MESURES MICROMÉTRIQUES ET DÉTERMINATION DES GROSSISSEMENTS
Le grossissement linéaire se mesure par le rapport des deux dimensions homologues de l’image agrandie et de l’objet. Pour cela, on emploie un micromètre ,
consistant en une lame de verre sur laquelle sont tracés des traits équidistants très-rapprochés; ils contiennent une merveilleuse subdivision de la mesure métrique, redivisée en fractions. Ainsi on prend un millimètre, gradué sur verre en 50, 100, et même davantage. Une pointe de diamant , montée mécaniquement , grave les traits de chaque division avec plus d’accentuation pour les dizaines. Il se place sous l’objectif ou s’introduit dans le tube du microscope, sous l’oculaire. Dans le premier cas, on place le micromètre
Fig. 43. — Micromètre objectif (avec un dixième de millimètre amplifié).
sur la platine, et l’on dispose à la même hauteur, à côté, une feuille de papier, sur laquelle on dessine à l’aide de la chambre claire les divisions micrométriques d’une part, et, de l’autre, sans rien changer, les contours de l’objet. Supposons que trois divisions du mètre, trois centimètres, soient couvertes par une division grossiedu micromètre ; les divisions de ce dernier étant égales chacuncsàun centième de millimètre, le grossissement linéaire sera exprimé par = 500.
APPRÉCIATION DÉ LA PUISSANCE D’AMPLIFICATION. 121 Dans le second cas, le micromètre est situé près de la lentille collective de l’oculaire; la division et l’objet, au lieu d’être grossis également par l’ensemble de l’appareil dioptrique, ne le sont que par la faible lentille de l’oculaire : ils apparaissent à l’œil en même temps que l’image que l’on veut déterminer. Seulement, la valeur de cette mesure toute relative est subordonnée à certaines erreurs, qui n’existent pas avec l’emploi d’un micromètre-objectif, dont le seul inconvénient est d’exiger une opération un peu plus compliquée.
La méthode à employer en photomicrographic se rapproche notamment de celle en usage pour le microscope solaire ; elle est beaucoup plus simple et plus exacte, puisque l’on opère sur une image réelle projetée sur l’écran, au lieu d'une image virtuelle comme précédemment. On met au foyer un micromètre-objectif, dont on prend une épreuve, ou dont on trace les divisions amplifiées sur une bande de papier, pour plus tard comparer ces mesures avec l’image obtenue dans des conditions identiques, et établir la proportion numérique. Afin d’éviter de recommencer à chaque fois le même travail, on pourra établir une série de mesures proportionnelles, pour quelques distances locales, en constituant une table, qui sera ainsi faite une fois pour toutes. Ainsi, on prend sur la base de la chambre noire, ou sur une règle fixe, trois
points principaux : l’un au plus près de l’objectif, l'autre au milieu, et le dernier, au point le plus