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CHOIX OU MICROSCOPE

Les instruments dont on a besoin étant du ressort direct de la micrographie, d’une part, et de la photographie, de l’autre, on s’arrangera autant que possible pour n’avoir pas d’instruments spéciaux uniquement destinés à l’une ou à l’autre de ces sciences, mais qui, au contraire, tout en étant employés en photomicrographie, pourront être utilisés dans leur entière acception pour toutes deux. Avec quelques modifications très-sommaires, quelques accessoires insignifiants, on transformera leur destination première, en leur laissant la faculté de servir indistinctement. Avec le microscope, auquel on aura restitué son oculaire, on

reprendra ses observations ; avec la chambre noire, à laquelle on remettra l’objectif, on pourra faire des portraits, on prendra des vues.

L’ensemble de l’appareil qui sert à reproduire des sujets microscopiques n’est qu’une modification de la chambre noire ordinaire, à laquelle est fixé l’objectif qui forme l’image ; on lui substitue un petit objectif à très-court foyer, qui, placé près du sujet préparé sur une lamelle de verre, reçoit la lumière réfléchie par dessus avec condensation directe.

Un instrument de qualité secondaire permet d’aborder la photographie d’une manière satisfaisante, mais, quand on fait des études d’une portée réellement scientifique, il est urgent d'en avoir un dont la partie optique soit très-soignée et le mécanisme perfectionné. Sans entrer dans une description complète, laissant de côté la partie optique, qui sera plus loin l’objet d’un examen spécial, considérons les principales conditions que l’instrument est appelé à remplir.

Un aura un microscope suspendu sur axe, afin de pouvoir prendre toutes les positions entre l’horizontale et la verticale ; l’ajustement du foyer se fera d'abord par un mouvement rapide commandé par une crémaillère, et ensuite par un second mouvement lent à via micrométique , installé de façon que, si les objectifs viennent à toucher le porte-objet, ils remontent sous l’effort de la résistance. Le tube à frottement mou*

hfj. 8. — Microsco]H! grand mmli-le perfectionné de M. Nucliet.

La plaline sera monlée à rotation, de manière à pouvoir tourner dans tous les sens, par rapport à l’inci-

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n’est pas suffisant pour mettre au point avec précision.

(lence de la lumière ; elle portera deux valets 04 pinces à ressorts pour fixer les porte-objets ; la pla-r tine est souvent garnie d’une double platine à vis de rappel pour les déplacer mécaniquement ; c’est une complication encombrante, il vaut mieux s’habituera mettre à la main sur une platine unie, les préparations à la place qu’elles doivent occuper, en posant les doigts à plat pour assurer la main , à la lois sur la platine et sur le porte-objet, communiquant à ce dernier un léger mouvement de translation latérale. L’éclairage sera formé d’un douille miroir plan d’un côté et concave de l’autre, monté sur articulations pouvant se développer dans le plan vertical de l’axe de la vision, pour obtenir des effets de lumière oblique. Un système de coulisses verticales placé entre le miroir et la platine permettra, à l’aide d’un levier, de déplacer les diaphragmes, de mettre des verres colorés, le polariseur ou un condensateur.

Quoique tous les microscopes soient établis d’après les mêmes bases, ils diffèrent notablement entre eux selon le genre de la fabrication. Parmi les constructeurs, les uns tendent à les populariser en les rendant moins onéreux, les autres à en rendre l’emploi plus commode par d'heureuses dispositions de détail ; plusieurs enfin s’efforcent d’apporter de remarquables perfectionnements dans le mécanisme et la partie optique. Les instruments français , anglais et alle-

2(i U CHAMBRE NOIRE ET LE MICROSCOPE,

mands ont tous des qualités différentes. La fabrication anglaise est justement estimée, mais elle est caracté-

Fig. 10. — Microscope île M. Nachct (modèle moyen).

risée par la surabondance des accessoires, les pièces diverses variées à l’infini, et la complication mécanique; elle est luxueuse, d’un style particulier, et la partie optique est également soignée, mais cette somptuosité

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est dispendieuse, f.es figures ci-jointes représentent les

Fig. 11 . — Microscope universel (modèle de M. Thomas Ross).

modèles de M. Thomas Ross renommés pour leur remarquable perfection. En France, les fabricants atteignent

aussi haut degré de perfection, mais avec moins d apparence extérieure ; ils les établissent plus particulièrement pour réunir dans un ensemble habilement combiné, sous une forme solide et moins coûteuse, des ressources aussi complètes, pour la plus grande facilité des observations.

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