‹ La chambre noire et le microscopeChapitre 28 sur 54 · APPRÉCIATION DE LA PUISSANCE D’AMPLIFICATION · texte numérisé non relu

APPRÉCIATION DE LA PUISSANCE D’AMPLIFICATION

La combinaison lenticulaire du microscope a pour objet de fournir une image amplifiée des objets que nos facultés visuelles sont incapables de percevoir. La puissance moyenne de l’œil humain, étant un terme de comparaison générale, forme une unité-type, audessus et au-dessous de laquelle les lentilles concaves ou convexes peuvent porter la vision ; car l’œil est en quelque sorte une chambre noire munie d’une lentille composée, consistant en plusieurs parties. Pour

étudier un sujet avec le microscope, qui supplée à la constitution naturelle de l’appareil de la vision, il est nécessaire de le voir suffisamment pour comprendre les petitesses qui échappent à l’œil nu.

Les personnes peu familières avec la micrographie attachent une importance inconsidérée à l’usage exagéré des limites extrêmes du grossissement que la combinaison du microscope est susceptible d’atteindre. Le secret d’une bonne observation est d’obtenir une perception qui fasse bien comprendre la structure d’un corps. L’instrument est incapable de faire discerner ce qui n’existe pas réellement ; quand on voit bien, on a plus de facilité pour établir une déduction logique des faits. La plupart des erreurs d’interprétation proviennent de ce que l’on a voulu outre-passer le pouvoir du microscope, en relation avec la nature de la préparation; car la puissance de la combinaison optique est un rapport des dimensions des détails aperçus avec son secours, aux détails semblables que l’on distingue à l’œil nu. Le degré de pénétration varie d’un individu à un autre, mais l’œil plus faible, qui les distingue imparfaitement, ne verra pas mieux leur image.

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