‹ La ChampagneChapitre 151 sur 166 · De Lapparknt, Le Haatin pariaien, p · texte numérisé non relu

De Lapparknt, Le Haatin pariaien, p

3. ('f. CiiOULiiiUK, Mous et le Montois {liée, de Champagne et de BrUt 2« série, t. X, 1898, p. 838

sqq.).

4. Cf. la Carie de Champagne et dea paya voiaina, par Cuillaume Dklisle, Paris, 171S. Lorsqu’au xviii« siècle, l’archevêque de Reims Le Tellier dédoubla le doyenné du Châtelet, il créa celui du Valiage qui comprenait une vingtaine de villages répartis aujourd'hui entre les cantous d’Omont, Tourteroii et Novion-Porcien. Cf. 1)*' Oct. Gurlliot, Uinominntiona géograph. de Varrond. de Vouziera, br. in-8o, Arcis-sur-Aube, 1831. p. 5.

5. Albert Mkyrac, Traditiona, eoutnmea... du départ, de* Ardennea, p. 137.

pentes rapides, qui s’étendent du sud-est au nord-ouest entre Rethel et Rozoy-sur-Serre.

Il nous reste a expliquer, pour être complet, quelques dénominations secondaires usitées jadis ou encore employées en Champaj^ne, et qui n ont aucun l’apport avec les anciens pays. Ainsi V Erviois, nom donné au xv'‘ siècle au petit bassin que forme la vallée d’Arniance, <i la hauteur du bourg d’Ervy (Aube) [*] ; Villy-en-Trodes (canton de Bar-sur-Seine), qui tire son surnom de la nemus de Trohouda, forêt située sur les confins de la zone infracrétacée (*) ; Penthes- Gil-Rothières (canton de Brienne, Aube), où l’on retrouve le mot Rosteria désignant les parties gréveuses et arides de la plaine de Brienne (*). Ces unités, minuscules n’ont jamais constitué des pays.

En résumé, ou ne peut conserver dans la nomenclature géographique de la région champenoise qu’un nombre relativement restreint de noms de pays correspondant réellement à des unités naturelles que 1 étude du sol permet seule de définir, et dont la valeur géographique s exprime, encore aujourd’hui, par leur survivance dans le vocabulaire populaire.

Ce sont tout d’abord les deux grandes divisions fondamentales du sol qui ressortent dans l’ensemble des plaines champenoi.ses : la Champagne crayeuse ou Sèche, la Champagne infracrétacée ou Humide; la première arrosée par de rares et maigres ruisseaux, très dénudée, relativement pauvre au point de vue agricole, avec une population peu dense, fortement agglomérée dans un nombre restreint de villages et quelques grands centres urbains, Reims, Châlons, Troyes, Sens, groupés dans les vallées principales; la seconde, parsemée d’étangs, sillonnée d’innombrables ruisseaux, caractérisée par le développement des massifs boisés, des prairies naturelles, avec de riches cultures dans les bassins d’alluvions, une population assez dense et en général très disséminée ; point de grandes villes, mais un certain nombre de gros bourgs, agglomérés, les uns au sud-ouest dans les fertiles vallées de l’Yonne et de ses affluents, les autres, à l’est, dans les cantons métallurgiques.

A l’intérieur et sur la lisière de chacune de ces deux grandes zones de laform'tion crétacée, les variations du faciès géologique d’un étage à l’autre, les formes particulières du relief et les condi-

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