‹ La ChampagneChapitre 150 sur 166 · Foscilî (Revne de Paris, t. V, 15 avril 1808, p · texte numérisé non relu

Foscilî (Revne de Paris, t. V, 15 avril 1808, p

a. M. Lonosîox a démontré (Atîas histor., texte, 2<‘ livr., p. 21) que le pays d'Othe n*a jamais été un pagus et ne doit pus être identifié avec le pagus Otmensis (Omois), comme l’avait cru M. d’AuBOisi)B .Tubainvillb (Uist. des eo.uies de Champagne, t. I, p. 158, note).

4. L’emploi du terme dans le sens vague de pays, sans rapport avec une subdivision adm:*

nistrative quelconque, est assez fréciuent chez les écrivains de l’époque franque. M. Gallois l’a constaté pour un petit pays de la Lorraine, la Woévre {pagus Vahrensis) [Annales de géogr,, 15 mai 195-4, p. 2UJ.

Pertensis) [‘|. Sur les confins du Der et du Perthois, le Bocage champenois (■), constitué par une bande étroite et sinueuse de terrains plats et liurnides, s’étalant parallèlement aux escarpements crayeux de la Champagne Pouilleuse, aux environs de Vitry, porte une dénomination toute moderne. Le Montois {^), dénomination appliquée à la bordure disloquée, ravinée et montueuse des plateaux tertiaires de la Prie, au-dessus des plaines alluviales de la Seine et de l’Aube, depuis Montereau jusqu’à Fontaine-Denis, était partagé entre le pagus Milifhmensis (Melun) et le pagus Pruvinensis (Provins), et n’a jamais constitué qu’une seigneurie champenoise dont l’extension est loin de concorder avec la petite région naturelle dont le nom s’est maintenu dans la contrée. La dénomination de Vallage qui est, comme celle de ^lontois, d’origine purement topographique et toute moderne, a été et reste appliquée en Cliamp.igne à des pays qui présentent, il est vrai, une certaine analogie de configuration, mais qui sont géologiquement très différents. Elle caractérise très bien, au sud-est de la Cbamj)agne, cette zone de plateaux calcaires, rocailleux, entrecoupés de vallées étroites et encaissées (Aube, Aujon, Biaise, Marne, etc.), qui s’intercalent à la limite des deux formations jurassique et infracrétacée, entre les croupes boisées du Der et les plaines du Perthois d’une part, et de l’autre les hautes terrasses du Barruis et du Bassigny. On retrouve la dénomination de Vallage dans la vallée supérieure de l’Aisne, entre la trouée de Villers-en-Argonne et le coude d’Attigny, où elle est encore eu usage. La contrée boisée et montueuse qui prolonge l’Argonne au nord du défilé de Orandpré jusqu’au pays des Quatre-Vallécs, porte sur certaines cartes anciennes le nom de Vallage (B. Enfin un ancien dicton ardonnais désigne les habitants du canton de Novion-Porcien avec l’épithète de « Vallagiers » C') ; et, de fait, le terme de Vallage s’applique bien aux plateaux ondulés, tour à tour argileux et ci’ayeux, coupés de vallons aux

1. La dénomination do Der était égaleinent appliquée, au ix« siècle, à la zone forestière qui s^étond à travers la formation infracrétacée entre lîrieane et Troyes. I/abbaye de Montiéramey sur la Harso est désignée dans une charte de Charles le Chauve, comme étant située « tn pago et in eylra guœ dicitnr dcrru/i • ^Houtiot, Etude» de géogr. ancienne, p. 32, note ; d’Akhois de Jcbainville, loc, cit., t. l, p. 138, 143); mais ici encore le mot pagne n’a qu’un sens vague, indéterminé.

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