‹ La Champagne et les derniers CarlovingiensChapitre 4 sur 10 · IV SOMMAIRE · texte numérisé non relu

IV SOMMAIRE

buée à celui-ci, peut-être sans raison suffisante. Appréciation de Séulphe. Par l'abandon des principes de conduite .de ses prédécesseurs, il facilite à la famille de Vermandois l'envahissement de l'archevêché de Reims, et aux Capétiens la destruction de la royauté carlovingienne.

Avec le double concours du clergé et du peuple, Héribert II fait élire archevêque de Reims son fils Hugues , enfant de cinq ans. Le roi Rodolphe et le pape Jean X approuvent cette élection. Frodoard, qui avait refusé d'y prendre part, est privé, par Héribert, de ses bénéfices. Empiétement de l'autorité laïque sur l'autorité ecclésiastique. Phénomènes paraissant des preuves de la vengeance céleste. Invasion des Hongrois et des Normands. Différend entre Héribert et Rodolphe, au sujet du comté de Laon. Le comte de Vermandois recherche l'appui de Henri l'Oiseleur, roi de Germanie, et de Hugues-le-Grand. Il conduit Charles-le Simple à Reims, et envoie au pape Jean X des messagers, pour lui demander la restitution à ce prince du trône qu'il reconnaît lui appartenir. Charles-le-Simple n'en reste pas moins prisonnier jusqu'à sa mort, Héribert et Rodolphe s' étant réconciliés. Le comte de Vermandois, successivement en guerre avec Boson, frère de Rodolphe , et avec Hugues-le-Grand. Il se brouille de nouveau avec Rodolphe, qui vient assiéger Reims et s'en empare.

Rodolphe convoque le peuple et le clergé de Reims , et, après leur avoir rappelé tout ce qu'ils ont souffert depuis l'envahissement de l'archevêché par la famille de Vermandois , fait sacrer Artaud archevêque, en remplacement de Hugues. 11 assiège dans Laon Héribert, qui lu*

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