SCENE IX
Les Mêmes, LA COMTESSE.
LA COMTESSE , souriant. Eh bien 1 Edmond... vous êtes heureux de me revoir, n'est-il pas vrai ?
LE COMTE , se contraignant. Très -heureux!.,. Mais comment se fait-il?... moi qui croyais...
LA COMTESSE. Que je passerais ma vie à vous attendre dans votre vieux manoir? Que voulez-vous, monsieur? votre absence a duré trop longtemps. Je me suis ennuyée de la solitude, et je suis venue rejoindre une amie. J'en suis d'autant plus satisfaite aujourd'hui, que c'était, à ce qu'il paraît, le seul moyen de me rapprochf^r de vous.
LE COMTE, haussant la voix. Madame , vous me permettrez de vous dire...
LA co.MTESSE, souriant. Quoi donc? de la colère? Est-ce que c'est possible, mon ami ?
LAURENCE. Comment, monsieur le comte !
vous ne témoignez pas plus de joie quand vous retrouvez votre femiue ?
LE COMTE. Si fait!... la joie!... le bonheur! Je suis enchanté; cependant...
LAURENCE. Allons, elle vous tend la main, monsieur.
LA COMTESSE. Quoique vous ne le méritiez pas... mais nous sommes si faibles! Elle lui tend la main.
LE COMTE , furieux. Eléonore!... certaiucmeni!... vous m'expliquerez, madame...
LA COMTESSE. Eh bien ! j'attends toujours ! LE COMTE, Eh bien !
Il lui prend la main, et va pour la baiser, quand le Duc, qui est renlré par le fond, s'approehc de lui.
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