‹ La ChampagneChapitre 128 sur 166 · Levasskrr, Population françaiaef t. I, p · texte numérisé non relu

Levasskrr, Population françaiaef t. I, p

Variations de la population {densité) dana lea arrondiatementa champenois.

Arrondisse nients indu.strieU

Arrondisse ments semi'indus triels.

Arrondisse

meuts

agricoles.

fiü

j Ueims 01,2

< Troyes .53,0

/ lipernay 38,3

l ('hàlons 22,2

* Nogeut 32,7

< Vassy 38,5

J Sens 45,2

f Hothol Il, G

. Joigny 40,1

1 Vouziers 37,3

j Vitry 31,7

( Sainte-Menehould. . . i7,4

Cf. Jadart, La l^opulation de rarroudisseraout de Ucthel de 1700 à 1876 (Association /ronf/aise, Ueims, 1880, p. 1124 sqq.'.

phiques, essentiellement complexes, nous n’avons à notre disposition que des données statistiques portant sur les circonscriptions administratives et un nombre restreint de communes; toutefois, si iinparfiiits que soient ces éléments d’information, ils nous permettent de serrer d’assez près les lois de la population et de nous arrêter à des évaluations sans doute très approximatives, mais dont le sens indicatif n’est pas négligeable.

La natalité est généralement faible en Champagne : d’après les résultats statistiques du dénombrement de 1896 (p. 89-90), la pi’oportion pour 1 000 des familles n’ayant pas d’enfants était : dans le département de l’Aube, de 193 ; dans la Marne, de 180, supérieure à la moyenne de la France (166); par contre le nombre des familles ayant cinq enfants ne dépassait pas : dans l’Aube, 66; dans la Marne, 79 (France 111), proportion notablement inférieure à celle que présentaient les départements plus prolifiques des Ardennes (99) et de la Lorraine (Meuse, 96; INIeurtbe-et-Moselle, 115; Vosges, 119) [']. Les décès l’emportent normalement sur les naissances dans les départements champenois, et ces excédents de la moitalité contrastent avec la forte natalité des départements de Lorraine (’).

Les courbes qui figurent les vicissitudes de la natalité et de la mortalité champenoises révèlent la subordination des phénomènes démographiques aux événements de l’ordre économique, en même temps qu’elles accusent une tendance vers la dépopulation qui semble s’accentuer dans la seconde moitié du xix' siècle. La natalité pai’aît avoir été assez forte en Champagne vers la fin de l’ancien régime (’);

1. Le dépaneinent de l’Aube est un des moins prolifiques de la France (Cf. D*^ Mvukbl, La Dépopulation de la France, Paris, 1896, p. 48). Il résulte d’une étude de la dévolution successorale

que les successions en ligne directe les moins nombreuses se rencontrent là où les familles sont le moins fécondes. Or, dans l’Aube, sur 100 successions, la proportion des successions en ligue directe n’est que de 60 à 70; elle s’élève de 72 à 74 dans la Marne (Turquan, Évaluation de la fortune privée en France, in-8o, Paris, 1901, p. 171-174).

2. Statietiqne annuelle de la France, t. XXVll, 1897, p. 15. On remarque cependant que la natalité illégitime est relativement forte eu Champagne où elle résulte sans doute du taux élevé fourni par les agglomérations industrielles de KeimsetdeTroyes. En 1899, la proportion pour 1 000 des naissances illégitimes s’élevait dans l’Aube à 10,18, dans la Marne à 9,85, supérieure à la moyenne de la France (8,84) [liet'ue de êtatisHque, t. 111, p. 669]. D’après Tcrquan, c’est dans la Marne qu’on rencontre les filles-mères les plus jeunes (llevue scientifique, 4* série, t. IV, 1896, p. 17.3).

3. Pour la période 1778-1787, dans U généralité de Châlous, le nombre des naissances pour 1000 décès s’élevait à 1042 (Levassbur, La Population française, t. 1, p. 269*270).

Mouvement de la population dans la généralité de Châlons,

ANNÉES

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