‹ La chambre obscureChapitre 42 sur 46 · DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ÉDITION

Voilà ce que j’écrivais il y a six mois. Un seul mot encore.

On m’a reproché qu’il n’était pas bien d’avoir transformé l’ami auquel j’ai dédié mon livre, en un véritable patient, à propos de fautes d’impression. On s’est beaucoup ingénié à désigner les originaux des personnages que j’ai mis en scène, et que vu à ma grande satisfaction que dans chaque ville, que j’y sois jamais allé ou non, on m’a su nommer six ou sept personnes qu’on affirmait très- formellement avoir posé pour tel ou tel de mes portraits. Je ne croyais vraiment pas que, dans ce bas monde, tant de nurks et de stastok exhibassent leurs aimables qualités, et suis étonné du zèle obligeant qu’on met à les montrer du doigt. Toutefois, je ne puis interdire ce plaisir au bon public, ni m’en formaliser; mais je prends la liberté de rappeler les paroles de l’anonyme dans son livre toujours inédit, et de déclarer en conscience que ma Chambre obscure est toujours placée sans intention malicieuse , et que je ne la tourne ni la retourne, et ne lui imprime jamais ie moindre mouvement avec le dessein de la pointer d’u»o façon indiscrète. Que je n’aie encore pu l’installer au sommet du Godesberg, ni sur le

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