‹ La ChampagneChapitre 21 sur 166 · âkdocin-Dumazkt, Voyage en France^ 2'* série, p · texte numérisé non relu

âkdocin-Dumazkt, Voyage en France^ 2'* série, p

2. De Li\i>pakknt, loe. ci/., p. 90, 96. Dans le pays do Caux, une localité sittiéc sur le bombement crayeux entre les vallons de l’Arques (Dieppe) et de l’Yères (Criel) est désignée sous le nom de Saiut- Martin-en-Campagne.

3. Isidore dk Séville, FtymologicSy livre XIV, chap. ix (Mionb, t. liXXXII, p. 523). Cf. Dccanoe, au mot Campania. Au Moyen Âge, les sommets déboisés et gazonnés dos haute.s Chaumes des Vosges sont parfois désignés sous le nom de snmmœ campaniœ. (BOTÉ, Lee Hantes-Chaumee dee Voegee, iu-8<>, Nancy, 1903, p. 55.)

4. Jodocus SiKCKBUS, Hineraritim Galliœ, 1 vol. in-12, Amstclodaïui, 1655, p. 15.

C’est au VI* siècle qu’apparaît pour la première fois dans les textes notre Campania. Le continuateur anonyme de la chronique du comte :Marcellin, et, après lui, Grégoire de Tours, les historiens de l’époque carolingienne et les chroniqueurs postérieurs mentionnent la Campania Remensis ou le Campus magnus Remensium (‘). Mais leurs indications, très vagues, ne fournissent aucune description du pays, aucune indication précise sur son étendue et ses limites. La Campania Remensis, c’est la plaine crayeuse sillonnée par la Vcsle, au nord du promontoire de la montagne de Reims, et dont la vallée d’Aisne forme la limite du côté du nord (-). Frédégaire cite une Campania Catalauninsis et une Campania Arciacinsis (®). Cette dernière, comme le pagus du même nom, aurait compris, d’après BoutiotÇ), les deux versants de la vallée d’Aube aux environs d’Arcis, ainsi que le cours de la Barhuise au-dessous de Charment. Enfin, Idace de Séville rapporte (pie les Huns, battus devant Orléans, se retirèrent dans la direction de Ti’oyes et campèrent dans la Campania Mauriacensis (O- Évidemment ces différentes Champagnes sont un seul et même pays ou les parties d’un pays unique : Reims, Clullons, Arcis, Méry-sur- Seine ou Moirey sont donc des centres habités de la Champagne primitive, auxquels il faut ajouter Troyes cité par Grégoire de Tours comme ville de la Champagne, et Vitry mentionné par les Annales de Sainte-Colombe de Sens('’). Il nous est donc possible, à l’aide des indications sommaires fournies par les chroniqueurs, d’évaluer, en gros, l’extension de la Champagne primitive : elle s’étendait au nord jusqu’à la vallée moyenne de l’Aisne, et au sud dépassait la vallée de la Seine, correspondant à la presque totalité de la zone du terrain de

1. nom Bolqukt, t. It, p. 20; Giiko. Tcr., //w<or. Francor., IV, 17, p. 155; V, 18, p. 2l5(édit. «les ifnnnmenla <iermani<e)-, id., lAher de virltU. S. Juliani, cap. .32, p. 577 ; FlOdoard, Annalet, a. 040 (Pbrtz, Scriptoree, t. 111, p. 387); id., Hisloria remenaû (Pertz, t. XIII, p. iSd)-, Richeri hhtoria (Pertz, t. III, p. .392); Amois, Chronique, lib. III, cap. 13, 82 (doiu Bouquet, t. III, p. 71, 73, 107); Théoan, Vt(a Liidovici imperatorie, cap. 16 (Pertz, t. III, p. 594).

2. On lit dan» IlicHER : « Kex... Campania Remensi tempestivus affuit, et lient cum paucis fluvina .\xôiiam permeat • (édit, de la Soe. de l’hiet. de France, t. I, p. 156). Frédégaire s’exprime ainsi : « Venionsiiuo Sigybcrîus in Cainpaiiiæ territuria Catalauninsis super fluvium Azsonani... » (dom Bouquet, t. II, p. 429).

3. Dans Pertz, Seriptore», t. II, p. 128, 141. Le cosmographe anonyme de Ravenne mentionne, parmi les rivières de Gaule, une CatalannU campania, faisant p.asser pour un vocable de l’ordre hydrographique un nom de ville et un nom de région. Cf. Desjardiss, Oiogr. de la Gaule romaine, t. IV, p. 199.

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