‹ La ChampagneChapitre 110 sur 166 · ItELCRANP, LaSeive^ p · texte numérisé non relu

ItELCRANP, LaSeive^ p

2. Cf. Bblruano, L<9 Eaux nouvelltêf p. 150; J. Lacrext {BuUet. de la Soc. desic. natur. de Reims,

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HYDROGRAPHIE 209

Suivant les uns, la craie, extrêmement fendillée, constitue un réseau de petites diaclases très rapprochées, en communication les unes avec les autres ; il se produit au sein des masses crayeuses un écoulement des eaux lent et dans tous les sens par des interstices presque capillaires. Ces suintements finissent par se transformer en nappes continues et homogènes : l’hypothèse de rivières souterraines est inadmissible, car elle suppose l’existence de cavités internes qui devraient provoquer nécessairement des effondrements, en raison de la faible résistance de la craie. D’autres, tout en admettant la multiplicité et le rapprochement des fissures hydrophores, contestent qu’il puisse y avoir entre les niveaux d’eau des bancs de craie, la continuité inhérente au sens littéral du mot nappe, et, entre les sources issues d’un même massif crayeux, une dépendance résultant de leur provenance d’un réservoir commun ; à l’expression « nappe aquifère », ils substituent celle de « fissures aquifères », la translation des eaux souterraines s’opérant par une circulation ruisselante, analogue à celle qui a été tant de fois observée dans les calcaires jurassiques.

Les géologues et les ingénieurs n’ont pas, il est vrai, jusqu’à présent, relevé dans la Champagne Pouilleuse proprement dite, un seul exemple de rivière souterraine nettement caracténsé. Mais, dans la montagne de Reims au soubassement entièrement constitué par la craie à bélemnites, les dislocations et les plissements qui ont déterminé les principaux accidents du relief ont eu pour effet de provoquer des cassures dans les bancs crayeux suffisamment résistants qui forment l’ossature du promontoire : des canaux souterrains avec cascades et grottes ont été creusés par les eaux ruisselant dans les crevasses et affouillant les roches qui s’effondraient : tels sont les gouffres de la forêt de Yerzy et les grottes de Trépail. 31. Martel a pu démontrer que la rivière souterraine de Trépail « est la copie textuelle des rivières soutei’raines des calcaires » (’).

Ces considérations préliminaires nous aideront à expliquer la localisation des principaux groupes de sources dans la Champagne Pouilleuse. Nous avons constaté plus haut, à proximité de la bordure de la nappe crayeuse, la présence d’un double faisceau de rivières : le premier, au nord de la Marne, rayonnant autour du plateau d’Auve, le second entre la Marne et l’Aube , autour du plateau de Soin-

t. VII, 1898, p. 22); Diexbkt, Les Sources de la craie (Rev. génér. des sciences, aonée 1901, p. 1007); Maktbl (üullet. des serv. de la carte géolog., n<» 88).

1. J. Laurent, La spéléologie dans la montagne de Ueinjs (Bullet. de la Soc. des sc. natur. de Reivis, t. VIII, 1898, p. 112, 123); Martel, La Caverne do Trépail et les rivières souterraines de la craie (Bullet. des serv. de la carte géolog., année 1901-1902, p. 12).

dérations budgétaires ayant fait écbouer un projet de canal latéral en 1887, les travaux d’amélioration du chenal ont été poursuivis depuis 1890, et aujourd’hui les derniers obstacles à la navigation ont disparu : les péniches du nord et de l’est peuvent circuler librement sur l’Yonne, car depuis Auxerre jusqu’à Montereau, la voie navio-able longue de 107'““, 900 ('), présente un mouillage minimum de 1'" (Jg et 2 mètres entre Laroche et Montereau ; quarante-cinq ports sont éche lounés le long des rives du fleuve. L’Yonne navigable doit surtout son importance à son raccordement avec la Seine, avec le canal de Bourgogne qui débouche par la vallée de l’Armançon à Laroche avec le canal de la haute Yonne ou du Nivernais (d’Auxerre à Decize sur la Loire, 177 kilom.). Les progrès de la navigation sont constants surtout dans la section de Laroche à Montereau, alimentée par le canal de Bourgogne, et c’est le transit qui représente la majeure partie du trafic ('•).

C’est qu’en eft’et l’Y“onne, avec son système annexe de canaux constitue entre Paris, Lyon et la Méditerranée une voie de transit d’une importance exceptionnelle.

L’allure de la Seine est toute dilïérente de celle de l’Yonne. Lorsqu’elle quitte les plateaux oolithiques de la Bourgogne pour entrer en Champagne près de Courtenot, en aval de Bar-sur-Seine, la Seine est une petite rivière aux eaux transparentes coulant sur un lit de graviers, dont le régime est remarquablement constant. Les plateaux oolithiques de la Bourgogne où elle a ses sources à une altitude inférieure à 500 mètres, et où s’alimentent ses premiers atfluents l’Ource et la Laignes, s’ils sont assez bien abreuvés ('), sont fissurés et per-

1. d’Âiixeri'c à Larocbe ; 85’“», 300 de Luruche à liloutereau. La oaTigatiuu emprunte le lit

de l’ï'uuuo, sauf outre Gur(jy et Uaveuee, Joigny et Saiut-Aubiu, Cuurlou et Purt-Ueuurii, où elle est élablio 6Q dûrivatiuu; la poule totale de 49'“ ,38 est ra hetàe par viugt*six écluses.

Mouvement de ta navigation de rVonne.

PÉKIOOES.

TONNAGE BKDT

1“ d’Auxerio ù Laroche.

2“ de Laroche Montereau.

total.

Décomposition da tonnage on 1.S9S : tratic intérieur, 5-155 tonnes; arrivages, 73 751 tonnes; expéditions, 5186J tonnes; transit, 457013 tonnes. Kii 1901, le tounage du transit effectif s’élevait à 98691 tonnes sur la voie du canal do Bourgogne.

3. De P.iris à Lyon par la ligne de Bourgogne (Yonne et canal do Bourgogne), la distance est de C-10 kilciuétrjs.

4. Hiiutour annuelle des pluies: à Saint-Seine, 871 millimètres; 4 Chanceaux, 87J niilliniètreg; ù

Mètres.

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