HISTORIQUE
La première application retentissante de la photographie à la micrographie eut lieu en France en 1840. M. Donné présenta à l’Académie des sciences des épreuves sur plaque daguerrienne ; en môme temps, en Angleterre, l’éminent photographe Talbot, puis M. Dancer, faisaient de la photographie
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avec le microscope à gaz eL le microscope solaire, mais sur papier el sur verre. En 1841 et pendant les années suivantes, M. Richard Hodgson, le Rév. Read, M. Kingsley, s’occupèrent activement de cet art nouveau. M. Donné, ayant acquis la pratique des épreuves faites au microscope solaire , publia, conjointement avec M. Foucault, le bel atlas d'anatomie microscopique dont les gravures à l’eau-forie avaient été exécutées d’après des images obtenues sur métal. Vers 1850 et 1852, M. Doives, puis M. lligley soumirent des épreuves remarquables à la « Société royale de micrographie ; » M. Wenham, micrographe distingué, fit aussi des études photographiques avec succès. En Allemagne, citons comme ayant pris part à ces travaux à la même époque MM. Mayer, à Francfort ; M. Albert, à Munich; ainsi que MM. Ilesseling et Kallman ; M. Gerlach,enl862, publia un album d’épreuves photomicrographiques, œuvre réellement d’un habile praticien; il était suivi en 1865 par M. Helwig, de Mayence. La photomicrographie fut reprise à Paris de 1857 à 1862 parM. Bertsch, inventeur d’un microscope solaire avec polarisation chromatique, construit par M.IIart-
nach, il lit des dialomées avec succès; M. Nacliel, fabricant d’instruments de micrographie, s’en occupa aussi pendant quelque temps. Aux États-Unis d’Amérique, M. Dean (de Boston) (1864) l’appliqua aux recherches d’anatomie médicale; M. Draper s’en servit pour faire exécuter avec précision des dessins sur bois pour un ouvrage. Mais M. le docteur Brevet, lieutenant-colonel Woodward, assisté du docteur Curlis, est celui qui dans le nouveau monde éleva cette science au superlatif; le Medical Army Muséum, ne recula devant aucun sacrifice pour lui favoriser ses expériences remarquables. Citons encore en France le docteur Duchenne (deBoulogne) ; M. Rouget, M. Buvette (d’Amiens) ; en Angleterre, le docteur Maddox, avec une pratique de longues années, s’acquérait une renommée justement méritée par les perfectionnements qu’il y apportait, et notamment dans les dispositions d’éclairage. M. Moitessier publia en 1866 le premier traité spécial de Photographie appliquée aux recherches micrographiques, accompagné d’épreuves sur papier au chlorure d’argent ordinaire. Il fut suivi en 1868 d’un autre ouvrage allemand du docteur Reichard,
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ayant pour but la vulgarisation, également accompagné de quelques épreuves sur papier leplograpbique. A PEx position universelle de 1867, la photomicrographie était représentée parM. Neyt (de Gand), qui opérait suivant la méthode de M. Bertsch, et par M. Lakerbaüer, dont on a remarqué les épreuves agrandies successivement. Mentionnons encore comme contemporains ayant travaillé ce sujet : M. le comte Castracane, qui s’est spécialement adonné à la reproduction des diatomées ; M. Guinard, de Montpellier; et M. deBrébisson, le célèbre diatomisle. Cette nomenclature ne comprend pas divers travailleurs' obscurs de la micrographie, et desexpérimentateurs se révélant de temps en temps, qui, sous le nom modeste d’amateurs, ne concourent pas moins à répandre le goût de la science et lui font souvent faire de vrais progrès.