VUE GÉNÉRALE DU SOL CHAMPENOIS
293 mèti'es à la Garenne de Coursan, 295 mètres à la pointe orientale du talus, au-dessus du village de Villery ; aucune vallée ne l’entaille, aucune voie ferrée ne l’escalade.
Entre la plaine de Troyes (val de Seine) et celle de Brienne (vallée d’Aube) la soi-disant crête du terrain de craie se réduit à peu de chose ('). Les assises peu résistantes du cénomanien et du turonien sont recouvertes de dépôts marneux (marnes de Brienne) et de limons qui atténuent les fox’ines du relief. Aux environs de Troyes, il est vrai, les coteaux crayeux qui dominent les rives droites de la Seine et de son affluent la Barse se détachent assez nettement à la hauteur des villages de Saint-Parres-aux-Tertres, Thennelières et Laubressel ; mais plus loin, à Doches, Rouilly-Sacey et Piney, les terrasses crayeuses s’élèvent par des pentes douces au-dessus des plaines humides couvertes par la forêt d’Orient, jusqu’aux affleurements de la craie sénonienne. C’est seulement sur la rive droite de la jsetite vallée transversale de l’Aujonque se dresse un promontoire crayeux de quelque importance : le signal des Hautes-Chaumes, entre Brantigny et Villehardouin, qui culmine à 180 mètres, dominant d’au moins 50 mètres la grande plaine de Brevonne,
Depuis la vallée de l’Aube, au contraire, jusqu’aux plaines de la ^larne près de Vitry-le-François, la bordure de la nappe crayeuse est frangée d’escarpements parfois imposants, et une longue muraille sinueuse se dresse au-dessus des plaines de Brienne, du Der, du Bocage et du Perthois. C’est qu’en cet endroit la disposition des couches crayeuses est toute spéciale, et qu’une érosion intense s’est exercée à la base du terrain de ci'aie : les affleurements assez enchevêtrés de la craie glauconieuse et de la craie marneuse sont rapidement surmontés par des masses compactes de craie blanche à micraster dont la superposition a augmenté la puissance et la résistance des couches inférieures. De plus, les eaux du grand bassin lacustre que représente actuellement la plaine de Brienne ont dû battre jadis avec violence les affleurements du terrain de craie, avant de s’écouler, soit par la vallée de l’Aube, soit par celle de la Marne.
Aujourd’hui encore, la Voire, affluent de l’Aube, dont le lit est creusé parallèlement aux affleurements crayeux, fait ressortir le relief du talus qui culmine à 175 mètres à la ferme de la Garenne, en face de Rosnay, et à 180 mètres au-dessus de Montmorency.
A partir de ce dernier village, la ligne des coteaux crayeux s’éloi-