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DIFFÉRENTES SORTES DE PRÉPARATIONS

La description détaillée de la manière de faire les différentes sortes de préparations ne saurait trouver place ici ; du reste, avec les traités spéciaux, on ne peut apprendre que très-théoriquement l’art du préparateur. Plus que dans toute autre science, l’habileté ne s’acquiert que par une pratique constante et par les secrets de ce genre de manipulation. Il est cependant utile de donner quelques renseignements relativement aux côtés qui ont directement trait à la photographie.

Les préparations sont divisibles en deux catégories : celles qui sont temporaires, n’ayant d’autre durée que celle de l’observation, et celles qui plus soignées sont destinées à être conservées en collections. Sans exclure les premières, le soin tout parculier apporté aux secondes les rend plus propres à la photographie. Elles se font sur des lamelles de verre de 0,027 x 0,075, dites porte-objets, modèle uniformément adopté ; on les conserve verticale-

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ment dans des boites à rainures, ou, dans certains cas, à plat, sur des casiers à tiroirs.

Chaque sujet requiert un travail particulier, son choix constitue le degré de perfection selon lequel se fait Pobservalfon. Les préparations définitives se résument à trois sortes : à sec, au baume, ou dans un liquide, avec recouvrement d’un verre très-mince formant protection ou cellule (couvrcobjet).

Les préparations à sec ne sont employées que pour les corps qui n’ont pas besoin d’une grande translucidité. On fait une cellule en bitume de Judée, dans l'intérieur de laquelle on place le sujet convenablement travaillé, puis on le recouvre d’un verre mince, et l’on ferme en traçant une bordure du môme bitume.

Les préparations au baume de Canada , le meilleur des vernis pour la micrographie, conviennent aux corps secs ou pulvérulents, auxquels elles donnent une grande transparence; elles sont d’une excellente conservation, et bonnes spécialement pour la reproduction photographique, parce que les sujets y sont comprimés et que le baume est doué d’une

puissance de réfraction et de pénétration supérieure; mais comme il fond sous l’influence de la chaleur, on évitera de trop prolonger dessus l’action du soleil. On les fait, en déposant sur l’objet placé sur la lamelle de verre une goutte de baume fondu qu’on comprime légèrement, en évitant les bulles d’air, et qu’ensuite on laisse refroidir.

Les préparations dans le liquide , qui sont beaucoup plus compliquées, s’adressent à la plupart des sujets d’anatomie et à toutes les substances humides qui n’ont pas de transparence par ellesmêmes. Les liquides usités sont variés à l’infini, et multipliés suivant les exigences des tissus végétaux et animaux ; chacun d’eux, suivant certains micrographes, exigerait un liquide spécial, lui donnant des propriétés propres à l’ohservalion. Néanmoins les plus fréquemment usités sont l’acide acétique, la glycérine, la gomme, l’acide phénique, mélangés entre eux selon des formules diverses. On trace sur le porte-objet une cellule au bitume de Judée; après avoir déposé sur le sujet une goutte du liquide , on dépose le verre de recouvrement légèrement, que l’on soude à la cellule avec la

même matière plastique, ayant soin d’éviter les bulles d’air et rendant la cellule parfaitement close. Il faut éviter en observant décomprimer le couvre-objet ; en abaissant dessus l’objectif, on le briserait et la préparation serait perdue.

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