PREMIERS ÉDITION
Mon excellent ami !
Lorsque je vis [les précédentes pages imprimées, je compris qu’il y manquait encore quelque chose avant que je pusse les lancer dans le monde. D’abord j’avais eu l’idée d’écrire une acerbe préface contre tel ou tel auteur de mes collègues qui ne m’ont jamais fait de mal, mais contre lesquels j’avais une rancune ou dont j’étais jaloux. Mais comme je ne pus imaginer personne qui tombât dans ces termes, je dus bien renoncer à ce joli plan. Alors je me proposai de diriger de violentes attaques contre messieurs les critiques que je ne connais pas et qui me ..., j’aurais pu dire, — ils devront conspuer. C’est un mot solennel et fort en usage chez les écrivains déçus. Mais il y avait mille chances contre une, qu’on me reprocherait d’avoir écrit ces attaques.