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CHAPITRE III

Vue générale du sol champenois.

Ea structure de la région champenoise est remarquablement simple et ses formes topographiques s’aceusent par une continuité de traits singulière d’où résulte l’impression de monotonie que laisse l’ensemble du pays.

Ce qui frappe tout d abord dans la conliguration de la contrée, c’est 1 inclinaison generale des pentes vers l’ouest, et, par suite, la convergence normale des grandes artères fluviales dans cette direction ; de telle sorte que la partie champenoise du bassin parisien peut être considérée comme « un secteur d’un vaste entonnoir aplati plongeant de tous côtés vers Paris » (’) 5 de plus, les versants de l’entonnoir sont paitagés en deux grandes bandes ou auréoles concentriques dont chacune correspond a 1 affleurement d’une couche de terrain : ainsi les principales assises du sol apparaissent comme autant de terrasses disposées circulairement les unes au-dessus des autres par une superposition à niveau décroissant.

Le sol se relève progressivement à mesure qu’on s’éloigne de la borduie du massif tertiaire, dans toutes les directions de l’est ; la base des plaines champenoises que surplombent les plateaux de la Brie et du lardenois est à un niveau partout inférieur à 100 mètres, tandis que les bas plateaux ou les crêtes de la périphérie opposée, qui confinent aux plates-formes oolithiques de la Bourgogne, du Barrois et des Ardennes, ont une altitude moyenne qui n’est pas inférieure à 250 mètres, avec des éminences dépassant parfois 300 mètres.

^lais la configuration de la Champagne n’est pas seulement caractérisée par l’extension prédominante de ses plaines hoi-izontales ou de ses croupes mollement ondulées et l’inclinaison générale de la contrée dans la direction de l’ouest. Les traits les plus saillants en sont marqués par l’ordonnance des lignes du relief, ccs séries plus ou

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