‹ La chambre obscureChapitre 43 sur 46 · ÉPILOGUE ET DÉDICACE A UN AMI · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE ET DÉDICACE A UN AMI

dôme de Milan, j’en suis particulièrement fâché pour ceux qui aiment les choses grandioses et étrangères; mais il est évident pour moi que le plus grand nombre s’est montré satisfait de mes petits tableaux, de mes tableaux hollandais. Il faut savoir que, grâce aux vivants et aux morts, nous connaissons si bien les étrangers, que ç’a été une chose pleine de charmes que de remarquer dans nous-mêmes nos propres changements.

Je saisis cette occasion pour m’excuser auprès d’un vieil ami que je connais depuis neuf ans, de l’accusation relative au Mouchoir bigarré de la page 4. Il a déclaré qu’il n’en avait jamais possédé un, et je soulage ma conscience en signalant ici sa rectification. Les acclamations des mères hollandaises pour l’éloge de leurs enfants, du professeur Vrolyk, à propos d ’ Une Ménagerie (bien que ce dernier morceau ne paraisse pas le meilleur), et surtout votre approbation, sont des augures favorables qui ne peuvent être que flatteurs pour moi.

Me demandez-vous maintenant si j’ai le dessein de parler encore au public dans ce genre d’écrire? Je réponds qu’après avoir reçu autant d’encouragements que je pouvais espérer d’en recevoir, il y aurait étrangeté et aussi véritable ingratitude à abandonner ce genre; attendez-vous donc avec le temps à de nouvelles représentations de la Chambre obscure, et toi, mon ami, accepte pour la seconde fois la dédicace de ce volume.

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