à un homme

de mes appointements; c'étoît luy demander la vie ; quand je l 'aurais pu faire, je n'en aurais pas avoué, et j'aurais été pris pour dupe. Je répondis donc naturellement, que je n'avons ni bourse ni argent à donner, et que mon barat étant sur le point d'arriver, il étoit de mon devoir de l'attendre; qu'ils avoient eu patience plus de trois mois et demy, qu'ils pouvoient bien l'avoir encore pour une quinzaine de jours, et qu'après tout, m'ayant tous reconnu pour consul, et leur ayant fait des présents à tous, en ceste qualité, ce serait une injustice trop visible, que de me vouloir traiter en particulier.

a Tous ces raisonnements ne me servirent pas de grand' chose. On ne persuade point ceste nation avec des paroles, c'est avec des présents ; j'en avois fait au delà de mes forces, je n'étais pas en état d'en faire, ce n'êtoit pas ma faute. Le métier de donner est un sot métier, qui lasse bientôt, cependant c'est l'unique pour réussir en ce pays, je me suis tué de l'écrire à la Cour, avant que de m'embarquer, l'on ne m'a pas voulu croire, mal m'en a pris ; qu'y faire ?

« Ce terme de trois jours, qu'on avoir donné pour ma sortie, fut prolongé jusques au 28 du même mois, pour me donner le temps d'y songer et de prendre les mesures qu'on vouloir que je prisse t C'étoit, soir et matin, des sommations accompagnées de fanfares et de menaces. J'étois un rebelle a la justice, on vouloit mettre le feu à ma maison, le peuple me devoit lapider, et enfin il n'y eut sorte de tourment et de mort, qu'on ne me mist pendant cinq ou six jours devant les yeux, ni point de crime dont on ne voulût soupçonner jusqu'à vouloir prendre tout seul la ville de Jérusalem, et tout cela pour avoir cinq bourses de moy, à quoy l'onm'avoit à la fin condamné et qui dévoient être partagées entre le bâcha, le cady, et le moufty, sans la petite oye et les mêmes frais pour leurs domestiques.

1 Le 28 donc, tes choses en étoient venues si loin et l'affaire avoit fait un si grand éclat dans la ville, que ces trois puissances se voyoient engagées d'honneur de me pousser à bout pour n'être pas la risée du peuple, qui me faisoit déjà des railleries, et étoit plus pour moy, que pour elfes ou pour eux. Ils ne croyoient pourtant pas, que je sortisse jamais et ils s'attendoient que, quand je serais réduit à ceste extrémité, les bourses sortiraient pour me tirer d'affaire. Il y a grande apparence, que les bons pères le leur fesoient ainsi accroire,

quoiqu'ils fussent persuadés du contraire. Si bien que, tout étant bien concerté pour faire un dernier effort, les gens vinrent chés moy suivys d'une troupe de muletiers et de montures tant pour moy, que pour mes domestiques et mon bagage, dont toute la cour de ma maison fut bientôt pleine ; je dis d'abord aux muletiers que j'avois donné congé à tous mes gens, et fait présent aux religieux françois de tout mon bagage, et qu'ainsi leurs montures m'étoient inutiles et que j'en trouverois assés pour moy. Avec cela je me défis de tout cet embarras. Les gens du bâcha et du cady me poussant d'un autre côté de partir je leur en demanday Tordre par écrit et signé de ces deux puissances, ce qu'ils me refusèrent, et comme je leur témoignay de ne vouloir pas sortir sans cela, il me menacère de me traiter en rebelle, et firent grand bruit sur cela. La dispute s'échauffa, et je vis bien qu'il étoit tems de céder ; je ne pouvois pas faire un plus grand déplaisir aux Turcs que cela, j'en étois bien persuadé ; si bien, qu'après avoir soutenu cinq ou six furieux assauts la dessus, je fis dire tout d'un coup à ces puissances que je sortirois, et sortis en effet vers les 4 heures après-midi, de la manière que j'ay dit, sans qu'il m'arrivât le moindre accident, sans qu'on me dit la moindre parole, sans qu'on prist seulement garde à moy ni par les rues, ni en chemin, et me rendis à Bethléem où je fus très bien receu par le gardien qui est françois.

« Je ne fus pas à demi lieue de Jérusalem, que le bâcha, ayant appris ma retraite, ne le pouvoit croire, et en fut dans un vray désespoir ; il voyoit qu'il perdoit non-seulement les bourses sur lesquelles il avoit compté, mais encore les présents qu'il pouvoit légitimement prétendre de moy. Il envoya dire aux pères, que s'ils ne me faisoient pas sortir du couvent de Bethléem, il y enverroit mettre le feu ; je me moquay de ses menaces, il me fit prier deux jours après par les mômes pères, de retourner à Jérusalem. Cestte prière me parut ridicule, et ces bons pères qui font les habiles furent assés pauvres d'esprit, pour y donner dedans, et de m'envoyer un cheval tout harnaché pour un si glorieux retour ; je ne fis pas plus de cas des prières et du cheval des chrétiens, que j'avois fait des menaces du Turc.

« Le i cr juin, j'appris, par un exprès, que mon trucheman étoit

arrivé à Seyde avec mon barat et mon j à Jérusalem. La nouvelle en vint bientc redoubla ses instances pour m'engager < ne le refusay pas absolument, mais j< convenable à l'affront qu'on m'avoit faî du moins le bâcha vint luy même me c ville ; c'est ce qu'il ne voulut pas faîn tant d'avances inutiles, il trouva le moyt puissances et de l'argent des pères, de les santons, et de luy demander qu'on ville et qu'on me chassât même de mon barat ne disoit point, que je deuss ne me donnant de prérogative au dt devois faire comme luy, et me retirer a comme j'avois fait à Jérusalem.

« La vérité de la chose est, que ce b; autre consul, et qu'il n'ètoit pas diffère étant en effet que mon prédécesseur n' dans Jérusalem, ce que le peuple voula lège particulier que la Porte luy avoit ai matière de chicane, dont ces puissances me faire dei avaries, en cas que je fussi que c'est leur coutume ; cela ne me ser n'auroient du moins pas eu ce prétexte eût suivy les ordres de la cour, qui étc barat en catacherif, pour me donner plu dans ce pays là, ce sont les propres ti seigneur de Pont-Chartrain. Il avoit cr voulut épargner ceste dépense.

« Le peuple ainsi soulevé, il y eut t trois puissances de plus, de 4o^>ersonn de Bethléem, et à me retirer. Je vis b:

mais comme mes ennemis s'en pouvoit je crûs qu'il ètoit de la prudence, de nt J'en partis le lendemain, sous l'escorte i me fit offrir pour me conduire jusques i

Jérusalem avec le cady pour me dire adieu. Notre entrevue fut pleine de civilitéz et de compliments comme gens entre lesquels il ne seseroit rien passé. Je demanday encore au bâcha, avant que de prendre congé de luy, si son caya, qui devoit commander ces bannières, m'accompagneroit bien jusques à Jaffa, parce qu'il savoit que j'avois des différents avec les Arabes de Rame, et que je serois au désespoir, de tomber entre leurs mains ; il me le promit par deux fois, devant le cady, en jurant sur sa tête et que même il luy avoit ordonné de prendre le chemin de Lydie, pour ne passer à Rame, et que j'irois coucher ce jour-la même à Jaffa.

« Sur cette parole, je montay à cheval et suivis cet' honorable caya. Je ne dois pas oublier, que le bâcha me donna un de ses chevaux pour mon voyage, voyant, que celuy que j'avois, n'êtoit pas des meilleurs ; mais on me le fit bien payer : car je ne fus pas â m'y chemin de Lydie, que son caya me fit dire, qu'il espéroit bien que je luy donnerois du moins deux cents piastres, pour l'honneur qu'il me faisoit de m'escorter, par un chemin où il m'en auroit coûté au moins deux mille. J'êtois déjà tout accoutumé à des pareils compliments : si bien que je n'en fut pas trop surpris. Je luy fis faire réponse, que j'avois eu si peu de tems à me préparer à ce voyage, que je n'avois pu porter avec moy que l'argent qu'il falloit pour cela, et que j'avois vingt sequins dans ma bourse, qui étoient à son service. Il traitta vingt sequins de bagatelle et dit qu'il n'y avoit rien à retrancher de ces deux cents piastres. Cela dura jusques à Lydie, qu'il fallut enfin me résoudre de luy donner 30 sequins, mais je voulois, que ce fût a Jaffa. Il me fit dire sur cela, qu'il n'y pouvoit aller luy-même, parce qu'il devoit se rendre à Gaze, et que c'êtoit trop hors de son chemin, mais qu'il me donneroit une bannière pour m'y conduire ce soir-là. Tout cela ne fut pas suffisant pour me persuader, que je deusse me défaire de mes 30 sequins, avant que d'être arrivé à Jaffa ; mais il fallut céder aux présentes sollicitations de mon trucheman, qui trembloit de voir le caya en colère. Nous remontâmes à cheval sous la bonne foy de ceste bannière, dont le commandant ne manqua pas de me demander à son tour quelque courtoisie, en reconnaissance de quoy il nous mena tout droit à Rame au couvent des Pères, où il nous dit, qu'il avoit ordre de nous

laisser. Je lui offris cinq sequins et après dix, pour pousser jusqu'à Jaffa, mais inutilement, et pour comble de trahison, il nous ôta nos chevaux, pour nous mieux réduire à ne pouvoir passer outre.

« Nous voyla donc à Rame, où le muzelem, qui fut aussitô t averti de mon arrivée, m'envoya faire civilité, et me dire que les Arabes Tavoient fait leur procureur, et que comme tel il me donnoit pour conseil, de ne passer pas outre sans les contenter. Je commençay, par luy faire un présent de deux vestes, ce qui n'empêcha pas, qu'il ne fit faire deffense par toute la ville, de me donner aucune monture, et qu'il ne fit passer la nuit des gardes tout autour du couvent. Je n'aurois pas laissé de m'échapper, et d'aller à pié à Jaffa, mais on me fit comprendre, que je n'avancerois rien pour cela, et que quand je serois assés heureux, que d'arriver à Jaffa sans aucun malheur, la chose tomberoit sur la nation à qui on feroit payer le double. Ceste considération me fit abandonner ce dessein, et je résolus de prendre sur moy tout ce qu'il pourroit arriver de ceste affaire.

« Le lendemain au matin j'eus un réveil de la part des Arabes, qui menacèrent d'abord de tout tuer et de tout assommer. Je leur fis connoître qu'il n'êtoitpas aysé de me faire peur. Ils me demandèrent deux cents piastres, sans les 48 qu'ils en avoient déjà receûes, tant de moy que de la nation. Je tins bon et toutes leurs bravades ni leurs menaces n'ayant pu me réduire, à leur donner cet argent, j'accorday la chose à 70 piastres et 10 piastres pour Tentremeteur, dont j'en donnay la moitié et la nation le reste. Je voulus que l'accord fut mis par écrit devant le muzelem, et y fis ajouter, que ces Arabes s'obligeroient à me conduire le lendemain jusqu'à Jaffa, et à me garantir de toutes les avaries, que les autres Arabes me pourroient faire jusques là. Je les connoissois trop bien, pour me fier ni sur leur parole, ni sur leur écrit, mais je ne fis cela, que pour endormir ceux de Jaffa; car la nuit même je partis, et passay à 200 pas d'un camp d'Arabes, sans qu'ils m'entendissent, ayant compté que je ne passerois que le lendemain.

« J'arrivay donc sur les trois où quatre heures du matin, fort heureusement, à Jaffa, où je me serois embarqué sur le moment, si 'a tramontane m'eût permis de pouvoir seulement sortir du port.

Elle m'y retint deux jours, pendant lesquels il fallut taire un présent de deux vestes à l'aga, et apaiser un certain émir-seif avec 14 piastres. C'est-à-dire que ce voyage me coûta en tout un peu plus de mille francs, en quoy tout le monde m'a trouvé fort heureux. Je partis le 15 de JafFa et arrivay le 17 en ceste ville, où j'attendray les ordres du roy .

« Je say, Messieurs, qu'il étoit dé^mon devoir de vous informer d'une affaire de ceste conséquence et où vous ne sauriez prendre quelque pan, mais le plaisir avec lequel je m'en acquitte pourra être compté auprès de vous pour quelque chose de plus que mon devoir. Je ne say pas quel party la Cour pourra prendre la dessus, je suis bien las de ces visages d'Arabes et encore plus des moines. Mais enfin, s'il est de mon malheureux destin, que je retourne dans ce pays-là, je vous déclare qu'à l'égard des messieurs de Rame, vous en pourrez faire tout ce que jugerez à propos, tout mon but n'allant qu'à chercher les occasions de vous marquer qu'on ne peut pas être avec plus d'estime ni de passion que je suis,

« Messieurs,

« Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

« Bremond.»

« A Seyde, ce 12 juillet 1700.»

M. de Blacas fut plus heureux que M. Brémond, il sut se maintenir à Jérusalem pendant deux ans, mais il dut ce succès beaucoup moins à son habileté qu'à ses largesses : « Vous savez, Messieurs, écrivait-il aux députés du commerce, que ces établissements coûtent des dépenses, surtout dans un pays comme celui-ci, qui ne craint guère la Porte ottomane ; on ne saurait s'y maintenir qu'en s' attirant l'amitié de tant de différentes puissances et devins appelés santons, qui sont les maîtres du pays, ce qui ne se peut faire que par moyen de petits présents qu'on ne saurait éviter de faire. Vous savez mieux que moi que les Turcs ne font rien pour rien, c'est pourquoi je vous prie d'avoir égard en ce que je me trouve ici dans un pays éloigné de tout secours, n'y ayant personne de notre nation, à

qui je puisse avoir recours comme dans 1 venant point du tout que je m'adresse au* M. de Blacas donne ensuite quelques d projetée du Saint- Sépulcre : « Je mets faire exécuter les pieuses intentions de n affaire avec un corps de religieux de différ quent de différents génies. Ici j'ai besoin ménager tant de différents esprits. J'es ordres du roi seront exécutés; j'attends ci doit obtenir de la Porte, pour faire comm tion tant nécessaire au Saint-Sépulcre, la du roi » (10 décembre 1713).

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