‹ La chambre noire et le microscopeChapitre 51 sur 54 · ÉPREUVES POSITIVES SUR VERRE POUR LES PROJECTIONS · texte numérisé non relu

ÉPREUVES POSITIVES SUR VERRE POUR LES PROJECTIONS

Le point capital pour faire des projections est d’avoir de bons positifs sur verre, possédant les qualités voulues qui rendent l’image d’une manière bien expressive. Le négatif sera l’objet d’un soin particulier, puisque la perfection du positif sur verre lui est intimement unie : un peu dur pour donner plus d’ÿccentuation aux détails, exempt de tout voile qui se traduirait par une teinte grisâtre imperméable à la lumière, et surtout une très-grande netteté; le développement, dans lequel on force un peu la dose d’acide dans le révélateur, et notamment pour l’acide pyrogallique, est plus avantageux. Comme le sujet microscopique doit recevoir une seconde amplification dans la lanterne, il est inutile d’exagérer le grossissement aux dépens de la netteté, qualité impérieuse ; aussi c’est pour cela qu’on ne s’adressera seulement qu’aux préparations qui y satisfont. On peut aussi copier à la chambre noire des épreuves positives sur papier; en les diminuant dans des proportions convenables, on fait des négatifs très-suflisants. On choisit ce moyen quand on est soumis à un format qu’on n’obtiendrait pas avec l’instrument lui-même.

Les positifs par développement auraient l’avantage

l.ES l'HbJECTIONS.

d’une grande inaltérabilité de l’image, s'il était plus aisé de les produire directement à la chambre noire. Comme le négatif sert d’ailleurs à tirer un nombre indéfini, il vaut mieux encore y avoir recours; il laisse de plus la liberté de modifier la trop ou la moindre intensité dont on n’est pas maître au développement. Les traits et le caractère ne sont pas altérés au tirage, si l’on a soin d’exercer avec la vis du châssis une pression suffisante, assurant une exacte application d’un verre sur la surface de l’autre; on le choisira parfaitement plan, sans quoi la compression le ferait éclater. La couche sensible dont le verre est revctu pour être impressionné à la lumière, est le collodion sec ou mieux encore l’albumine ; ce dernier procédé, qui exige plus d’habitude de manipulation, donne une plus grande transparence. On évitera les noirs trop intenses qui empêcheraient la lumière de passer, en favorisant d’un autre côté les détails délicats qui réclament un fouillé prononcé pour être bien rendus. Une teinte douce dans l’elfet général, un peu bistrée, empêche l’empâtement. Les fonds, pour être bons, ont besoin d’être aussi translucides que le verre lui-même.

Le modèle adopté généralement est le format du demi-stéréoscope (environ 0,085 sur 0,100). La surface du positif sera entièrement couverte par l’image photographique, afin qu’il n'y ait pas de place per-

due; quand on y insère un sujet enlier, tel qu'un insecle, il est naturellement indispensable qu’il soit compris en entier dans le module choisi ; si l’on y place seulement un fragment, il occupera U surface entière et sera pris dans la partie la meilleure qu’offrira la préparation. Les bordures baveuses font mauvais effet, tandis qu’un contour bien délimité rend l’image plus agréable à l’œil du spectateur. C’est pour cela qu’on trace un cadre en bitume, soit carré avec les angles arrondis, soit rond ; dans le premier cas on occupe la totalité de la surface de l'écran, dans le second, le cercle inscrit dans un carré rend les angles inutiles, mais il donne mieux une représentation du champ du microscope.

L’épreuve terminée est recouverte d’un verre mince protecteur, placé sur le côté de la couche contenant l'image; une bandelette de papier collée sur les bords les réunit ensemble, laissant une place pour inscrire la détermination du sujet. Au moment de les présenter dans la coulisse de la lanterne, les positifs sont introduits dans un châssis en bois spécial, qui les rend plus maniables et donne plus de sécurité pour leur conservation dans les manipulations. Quand la démonstration est rapide, on atfecle un châssis à chaque positif, pour ne pas avoir l’embarras de changer constamment.

Ln supposant que l’on ail à traiter une question

LES l'ItOJEOÏONS.

pour laquelle l'interprétation photographique fût impraticable, on favoriserait toujours beaucoup une explication, en prenant une épreuve d’un dessin, ou mieux encore en faisant une peinture sur verre, qui compenserait la rectitude photographique, par l’attrait du coloris. On peut aussi projeter des gravures tirées sur papier transparent collé sur verre.

Fig. 8a. — Sujet' Hivers contenu' dans l'eau stagnante.

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