CE
Je» signes ies plus éclatants, ils -voas ens- -^-jenoent indiqué le temple de Jérusalem, -^exitez-vous ce qu'était le temple <ie Jébovah . -j-a^ Israélite ? Je ne parle pas de sa splen-r ^(e ceinture de portiques qui l'entouraient, ^t clés métaux précieux prodigués dans sa . ^ ^ de cette sublimité d'aspect que présente édifice, s'élevant parétaces sur la colet dominaut la ville entière et la contrée *e, comme la pensée de Dieu devrait dovie ; je "^ parle pas de cette beauté incoml arrachait un cri d'admiration aux disci-
- A« et le""^ disait oublier la beauté mille fois f aftCiO"
ode àe l'humble charité qui s'oublie. Mais, à
tteiuaS"'^'^"*^®' ^^ temple méritait d'attirer s les regards. î^'était-il pas le centre religieux dé aation? C'était là que les Livres saints avaient étécon- •vés • c'était là que s'offraient tous les jours les sauces pour les péchés du peuple et que la fumée B boiocaostes montait avec l'encens et les prières rs le ciel ; c'était là que se célébraient ces fêtes semelles, qui déroulaient dans ses plus grands souves l'hisloire du peuple élu. Le temple était le sanc- 'ire par excellence, le seul lieu consacré pour le 'e lévitique. Les Juifs, déjà dispersés eu grand nbre, y regardaient de tous les pwnis de la terre. ^««laient au moins y avoir adoré une fois en leur > à l'époque des grandes fêtes, ils se dirigeaient
~ to ~
pepuis q^'«n sang divin a arrasé la .„ devenue 1 « ««-ple de m«„^, ^ ^^ '«'r,, .„, «,m lieu tout hon.me a obtenu „n 1^ *"""»«»
du vrai £>»««• Nest-ce pas aux chr!.r °''"' ""« Paul écrira" ces „o.s : , VonTét '""' '°« =»i« SamwEspr-i.t . Sa„s do»,^ „°^;^^ '«s te„p,^
uaeaffeclioo particulier^ fc ', '"'^ '''''"'"ver
avons re^e»" '- éniocioL" J;;':^"- *>*■'« «4»o„:
avo«s ro»pu le Pain «t i,„ ! T,^ '°'"»*"«. "6 n„„^ „i„a. Mais gard„„,.„„„^ d-aJ^CTuf '" "°"»''idée superstitiease et ^e n • Pierres utx&
murs sacrés en eux.^ J^/ '""«f ««^ qu'il est des
l'EgUse chrétienne a eu des lie?, dt' /"' ""'^'^-^ n a pas eu de temple. E,,. . "^^ réunion . e||e
Elle a déclaré hautement " ^° ^ ^^^ ^''"''' ^^^ir *«aires étaient passés « p ''"^ ^^^ ^^"'P^ <^es sa^c* Minutius Félix, faire der"'^""'' "*'' ^'°^''«'»«»e J quand l'iaomme lui-u^ên,! ''^'^''^'^'^ons de Di^J**
«^Z tâtir un temple quand ''' '"' ''"""^'' ^^^^quol ^«' .e saurait ielL:^ ;« -nde entier créé ^^ ^--n.r notre esp., et notre et „" '" "'^"^ ^"^ ^^ ^ost ni la forme des J"^" ^'"l' ^^'^^^^^-^ ' P . ^^*ÏUei Us sont voués 1; ^'T"' " ""'"^ ^'«««^e . » T ^ ^'^ détermine le carp«, >
/^^ ÔP'«m quod ei extruam c» *^«'^actere
"^«> "Bo consecrandus est pecS^^'"* î? «««t'a dedi^dS/*'"^ca-
lectore. (Mm. Fél Ocfav.^^i^f^ente^
^e venl souffle où il veut, et tu en entends
tiuag®' .^^,aistu ne sais d*où il vient ni où il va '. »
' . j^-vin n'appartient en propre à aucune forme
Il les vivifie quand il le veut ; il les brise
/^ toute organisation ecclésiastique, à toute
' -^--jn religieuse. Dieu dit comme à Job: n En-
^^es foudres, eu sorte qu'elles marchent et
*' î^ous voici ' ? »
' ,^s ff^""^^» comprenez bien notre pensée.
'' y-ou'o"* point dire qu'il y ait incompatibilité Vacti**'^ ^^ Saint-Esprit et l'organisation ecclé- ^^ e. '^°^^^ ^i^u est un Dieu d'ordre. Toute ^* ^.A rtiiV 'v^'^* ^^^'^^ï et la société religieuse comme vitres, ào\i s organiser et se gouverner conforment à. sa constitution intime. Nous repoussons loin de nous ces tonestes théories, trop répandues aujourd'hui, qui sous prétexte d'inaugurer la spiritualité dans l'Eglise y introduisent l'anarchie et le désordre , en renversant tout ministère régulier. Elles ont contre elles la pratique de l'EgUse apostolique. H est de fait qu'elle s'est donnée promptement une organisation; elle a créé successivement les charges lui. lui étaient nécessaires, les détachant de l'aposto- 'at comme autant de rameaux d'une source vigou- '■^ttse. Elle a eu ses diacres, ses anciens. Elle a réglé son culte avec le plus grand soin; elle n'a point per-.
^^^ xxxviiï, '*■
pasleors, ses atkcîéos- recevront les dons nérassàirM
à VaccoDttpUssemenl de leur lâcbe. L'enseignemeoV
préparé avec soin, dans la métlilatioa et la prière,
sera aussi bien inspiré du souflEIe divin que fa parole
abrup'e et soudaine de l'improvisation absolue. Nous
même que plus le travail aura été intense el
[ plus le x*'"édicateur aura le droit de compter
jjyine assistance. Tl ne faut pas s'imagiaer que
g et Vi^"orance aient Je monopole du Saint-
■ t a*!^' ^ ^* dans le règne de Dieu une prime
'^' ' î. v\od'=>^^^''® ^t à l'étroitesse. Quant à nous, rAcprvée ^ ,
savotts t'as plus reconnaître l'inspiration d'eu
"™* , „^ \es paroles décousues et monotones des di-
va tioos ïoVigie^^^* que dans les froids et pompeux
discours de \a sagesse humaine. L'absence de l'oi^a-
ois^lion ne nous procure aucune édification. 11 faut
oreadi-e garde de ne pas parodier l'Ecriture et de ne
^s iixi faire dire :Làoù est l' Esprit du Seigneur là est
^ést>r^^^^ quand elle a dit : là esl la libirté. L.'orga-
^tior^ qui repose sur la volonté de Dieu est une
(j£^iori de bénédiction aussi longtemps qu'elle est
ig.^t& p^r '* P^é^- ^^îs qu'il soit bien entendu, mes
"^t-^^ «ïue du jour où elle n'est plus dans ces con-
*t»o^^, rfu jour où ia foi et l'amour en ont disparu,
*^ Qlk«--eW^ en sa faveur comme le judaïsme VinsUtu-
^^tk f^z^rtxiei^^ de Dieu, eût-elle le mécanisme le pios
P^ï-f^i*, oAA- «l*eun glorieux passé de plusieurs siècles,
'^t-ell^ en «*" mot le temple de Jérusalem, elle n'en
— je — plument sans ressources; cette aceablante réétioos a ^. ^ng ggj accompagnée de la persuasioa que véVa*'*''^ ^ aiŒ® ^* qu'il est tout-puissant pour nous se- ^ ovoque en nous un ardent désir de sa grâce.
''» * - *-oDS ^ ''* posséder ; nous la demandoDs avec ^ -f^oi^^ cœur s'ouvre pour la recevoir, comme ®^' profondément creusés qui boivent avec avi-
s^"** -«ui^^ fécondantes du ciel. Au coDtraire, le i Ves " -ji'est pas humble se ferme à ces divines in- 5*^ ^ -^\ se replie sur lui-même; il se refuse à aeoces- ^^^(^j même céleste. Il y a incompatibilité oute a^ entre l'oi^ueil et la grâce, parce que la toï»?* oclaïoe notre impuissance et notre néant, lanr gT^ceV ,Qjgueil repose sur l'illusion de notre force et ^**^ ricliesse. L'homme n'en est sans doute ni
\ riche, n» V^^^ *°'^*' » P^"^** ^"''' ^ drape fièrement d ns ses haillons, ceux-ci ne se transforment pas en pourpre myale. Mais Dieu permet qu'il soit fait selon sa volonté. Il veut demeurer en dehors de la grâce. Qu'il y demeure, dit-il, qu'il reste dans sa mort et sa stérilité. Et quand le ciel se rouvre, ce n'est pas pour lui, mais pour quelque cœur brisé qui soupire après le Saint-Esprit.
Comparez à ce point da vue, mes firères, le temple «' la chambre haute. A ne juger que d'après les ap- P^ï'ences Dieu seul, le Dieu Jaloux de l'ancienne al- 'Jance est adoré dans le sanctu»'"- Mais en réalilé
— ta —
^ribiiaut ain^i ï© prenrier rang ils le perdent et ^ft?, ^eiideï^*' an dernier, car dans l'ordre de la grâce oi, il s'agit de tout recevoir de Dieu, la hiérarc\vve V ^aiPe est bouleversée, et les pauvres, les hutt^u'; ^^« «léprisés aevancent les riches et les superbes l ^ffet ceB Juife orgueilleux se sont fait, des bienfal w X)ieu déjà reçus, comme un rempart «ontre les b faits nouveaux dont i] voudrait les combler part «us^hrist. Ils frémissent d'indignation quand on Jear par^ de perdmon et de salut, eiiaus^^ni ainsi le Z profond de l'auceune écouomie, qui n'ava., d'aut but que de préparer et de nourrir le désir du I^T risse rangent au nombre de ces prétendas/ustest
lesquels Jésus-Christ n'«=i « n ,^"**^«Pow
T p v.iinBt.11 est pas venu. Il n'y a ««o „„^
place dans leur c«»i«. „ • . ,. ^'^P^^Moe
«<Mi» »«ur cœur qui ne soit remplie par ]«„,. ^„
"^«». rfu. ces ir '^ f^"^""" '« P»»««>«4<e. Ce ae »«^ STfa^ pr^mptueux. se SaM à le„,s
«•««-1 Nr"*' '""'^ """^ '*'"°° «■"'" '»»'» terstre. non, use récente et hmniliante expérience leur
* «PI™ '°'"° '»"■• ftible«e e. leur lâcheté ..^euT lU «e «)a„ennen, de cet.» »«. funeste e.de«iu •1 1, V^'^°^* ou, à part une seule excention
«0"' au preesoir. Depuis que la croix a
loistère. Ils se disent que leur cstnse est per- ^6 \0^^ ^ sont secourus d'en haut. Ils se souviennent
due s'i^^, Christ leur a promis le Saint-Esprit et un Jés ^^gjy (jg le recevoir s'allunao dans, leur
i(0©** ^pt passé tous les jours qui précèdent la ^' da°^ *^ prière, invoquant avec larmes le
'^ t U* attendent toute délivrance, répandant
sU ^^ ^ leur cœur devant lui. Oh ! qui dira ce que xi9 ce^ -jrière de la chambre haute de Jérusalem, iicei** ^pauvres d'esprit auxquels le royaume des pxVfeïe » ^jé promis, prière des débonnaires qui doicietf*- * j^er de la terre, prière de rhumilité chréve»^ ** ^Q de sa faiblesse même et ouvrant le ciel
P"' ° ^e W°"° P"ère, mes frères, le glorieux évé- " i„à«° '"' comme rexaucement suprême suffit "*"' noas l'apprendre. Quel contrasle, dès ce jour, '^"e le lemp'!* et l'église ! Quoi de plus triste que le tulte juif depuis la Pentecôte, ombre glacée d'un glorieux passé- Bien n'est changé au dehors; mais la sète ne coule plus sous l'écorce. L'arbre est mort, et on ne cueiUera plus de fruits sur ses branches. Les rites sacrés continuent à se célébrer, mais ils ont perdu toute signiacation. On offre des sacrifices; mais la sang des Tictimes, qui ne fig«rc P'"» l'offrande du Calvaire coule inutile sur une terre déjà rachetée. On prononce les V"^^ accoutumées; mais aucune parole' ne mon» »" *'• P^rce que ce ne sont pas les
client ea avant! Rien ne leur résistera. Us
^^ * ^-jont aujourd'hui même, en voyant des mil-
fspP ,. ^-^luiïies se convertir à leur voix^ ©t demain le
j.^ l'apprendra aussi en se voyant contraint de
^ev^ant leur conscience comme devant une
vi^s»^® ^^""^^s- Le inonde entier le saura
^" ^^ax '^"* celte cfaaml^-e haute a commencé
^^ * ^-«relÏB qui doit tout transformer sur la terre e liO*
f~£ytD^^^ ®6s vainqueurs dans cette poignée
V^^ gjg obscurs. O toute-puissance de l'humiliié
^"^ «e, 1"* Piiise à pleines mains dans les iré-
contrasta entee la chambre haute et le temple ' t pas propre uniquement au siècle apostolique.
U s' est renouvelé d'époque en époque dans l'histoire de VEgliss» ^^ toujours pour les mêmes motifs; louiours l'orgueil a cha^é le Saint-Esprit et rhumiliié l'a attiré ou retenu. J'en citerai trois exemples frappants, empruntés à trois Eglises différentes, pour mieux vous
^>tt»ontrer qu'aucune organisation religieuse n'est suffi. usante à elle seule pour conserver la vie et la piété.
Omsidérez l'Eglise au seizième siècle, à la veille des grands événements qui doivent la relever. Elle Pï'éseote l'aspect le plus bri|lant,son empire s'étend Pï"esque aussi loin que le monde connu. Elle enveloppe "^ôns le réseau àa l'organisalioii lu, plus savante qui se
puisse ima^oer, des peuples entiers docilement plies
— 2k~ pardon de son Dieu. Et la bienheureuse Réfornoatio» sortit, riche de toutes les bénédictions qu'elle devai répandre sur le moode, de la petite. ceUu\e d'un couvent d'Erfurt!
Un siècle à peine se passe, et voici, chose étrange . ï"o le lemple juif est reconstruit dans la pairie même l® Luther, et par la main de ses successeurs. A ®u des réformateurs du seizième siècle, "vous av 'S rabbms du dix-seplième'. Ils ont pris la lettre de 'S -enseignements ;' ils en ont renié l'esprit. Eux aus 't imaginé une organisation ecclésiastique savante.
ont reconstruit rautorilé cléricale au sein de l'Eg'ïse faochie à la voix puissante de leur réformateur.
lui forgent également le joug d'une tradition ha- ■ne. S'emparant comme d'un métal bouillon* encore 'a docirinede Luther, ils la jettent dans le moule *'^ *ie leur ihéologief ils refroidissent 1» f^nte ar-
e*- ifs transforment en scolastique sèche et arioe '*■ puissant d'une piété pleine d'originalité el de
• J's substituent à l'Evangile éternel un» scolas- ^'^rissée de formules. Et quand ils ont aio^i systé- ^ ï«( vérité, ou plutôt quand ils l'ont clisséquée ®«»r froid scalpel, ils se glonûent de lei*r <*"^''^' ^ussi disent avec orgueil : « Le Sai*** ''
*?t serait trop sévère si on l'appligaait iodittérerd'ï'^^'i bdI E»Sf™ a"«™a''<*f de ctitte époque. Mais qu'il soU 3'»^^„ePÛons, Clique au type doctrinal prédominant alors, sauf les ^.^L»^ de ^e rMonn^tront tous ceux ciui sont au cc*»i-am de l *'J!!^M- ««■ Nous renvoyons ceux qui en douteraient à l'ouvra» ■^ ^»ojoclt sur Jes universités allemandes.
#«„-r l'autre sans péril. Elle se croyait l'une eiprm-erj^^^ ^^ ^^^^^^^ ^^,^^^^ ^^^
riche eo œuvre», ^ ^^^^ ^^ ^^^ ^^ régularité de ses
pauvre, ^^^^^^^^^ferojai* l'incrédulité et la mort, cadres recouvr s e ^,^^^jj ^^ ^j^^ ^gj ^ ^^oi. Je le
Elle se disait ^"''|^ ![,^éri,age. et nos pères nous ont possède par droi ^^^ ^^^ ^^^^^^^ ^^ ^^^ j^^
*^t"r" F?Sn eue se trompait, etquanci lecielse bùclxers.^Ehbien.evio t- dans les
ro«>rrit, le Saint-Esprit descendit, non pas a rouvnv, r chambres hautes ou 1 ap-
vastes temples, mais dans les cham pelaient en gémissant les pères de notre rev , ré^eU dont nous ne saurions jamais assez bénir Dieu, tout en cherchant à le prolonger et à le coiapléter.
Ces exemples, mes frères, ne parlent-ils pas bien
fortement à votre conscience. Ne vous dise nt-ils pas
*P^ '-à part l'humilité, rien ne saurait retenir le Samt-
Esprii dans une Eglise : ni l'organisation la plvis samte,
»' i 'orthodoxie la plus scrupuleuse, ni le passé le plus
glorieux n'y réussiraient. Qu'aucune Eglise ne s'ima-
SMtiG donc être à l'abri des plus tristes décadences.
:^^*'^e2-vousbien de le penser, ô vous, qui par des
'«sti triions ecclésiastiques conformes aux principes
e van Reliques, avez pris toutes les précautions exté-
'"ieuï-^js contre le formalisme. Ce n'est pas nous qui
""'""" blâmerons de cette prudence qui est d'ailleurs
>voir. Car nous n'avons pas le droit de mentir à ^ convictions, un seul Jour, sur un seul point. La 1 Heure manière de glorifier Dieu est, après tout, de
aimé et adoré. Que jamais nos temples et nos chapelles ne nous laissent oublier le temple spirituel qui n'a point été fait par la main des hommes. Construit sur le fondement des apôtres et des prophètes^ reposant sur la pierre de l'angle rejetée par ceux qui bâtissaient, il s'élève toujours plus haut d'époque en époque à la gloire du Dieu trois fois saint. On lit sur son frontispice ces mots divins : Quiconque invoquera le nom du Seigneur Jésus sera sauvé. Soyez toujours de ce temple-là ; entrez comme des pierres vives dans sa structure. Pratiquez l'article du symbole : Je crois à VEglise universelle. Ne sortez jamais de cette sainte catholicité, et sachez que du jour où vous en sortiriez par l'esprit sectaire, vous sortiriez de la communion de Dieu. Tandis que vous vous applaudiriez des soins que vous avez pris de conserver au Saint-Esprit la liberté de son action, vous né vous apercevriez pas qu'il se retirerait de vous, et qu'il vous laisserait avec vos excellentes institutions, avec vos principes vrais, aussi impuissants, aussi glacés, aussi morts que les scribes de Jérusalem ; et quand le ciel se rouvrirait de nouveau, le Saint-Esprit descendrait dans quelque cœurhumble et brisé qui l'appellerait en gémissant, peut-être du sein de la superstition la moins éclairée !
Mes frères, n'éprouvez- vous pas un ardent désir de voir en effet le ciel se rouvrir, etTeffusionde l'Esprit se répandre de nouveau sur nous ? Ne sentron pas généralement que la sève de notre christianisme est
-.v,«iot. de U torme el ie \a servitude, et ^^, ^^^. , qu'i\8 Tecommaaàett^ est pire que 1.^* ^^,^,^1 i de guénT.I>'aulte8, totobant dana. l-a/rttoe >sé, voient, \e sa\ut àe V Eglise dans l«» sappresde toute organisalion, oùbViantque ''■^fc^ucede ne penl deTenir le pire des formalismes. Ttonfes ces jrmea sont extérieures et ne rendront pas /a vie peuple de Dieu. Peu importe la manière dont on ipose le linceul d'un mort; qu'oo Ten enveioppa ^ qu'on le déchire, il n'en est pas moins couché jns le sépulcre jusqu'à ce que le souffle de la vie i\ ait été rendu. Il n'y a donc qu'une chose à faire, •eat de demander avec une sainte ardeur ce soufQe le vie. Il nous sera accordé, quand une prière immense, écho de toutes nos prières, faisant monter pers Dieu la grande voix de TEglise contemporaine, s'élèvera au trône de la grâce, semblable à celle des disdples à la veille de la Pentecôtel Quand '®s chambres hautes prient , les cieux se rouvrent, '•ais que dia-je ! ils sont déjà ouverts. Ils le sont de- "*'s dix-huit siècles. Il n'y a de fermé qae notre °6«r; qu'il se rouvre et nous verrons Ja ghire de »eu t i/ggiige qui aujourd'hui sera la plas bénie, '*^ Celle qui ^"•"^ '* P^"^ humblement demandé ^int-Esprî* ; ®' ^® chrétien qui, dans cette %lise, ■ ** Je plas eïj W^**' **® ^^^ ^^^^' ®®''* ''®'"' ^"' »» sera ^^^é œnna^ '® '''"* "^"^^ ^* *® ^'"^ misérable. ^"t^i ne ^W^^"''*"'^ P*^ ^'^^^ Eglise-là ? et pour-
rt vrai caractère, et c'est vous, mes frères, qui êtes hargés de le lui conférer. Oui, chrétiens, mes èï'es, prêtres et rois de l'Eglise , sacrificateurs de la -xvelle alliance , souvenez-vous que vous êtes les jtïsécrateurs de ce temple, ^ovez-le véritablement chaque fois que vous y serez , jjiSj et rappelez-vous que la meilleure manière de 'fttr© » c'est d'offrir aux effusions de l'Esprit un /eur brisé, et cette humilité profonde qui l'appelle , |g retient en nous, cette humilité qui faisait dire à saint Augustin : « Elle est petite et chétive la maici son cl® ^'^^ âme, pour que tù y entres. Elargis-la. «Elle tombe en ruine. Répare-la. Elle est pleine de «souiW"'^^^ 1"* offenseront les yeux. Je le sais; je te « Vavoue- Mais qui la purifierait , si ce n'est toi , et , à q"* irais-je, si ce n'est à toi ? Ne l'ai-je pas cono fessé loes péchés, et ne m'as-tu pas pardonné mon ^•j^iquité'?. "«Répétons, nous aussi : Elle est petite et chétive la maison' où nous te convions. Quel édifice serait digne de toi ; tu as fait de la terre le marchepied de tes pieds! Mais si lu entres en ce lieu, si tu l'honores de ta présence, il deviendra l'uu de tes sanctuair*® préférés. Oh ! daigne y entrer et y demeurer ! Viens» descends, Esprit créateur, et fais de ce lempl» une véritable chambre haute de Jérusalem!