‹ La ChampagneChapitre 94 sur 166 · I. Partie centrale dn bassin parisien · texte numérisé non relu

I. Partie centrale dn bassin parisien

STATIONS

ALTITUDE

HAUTEUR des pluies.

Mètres.

Milliiuéti-cs.

Paris (Observatoire)

Melun

lieaune-la-Kolande

Pithiviers

Évreux

LES PLUIES

Malgré runifonnité générale du phénomène de la pluie, les précipitations atmosphériques sont loin d’être égales dans tous les pays de la Champagne. Les différences pai’fois considérables qu’on relève

Kose des vents à Reims : période 1878-1883, d'après V Annuaire démographique de la ville de Heimtt 1881. p. 9.

entre les moyennes d’un grand nombre de stations sont dues, comme partout ailleurs, à des différences d’altitude, d’orientation par rap-

//. — Plateaux de la Bourgngiief de Langreê, Vallaget BarroiSf etc.

STATIONS

ALTITUDE

H.AUTRÜK des pluies.

Mètres.

Millimètres.

Chanceaux

Langres .

Chaumont

SJ2

8iH

CoIombej'-lca-IJeux-ligllscs . . . .

Bar-Io-I)uc

31oiitfaucou

Remaucourt

Renwez

Maubcrt-Fontaine

La plupart de ces moyennes portent sur une période de vinp:t années concordantes (1881-1900), à Texccption de Lanjrres, vingt (1878-1897), Montfaucon, quinze (1&8Ü-1900), Uenwez et Maubert-Kontaine, dix (1889-1898), Melun, dix-huit (1883-1900), Évroux, quatorze (1887-1900).

port aux lignes principales du relief et à la direction des vents pluvieux, ainsi qu’à une foule d’influences secondaires dont une étude topographique détaillée de chaque station permettrait seule de mesurer l’action. Xous nous bornerons il expliquer le mode de répartition des pluies sur toute l’étendue de la région champenoise, en commentant la carte des pluies que nous avons dressée.

Les bulletins des commissions météorologiques départementales (Yonne, Aube, lieuse, INIarne, Ardennes), les observations centralisées par le service hydrométrique du bas.sin de la Seine, celles qui flgurent dans les Annales du bureau central météorologique et dans quelques travaux spéciaux, nous ont fourni les données numériques nécessaires (*). En jetant un simple coup d'oeil sur cette carte, on est frappé immédiatement par l’étroit rapport qu’elle révèle entre les particularités topographiques les plus saillantes de la contrée et la hauteur des pluies, à tel point que le schéma i)luviométrique semble calqué sur un dessin hypsométrique.

Sur la bordure du massif tertiaire où les coteaux du Montois, du Vignoble et de la montagne de Reims dressent à plus de 100 mètres parfois au-dessus des plaines crayeuses leurs crêtes couronnées de bois, avec une orientation sensiblement parallèle à la direction des vents humides du sud-ouest, la hauteur normale des pluies est d’environ G50 millimètres, tandis qu’elle atteint et dépasse même 700 millimètres sur les plateaux humides et boisés de la Brie et duTardenois. En arrière de ce maximum, nous constatons un minimum conformément à la loi générale de la répartition des j)luies: les plaines crayeuses et dénudées qui s’étendent à la base du talus tertiaire et représentent les parties les plus basses de la Champagne sont déjà moins abreuvées ; dans la vallée d’Yonne en aval de Sens, dans les plaines de la Seine en aval de Troyes et d’Arcis, les moyennes sont inférieures à 600 millimèti*es, et il en est de même dans le bassin de Reims, abrité par l’écran de la Montagne. Les plaines ondulées, au sol spongieux et médiocrement boisé, de la Champagne Pouilleuse dessinent un plan incliné demi-circulaire dont le redressement s’ac-

1. Cf. les tableaux publiés par M. Uaulin {Dnllct, de la Soc. philomat. de Verdurif t XIII et XIV) et le travail de M. J. Ij^ukknt sur les pluies dans le département do la Marne, accompagné d'une carte pluvioroétrique {liullet. de la Soc. dee sc. natur. de Heim», t. VI, 1897} et Trav. de VAcad. de Heimê, t. CIII).

C’est en prenant pour base une double série de moyennes portant, pour chaque station pluviomé* triqui-, sur des périodes d’années autant que possible concordantes, qne nous avons dressé notre carte avec des courbe.s isohyétales dont le tracé, nous le reconnaissons, est parfois purement conjectural. Cf. à l’appendice, le tableau A des stat'.ons pluviométrique-s de la Champa^e, avec les moyennes correspondantes.

Page 1