APPAREIL
La lanterne dont on se sert a pour but de contenir un foyer d’éclairage très-intense, sans qu’il puisse se répandre dans la pièce obscure, autrement que par l’objectif qui forme l’image sur l’écran. Elle consiste en une boîte métallique surmontée d’une cheminée couverte, ne laissant pas échapper de lumière ; au centre se trouve la lumière, au fond un réflecteur argenté parabolique ou elliptique, qui la dirige à travers une lentille condensatrice ou collectrice sur la photographie, placée dans une coulisse devant l’objectif ; c’est une sorte de chambre noire renversée. La lanterne diffère par quelques détails du microscope solaire, le système optique est beaucoup moins convergent et fournit en conséquence un grossissement moindre ; celui qui semble être le plus convenable est un objectif dit à cartes île visite ; combinés spécialement pour donner une grande netteté, ces instruments achromatiques sont de plus d’un foyer en rapport avec les besoins des projections. 11 est nécessaire qu’ils soient montés à crémaillère, afin de régler la mise au foyer,
et pourvus d’un diaphragme proportionné à l’intensité d'éclairage, compensé avec la netteté voulue. On obtient ainsi un agrandissement d’une photographie représentant indirectement le sujet microscopique
Fig. 82. — Lanterne pour le microscope éclairée au gaz oxhydrique.
lui-même ; s’il fallait le projeter directement avec un objectif du microscope, la petitesse des lentilles étant cause d’une grande résistance du passage des rayons lumineux, il serait impossible d’avoir un aussi fort grossissement, et encore il serait indispensable de se rapprocher beaucoup de l’écran, sur lequel on per-
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drait la netteté que permet de conserver un positif sur verre bien fait.
Kig. 83. — Appareil de M. Duboscq pour redresser sur l’écran les objets placés horizontalement dans les expériences de projection.
L’introduction verticalement des verres dans la coulisse de la lanterne est incommode quand les sujets doivent se succéder rapidement, et cette disposition se prête mal à certaines expériences où la substance que
l’on montre ne s’en accommoderait pas. Pour y remédier M. Duboscq a imaginé un appareil qui se place devant la lanterne et permet de projeter verticalement un objet disposé horizontalement ; un miroir réfléchit la lumière sur une plate-forme où est placé l’objet, au-dessus duquel l’objectif forme l’image renvoyée sur l’écran par un prisme.
On aura pour écran une surface blanche rigoureusement plane, de dimension proportionnée à la distance moyenne que doit occuper la lanterne, placée au milieu de la salle sur un pied mobile ou sur une tablette, spécialement élevée pour que le centre du faisceau lumineux corresponde à celui de l’écran ; on le fait en calicot bien tendu sur un châssis et peint au blanc de zinc, ayant les coutures dissimulées par la perfection de l'assemblage. Le papier tendu lui est supérieur, présentant une surface plus unie et plus réfléchissante ; il est regrettable qu’il ne soit pas aussi praticable dans les grandes dimensions. Dans certaines circonstances, il serait avantageux que l’écran ou la lanterne fussent mobiles, afin de faire concorder leur rapprochement avec les effets qu’on voudrait obtenir. Selon les convenances des locaux destinés aux cours, les spectateurs se placent soit sur les côtés, soit derrière ou même devant la lanterne, qui a besoin d’être assez élevée sur une estrade, pour que ceux-ci ne soient pas un obstacle ; en employant un transpa-
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rent, la répartition est plus facile, si la salle le com-
porte. en ce cas, 1 appareil est derrière et fait face aux spectateurs.
Fig. Si. - Application Je la photoinicrogrnpliic à i'eii.-eignemcnt. — Projection 1 la lanterne
ü'une épreuve Je Jialomées.