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LiPPiBENT, Lt Basfin parisiett, p

gne de la vallée de la Voire et s’infléchit vers le nord, dans la direction du val de Marne, conservant sur toute son étendue une altitude supérieure à 150 mètres, et elle est entaillée par plusieurs vallons (rus des Marais et de iMeldançon).

Entre la percée de la Marne, près de Vitry-le-François, et la vallée d’Aisne, en aval d’Attigny, on constate, le long de la bordure convexe de la nappe crayeuse, les mêmes variations de faciès et la même dua-

Cl, Polh^nont.

Falaise de craie sur la rive droite de la Voire entre Bêti;:nicourt et Clialeite (Aube) : au pied du talus, la plaiue alluviale sillonuée par la Voire.

lité d’aspects qu’à la base du massif de la forêt d’Otlie, mais la symétrie est moins continue. Tout d’abord les affleurements successifs du cénomanien et du turonien, dont la puissance varie de 60 à 70 mètres, chevauchant sur des lambeaux de la gaize d’Argonne et recouverts eux-mêmes de dépôts d’alluvions, forment, à l’ouest d’une ligue de fossés indiquée par les vallées de la Vière, de l’Ante et de l’Aisne, une première zone d’oiidulatious, entrecoupée de petits vallons, parsemée d’étangs et de bouquets de bois, dont la largeur (de 6 à 15 kilomètres) se rétrécit du sud au nord. En arrière de cette première série d’ondulations aux formes molles, la superposition de puis-

VUK GÉNÉRALK DU SOL CHAMPENOIS 20

santés assises de craie blanche à micraster (120 mètres environ) se manifeste par la surrection d'une seconde ligne de coteaux, plus escarpés et plus élevés que les précédents, et que leurs sommets dénudés, couronnés çà et là de bouquets de pins, désignent de très loin aux regards : il y a là un véritable talus auquel les habitants du pays ont appliqué la dénomination quelque peu ambitieuse de Monts de Champagne.

Georges Courg.

Les .Monts de Chanip.igne (Monts Saint-Antoine), sur la rive gauche de la Ilionne, eu face du village de Courtémont (Marne).

Cette corniche crayeuse, très nettement marquée entre Vitry-le- François et Valmy, n’est pas seulement l’œuvre de l’érosion ; elle semble due surtout à un redressement de la bordure du massif crayeux, hypothèse confirmée par le plongcment très rapide des couches dans la direction de l’ouest

L’altitude de ces coteaux ci'àyeux qu’escaladent les voies ferrées de Sainte-àlenehould à Châlons par Valmy et de Challerange à Bazancourt s’abaisse insensiblement du sud au nord ; elle dépasse en

I. Cf. liulUt. de la Soe. d’étude des se. natur. de Reims, t. VIll P-

moyenne 200 mètres : 208 mètres au mont de Foui’che au-dessus de Vitry-en-Perthois (90 mètres) et des plaines de la Saulx, 204 mètres à la colline de Bassuet, 220 mètres entre Posscsse et Contant, 229 mètres à la montagne de la Serre au-dessus du village d’Epense. Le talus est frangé d’échancrures, entaillé transversalement par les vallons obliques des petits affluents de l’Aisne issus du terrain de craie : l'Yèvre, l’Auve, la Bionne, la Dormoise, l’Avègres, l’Aidin, etc., qui découpent dans la masse des plateaux de longs promontoires orientés régulièrement du sud-ouest au nord-est, se terminant par des éperons comme le mont Yvron qui culmine à 215 mètres au-dessus de la vallée de Bionne, ou par des protubérances aux contours bizarrement ravinés comme la montagne de la Serre au-dessus du vallon de l’Y’^èvre, la Croix des Soudans ( 195 mètres) entre Montliois et Marvaux ; <,à et là se dressent quelques buttes isolées, comme le signal de Châtillon (203 mètres) dans le prolongement de la montagne de la Serre près de Braiix-Saint-Kemy. Le long de ces monts de Champagne, les formes du relief sont parfois si nettement accusées, qu^on se croirait en plein pays oolithique ; la plupart des versants sont festonnés de petits gradins couverts de buissons, étagés les uns au-dessus des autres, et reliés par des déclivités presque verticales où la craie blanche se montre à nu(‘). Au nord du vallon de l’Aidin, entre la corniche crayeuse dont les dentelures se multiplient en s’abaissant, et la vallée de l’Aisne aux environs dé Vouziers, s’étend un bas plateau au sol marneux ou limoneux, formant terrasse, et désigné dans le pays sous le nom de vallée de Boiircq.

Enfin, au delà de la vallée d’Aisne, au nord-ouest d’Attigny, l’individualité du talus crayeux s’eÔàcc de plus en plus; les afflcui’ements du terrain de craie, d’abord très nets au nord de Rethel et de Château-Porcieu (Monts de Séry) sont bientôt masqués par des dépôts de limon des plateaux, d’argiles et de sables tertiaires, et les émiiimaces crayeuses n’offrent plils de continuité.

L’affleurement de la nappe tertiaire au-dessus des plaines crayeuses champenoises, désigné communément sous le nom de falaise de Champagne-Brie Ç), constitue, par la continuité et l’importance de la dénivellation, la ligne de relief la plus accusée de toute la Champagne. Lorsqu’on s’avance dans la direction de Paris à travers les grandes

1. Cf. Mecoy et Nivoit, Statist. agronom. ée Varrond, de Vouziera, p. 136.

2. expression de • falaise », consacrée par l'usage, est assez mal choisie. Le commandant Uakhé {Architecture du aol de la France^ p. Ul, note) fait justement remarquer qu’elle se rapporte à un escarpement battu par la mer, ■ Or jamais cotte situation ne s’est réalisée pour les pentes qui terminent la nappe tertiaire vers l'est. Le regard maritime de la région s'est toujours fait vers l'ouest et non

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