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2. « Lorsque s’ouvre une saccossioii) chaque héritier a iatérôt à posséder dea parcelles dans chacune des trois divisions de la commune, sans cola, il serait exposé à ne récolter une anuée que du froment^ l’année suivante que de l’avoine, la troisième rien du tout. » (1>k Mouns, loc. cU., p. 2T.)
fabriques de Reims ou de Kethel ; dans l’Aube, c’était la bonneterie ; le cultivateur quittait la charrue ou la faux pour manier le métier à bras, et travaillait à façon pour les manufactures de Troyes, de Romilly et d’Arcis. L’avènement de la grande industrie mécanique qui a concentré le travail dans quelques centres urbains a ruiné les petits ateliers ruraux. Le villageois champenois s’est trouvé rejeté exclusivement vers la culture et, en Champagne, le paysan cultivateur et l’ouvrier devenu citadin constituent de plus en plus deux types sociaux nettement distincts (‘). Le caractère fragmentaire de la culture, qui, dans la plupart des cas, ne fournit à une famille qu’une partie des ressources nécessaires à son existence, a eu alors pour conséquence démultiplier, dans la classe rurale, le nombre des bordiers, possesseurs d’une exploitation trop restreinte pour suffire à leurs besoins, et obligés de demander au propriétaire vivant de son bien un travail supplémentaire (■).
Cette évolution, ou plutôt cette régression nous rend compte à la fois de la faible densité de la population rurale et du phénomène si intense de dépeuplement qui désole les campagnes champenoises depuis un demi-siècle.
La population est extrêmement raréfiée sur les hautes plaines du terrain de craie; dans la plupart des communes, la densité de la population en 1901 était inférieure à 15 habitants au kilomètre carré; nombreuses sont les agglomérations dont les effectifs n’atteignent pas 100 habitants. Entre les vallées de l’Aube et de la Marne, les trois cantons de Sompuis, Ecury-sur-Coolc et Fère-Champenoise avaient une population totale de 15 565 habitants répartis entre 62 bourgs ou villages. Au nord de la Marne, la création du camp de Châlons a modifié quelque peu le groupement de la population dans la zone périphérique ; les villages qui ont dû abandonnera l’Etat une portion de leur territoire (La Cheppe, Vadenay, Bouy, Saint-IIilaire-le-Grand, etc.) se sont dépeuplés, tandis que deux agglomérations artificielles se sont constituées, les deux ]\Iourmelon (”), dont les garnisons et la proximité du camp ont activé l’accroissement. Dans cette partie septentrionale de la Pouilleuse, la population s’est concentrée dans les val-