‹ La ChampagneChapitre 132 sur 166 · Commtiiif rnra'e : LhiiUre {canton de Itamerupt, Aube · texte numérisé non relu

Commtiiif rnra'e : LhiiUre {canton de Itamerupt, Aube

PÉltlODES. SCfTHLITÉ. NATAI,tTÉ. MOKTAI.ITK.

(Arskhe-Tiiévesot, Monographie de LhuUre [.Itile], iu-8", Areis, 19C3, p. 11.)

Centre industriel ; Reims.

PdniODF.S. SDPTIAI.ITB. NATALITÉ. MORTALITÉ.

(D'après V Annuaire démographique de la ville de Reims.)

Sur la dépopulation dans le Porthois (canton de Tbiéblemont), cf. la Science sociale, t. I, p. 151-155. D’après les calculs du Dr Antünt pour le département de la 5Iaruc, si ies mariages tout un peu moins nombreux dans les villes que dans les campagnes, pour la période 18.53 à 1879, la natalité est plus considérable pour un même nombre d’individus et même par mariage contracté, car l’on compte dans les villes 3,30 naissances légitimes par mariage et 2,59 dans les campagnes {loe. cit., p. 15,.

s’explique, comme nous le verrons plus loin, par l’exode croissant et définitif d’une grande partie de la population active rurale, notamment des travailleurs jeunes et vigoureux, vers les villes industrielles ; il y a là un phénomène de capillarité sociale qui n’est nulle part aussi intense que dans la région champenoise. D’autre part, les économistes ont constaté une coïncidence significative entre la faible natalité des populations rurales et le régime de la propriété caractérisé en Champagne par un morcellement poussé à l’extrême, et peu favorable au développement des nombreuses familles. L’esprit de parcimonie et l’ardeur à acquérir des parcelles de terre exagère ici une forme particulière de la prévoyance : la stérilité systématique. « Ces paysans (champenois) ont peu d’enfants*, ils en ont généralement d’autant moins qu’ils possèdent un plus grand nombre de parcelles, montrant ainsi clairement qu’ils voudraient soustraire au partage le bien si péniblement acquis ('). »

La décroissance continue de la population rurale et l’augmentation coiTesj)ondante des effectifs urbains, constatées en Champagne, avec une intensité particulière, dans la seconde moitié du xix' siècle (*), semblent donc résulter tout d’abord de la faible natalité des communes rurales par rapport à celle des agglomérations urbaines. Ce dépeuplement progressif des campagnes a été encore accentué de nos jours par les effets de la crise agricole, la disparition totale d’anciennes imlustries rurales telles que la filature et le tissage du lin et du chanvre, et surtout par la concentration du travail industriel qui s’est opérée, dès l’époque du second ICmpire, auprofitd’un petit nombre de centres urbains pourvus d’un outillage mécanique perfectionné et d’un réseau de voies de transport de plus en plus complet. L’avènement de la grande industrie a entraîné la disparition d’un grand nombre de petites usines ( *) et ruiné les ateliers de famille ainsi que le travail à la main dans les villages : ainsi s’explique l’afflux de la

1. 1)K ^[oLixs, La Science sociale, t. V', p. Cf. Lk Play, Ijcs Ouvriers européens, t. V, édit.,

1878, p. 363, et La Réforme scciaîe m France, t. Il, cbap. XXXIV, § 11. La famille cbainpenoUe privée dVnfants prend parfois à sa charge un enfant assisté pour le rapport qu’elle en tire : Henri Bkun, L’J<}parguc dans un village champenois (5cîencc socialSf t. XXXIII, p. 17.5).

2. Cf. TuRqiTAa, Les Moiivemoiiis intérieurs de la population ou France {Réforme sociale, du 16 Jau> vier 189.'), p. loi). De 1816 à 1891, la densité de la population rurale s’est abaissée de 34,5 à 32,9 dans l’Aube ; de 32,2 à 30 dans la Marne (Mkciiiot, Les Agglomérations urbaines, p. 283). Cette dépopulation des cantons ruraux a été également constatée eu Bourgogne (cf. Ch. MocquRRY, Le Mouvement do la dépo]inlatiou de l.i Côte-d’Or, do 1852 à 1897, dans ^fim. delaSoe. bourgnign de géogr.et d'hist., t. XVI, 1900, p. 1, 7, 11-12.) Ce phénomène est général en Franco (<*f. Koné Lavoli.^k, La Dépopula* tioa dans les campagnes {Reforme sociale, 1-16 sept. 190*1, p. 31*<‘319).

3. Kntrc les recensements de 18^7-1889 et 1899-1900, le nombre des usines a diminué de 10 à 19,99 p. 100 dans les dép irtements de l’Aube et de la Marne (/frau/fa/s de la première révision dn revenu net des propriétés bâties, gr. iu-4’*, Paris, P.Kfl, carte u'^ 11).

Reims

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Centres Urbains

DE LA Champagne

dont la population dépassait 5000 habitants en 1901.

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Accroissement Proportionnel delà Population (proport.p.ioo)

dans chacun des neuf principaux centres urbains delà Champagne

entre 1851 et 1901.

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