‹ La chanson d'EliacinChapitre 5 sur 26 · HEURE · texte numérisé non relu

HEURE

Celle qui s'en venait chaque soir à la brume Errer à l'avenue et pleurer dans nos bras, L'heure d'hiver trop sombre et qui se plaignait bas D'être l'aube lassée des lampes qu'on allume,

Ce soir devine-la, frissonnante, ivre un peu De revoir le soleil émergera fleur d'ombre, Comme s'enfuit hors de sa prison lourde et sombre Un regard qui longtemps demeura dans des yeux.

Elle croit que c'est le printemps et puis ne l'ose.. Un souffle apporte avec le gazouillis de l'air L'angélus étonné de sonner dans le clair;

Et, ses longs cils tremblants sur ses paupières closes. Elle écoute en l'émoi des précoces langueurs Son rêve palpiter, les branches et mon cœur.

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