TROISIÈME COUPLET
Toujours pleurant, Se désolant, Elle écoutait pourtant ,
La voix de ce vengeur.
Ce protecteur Qui doucement la rassurait, Et surtout demandait L'anneau qu'elle portait Comme un bienfait; Puis de son doigt l'anneau glissa, Et dans le sien, comme cela.
Il le passa.
Et sur ses lèvres le pressa I Hélas! au matin, sans retour, La femme avait fui de la cour.
Longtemps en vain il la chercha, Puis un an s'écoula...
Mais ce jour trouve enfin
Un lendemain!
Taisons-nous 1 pour son bien, Il faut, et vous le voyez bien.
Qu'un mari ne sache rien.
LAURENCE. Je SUIS à 1116 demander, monsieur le comte , à quel propos vous m'avez raconté cette aventure qui a fort peu d'intérêt pour moi, et ne se rapporte en rien avec la situation où nous nous trouvons l'un envers l'autre.
LE COMTE. Madame ! (i fart.) Est-ce que je ne me suis pas expliqué assez clairement?
Fj-edoiîHajiï les premiers vers du couplet precCdenf.
Oui, j'en conviens, Je sais combien...
LAURENCE , V interrompant vivement.
INIais puisque le hasard vous amène aujourd'hui dans mon château...
LE COMTE. Le hasard? non pas; ma yO' lonié. Après un an de recherches, je suis enj fin parvenu à découvrir...
LAURENCE , l'interrompant. Je ni' en applaudis comme vous, monsieur, car j ai à vous adresser une prière.
LE COMTE. Une prière?... à moi?... Je suis à vos ordres, madame, parlez.
LAURENCE. C'est que... c'est fort embarrassant; et.... [regardant vers la gauche) tenez, voilà justement mon amie qui voudra bien pour moi...
LE COMTE. Votre amie? {Il se retourne.) Ah ! il y a une amie ! Je ne suis pas fâché de la voir. J'aime beaucoup les figures nouvelles... Ah! mon Dieu!... Eléonore!... ma femme 1
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