SOMMAIRE. III
Foulques continue l'œuvre d'Hincmar, et soutient la haute position faite par celui-ci à l'archevêque de Reims. Ses lettres au Pape Etienne VI, à l'Empereur Charles-le- Gros, au roi Eudes, avec lequel il est en relations, lorsque sa charge l'y oblige, bien qu'il combatte la royauté de ce prince comme illégitime; à l'Empereur Lambert, à Alfred, roi d'Angleterre, à l'impératrice Rachilde, veuve de Charles-le-Chauve,à Charles-le-Simple, à Baudouin, comte de Flandre. Dans ses remontrances aux princes, Foulques se montre jaloux de leur hon» neur autant et parfois plus qu'eux-mêmes. De ses titres nombreux à la reconnaissance des Rémois, le principal est la translation des restes de saint Rémi à Reims.
Hériberl II, comte de Vermandois après le meurtre de son père. Par suite du mariage de Charles-le-Simple avec Fridérune, et à l'occasion du douaire qui est fait à celleci, les évêques du diocèse de Reims protestent, dans un concile tenu à Troli, contre la coutume des grands d'aliéner à leur profit les biens ecclésiastiques. Prélude des hostilités d'Héribert II contre la royauté de Charles-le- Simple. Hugues-le-Grand oblige celui-ci de s'enfuir deux fois en Lorraine. Robert se fait proclamer roi de France. Il est tué à la bataille de Soissons. Hugues-le-Grand, son frère, appuyé par Héribert, fait décider la victoire en faveur de son parti. Rodolphe est élu roi. Héribert s'empare de la personne de Charles-le-Simple, au moyen d'un stratagème diversement raconté par Richer et par Raoul Glaber: Séulphe lutte contre le frère et le neveu de son prédécesseur à l'archevêché de Reims. A quelles conditions il obtient le concours d'Héribert. Sa mort est attri-