PREFACE DU TRADUCTEUR
^ C'est en 1848, à la veille des graves événemenis 1^ qui devaient concentrer l'attention publique bien ; loin des Croisades et de Jérusalem, que la Chanson
dAntioche a été pour la première fois publiée par I M. Paulin Paris *. Beau privilège des savants, qui se i réfugient dans le passé pour échapper aux agitations ^ - et aux tristesses du présent ! . . . Heureux les ignorants
qui, dans ces temps malheureux, conservent la li- 1: berté d'esprit nécessaire pour suivre les savants dans ' cette voie qu'ils nous ouvrent, pour se soustraire \ avec eux aux souffrances de la société militante, et , vivre par l'imagination au milieu des sociétés qui ne ^ sont plus!... On oublie volontiers que ces généra- * tions-là, comme la nôtre, ont eu leurs mauvais jours, w qu'elles ont passé , elles aussi , par de cruelles
« Pari», Techeuer, 2 vol. în-12.