CALME ET SILENCE
O vivre en quelque cloître italien qui meurt, Sous le ciel où frissonne encore une aile d'ange, A l'enchantement clair du chant des vasques blanches, Où les allées viennent ranimer leur langueur
Que le soleil a fatiguée de son haleine.
Sous les bosquets baignés d'un chaud frémissement
Un verdoyant sommeil enivrera mes sens.
Des chants d'oiseaux feront leur nid dans mon oreille.
Patiemment j'effacerai mes souvenirs
Et j'oublierai jusqu'au nom fier de l'avenir
Afin d'entendre mieux les arbrisseaux qui plient.
Pour leur charme parfois je verserai des pleurs, Et parmi les arceaux à la fraîche pâleur S'éloigneront les pas de ma mélancolie.