‹ La ChampagneChapitre 93 sur 166 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Le climat champenois.

Situées entre la j)artie centrale de la cuveiLe parisienne et les plateaux adossés au IMorvan, à la montagne de Langres, aux Vosges et à l’Ardenne, les plaines champenoises constituent, au point de vue climatéri(jue, une région intermédiaire où les iiiHuences maritime et continentale se eontrarient ; la Champagne se distingue des contrées circonvoisines bien plus par la plastique et les aptitudes particulières de ses sols que par des eonditions climatériques nettement tranchées. Toutefois, il est possible de constater que la douceur relative du climat parisien commandée par la prédominance des inHuences oeéaniques, s’atténue progressivement en Champagne, et que la rudesse earactéristique du climat vosgien se manifeste déjà à l’est et au nord de la contrée.

D’autre part, la région champenoise est loin de présenter un ensemble de conditions climatériques ab?olument homogènes dans toute son étendue : les différences de latitude, de contiguration, d’exposition, l’inégal groupement des masses boisées subordonnée à la nature variable du sol, ont leur répereussion sur certains éléments du climat qui se trouvent diversifiés. Ce sont ces j)articularités que nous nous proposons de faire ressortir en insistant surtout sur la répartition des pluies et les variations de la température.

Tout d’abord, en ce qui concerne le régime et la fréquence relativ'e des courants atmosphériques, la Champagne paraît plus spécialement influencée par les vents océaniques qui sont pré lominants, en toute

saison, dans toute la région parisienne, quelles que soient les périodes d’années considérées (‘).

Ce sont ces vents océaniques qui apportent les pluies les plus abondantes et les plus fréquentes. Les bourrasques suivent, en Champagne, une trajectoire orientée ordinairement d’ouest en est ou du nord-ouest au sud-est, et sont déterminées par une dépression barométrique passant de l’Atlantique à la mer du Nord, avec pression croissante du nord au sud de la France. La pluie étant un phénomène qui s’étend à des régions très étendues avec une intensité analogue, la Champagne tout entière, comme la plus grande partie du basdn parisien, est soumise aux mêmes influences atmosphériques en ce qui concerne la pluie : lorsque la sécheresse se produit, elle règne sur toute la région, et, inversement, une même bourrasque s’étend normalement à tout le pays. La hauteur moyenne des pluies pour l’ensemble des stations pluviométriques de la Champagne proprement dite oscille entre les extrêmes 550 et 850 millimètres; elle est en général inférieure à celle de la zone montueuse sensiblement plus élevée qui enserre les plaines champenoises, au sud, à l’est et au nord : plateaux de la Bourgogne, de Langres, du Bassigny, du Ban’ois, massif de l’Argonne, terrasses ardennaises adossées au massif schisteux. Au contraire, les moyennes que l’on relève dans la partie cen^âTe du bassin de Paris (vallée de l'Oise, Beauce, Orléanais, Gâtinais, etc.), par suite d’une moindre altitude du sol, et malgré le rapprochement de la mer, sont inférieures à celles des stations champenoises (*).

Direction et fréq ience relative de$ vents {nombre de jours ou d'obserratious).

STATIONS

AKRÉKS

d’observations.

VKSTS

équatoriaux. polaires.

Troyea

Chàlons

Heims

Müntfaucou>OD*Argonuc. .

Auxerre

Plateau de Langres ....

Bar-le-Duc

('barlevillc

Nanev

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