ÉPILOGUE
Là-dessus, j’ai renoncé à toutes les choses odieuses, et ç’eût été mieux encore 6i je ne les avais pas laissées passer dans mon livre. Et comme j’avais eu le dessein de te dédier ce livre, je résolus enfin de fondre tout ce que j’avais à dire avec cette dédicace ; et c’est pour cela que j’ai écrit cet épilogue. Dire quelque chose de désagréable maintenant me serait impossible, car comment cela pourrait-il se faire dans le voisinage de ton nom?
Tu sais comment j’ai réuni ces croquis. Ils ont été composés à des heures perdues, entre deux roues et sur l’eau, dans des promenades et dans d’ennuyeuses sociétés. Ils ont été écrits dans un moment où un autre ouvre son piano, ou fume sa pipe ou parle de don Carlos. Ils seront lus entre amis. Maintenant qu’ils sont réunis et vont être livrés au public, j’espère que le public les considérera comme tels. Quiconque n’aime pas Hildebrand ne doit pas le lire. Vous et d’autres amis d’université, vous l’entendrez bavarder et raconter, et y retrouverez beaucoup do ce que vous avez entendu de lui de vive voix. Ils se sont dispersés çà et là, ces excellents amis, avec leurs grades doctoraux respectifs, et je leur envoie ce livre comme un souvenir de noB agréables relations, et j’y ajoute mon cordial salut d’ami.
Qui est Hildebrand? Tout le monde le sait; il y en a parfois qui l’ont deviné avec beaucoup de perspicacité. Aussi n’en fais-je pas un secret, ni ne m’efforcé-je pas de me faire passer pour avoir quarante ans de plus que je n’ai, ou pour quarante fois meilleur que je ne suis. Que le bon public ne s’inquiète pas du nom; qu’importe qu’on s’appelle Jaap ou Hildebrand?
Mais le nom 4u livre lui-même m’a coûté beaucoup de